La cuisine sauvage pour faire rimer promenade et cuisine saine

23 Juin 2023

Aujourd’hui, je vous parle de promenade, de randonnĂ©e au grand air et de nature. Il est prouvĂ© qu’un contact rĂ©gulier avec la nature est excellent pour la santĂ©, et rallongerait mĂȘme l’espĂ©rance de vie. J’ai Ă©crit cet article dans le cadre de l’évĂšnement interblogueur de baladeacheval.com. Ariane nous challenge sur le thĂšme de la balade en nous demandant de parler de notre rando prĂ©fĂ©rĂ©e. FĂ©rue de voyage et de nature, j’ai sautĂ© sur l’occasion et, au passage, je vous parle de cuisine sauvage. Cette derniĂšre consiste Ă  cuisiner les ingrĂ©dients trouvĂ©s dans la nature, l’occasion d’allier l’utile Ă  l’agrĂ©able. Enfilez vos chaussures de marche, saisissez-vous d’un panier, je vous emmĂšne sous les tropiques !

La cascade d'Afareaitu petit débit avec Madame Shiitake sur un rocher - cuisine sauvage

Se promener dans la nature est bon pour la santé.

Je n’invente rien, se balader dans la nature est bon pour la santĂ©. Bon pour le corps, mais aussi pour le moral. Se promener en forĂȘt permettrait :

  • D’amĂ©liorer les fonctions cardiovasculaires.
  • D’amĂ©liorer la mĂ©moire.
  • D’ĂȘtre plus concentrĂ©.
  • D’ĂȘtre moins stressĂ©.
  • De faire baisser la pression artĂ©rielle.
  • De renforcer le systĂšme immunitaire.
  • De diminuer le stress.

Pour constater ces effets, il faut Ă©videmment pratiquer la balade en pleine nature aussi souvent que possible. Il a mĂȘme Ă©tĂ© avancĂ© que le simple fait de visionner des images de nature pourrait avoir des consĂ©quences positives sur la santĂ©. Vous ne remplacerez cependant jamais une vraie randonnĂ©e en regardant une vidĂ©o de Mike Horn en Amazonie.

La balade en nature est Ă©galement propice Ă  la mĂ©ditation, ou en tout cas, de prendre du recul sur vos pensĂ©es. Elle permet de prendre conscience de ce qui nous entoure, une vĂ©ritable pause dans un quotidien souvent trop rythmĂ©. Prendre le temps de ralentir, d’écouter la nature, de la sentir et de la toucher fait du bien. C’est l’occasion de penser, de rĂ©flĂ©chir sans autre distraction que le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau (je vous emmĂšne voir une cascade). Ah oui, essayez de partir sans votre tĂ©lĂ©phone, ou mettez-le en mode avion, dĂ©connexion assurĂ©e. Enfin, et on y pense pas assez souvent, mais marcher aide Ă  la digestion. On ne parle pas de balade digestive pour rien. Nos mouvements, lorsque nous marchons, les contractions rĂ©pĂ©tĂ©es de nos muscles abdominaux, aident mĂ©caniquement nos intestins Ă  faire leur travail. Sur le long terme, l’activitĂ© physique a une action anti inflammatoire notable qui permet une digestion et un transit facilitĂ©s. Je vous parle juste en dessous de ma balade prĂ©fĂ©rĂ©e pour ĂȘtre bien dans sa tĂȘte.

Ma balade préférée

Autant vous le dire tout de suite, ma balade prĂ©fĂ©rĂ©e ne se trouve pas en mĂ©tropole. Ce n’est pas le genre de randonnĂ©e que l’on fait un dimanche sur un coup de tĂȘte. Aujourd’hui, je vous emmĂšne en PolynĂ©sie française, sur l’üle de Moorea, dans l’archipel de la SociĂ©tĂ©. TrĂšs proche de Tahiti, l’üle propose de nombreuses randonnĂ©es aux niveaux de difficultĂ© variĂ©s. Mais pas de panique, je vous parle d’une balade facile, celle des cascades d’Afareaitu.

AccĂ©der aux cascades d’Afareaitu de Moorea

Pour vous rendre au dĂ©part de la randonnĂ©e des cascades d’Afareaitu, vous devrez vous rendre sur l’üle de Moorea. PrĂ©voyez de rester sur place quelques semaines, vous en repartirez changĂ©Â đŸ˜‰ Si vous avez le temps de voyager lentement, la PolynĂ©sie française vous permettra de vous ressourcer et de toujours voir la vie du bon cĂŽtĂ©. Bref, vous voilĂ  sur Moorea, maintenant, direction la commune d’Afareaitu. Lorsque vous arrivez Ă  hauteur de la supĂ©rette qui fait l’angle avec la route de ceinture, prenez la route qui part vers le centre de l’üle. Garez-vous sur le parking du collĂšge d’Afareaitu. Vous pouvez ensuite continuer Ă  pieds en suivant le chemin caillouteux qui prend la direction de la forĂȘt.

Chemin forestier qui mĂšne Ă  la cascade - cuisine sauvage

Vous dĂ©boucherez sur une intersection en « Y ». Que vous preniez Ă  droite ou Ă  gauche, vous arriverez Ă  une cascade. On vous recommande vivement le chemin de gauche, il permet l’accĂšs Ă  la plus majestueuse des deux cascades. Et puis si vous n’ĂȘtes pas pressĂ©, vous aurez largement le temps de les voir toutes les deux au cours d’un aprĂšs-midi. Les chemins ne sont pas balisĂ©s, mais vous ne pourrez pas vous perdre, ils sont parfaitement tracĂ©s. Il ne vous faudra pas longtemps avant d’arriver Ă  la cascade. Cette derniĂšre se jette dans un petit lac dont les eaux s’écoulent par un ruisseau que vous aurez croisĂ© lors de votre ascension. Je vous parle du meilleur moment pour contempler les cascades d’Afareaitu, un peu plus bas.

Pourquoi j’aime cette balade ?

Je crois que j’aime cette balade parce que j’ai adorĂ© mon voyage en PolynĂ©sie française. De nombreuses randonnĂ©es permettent d’admirer des cascades sur tout l’archipel de la SociĂ©tĂ© et j’ai appris Ă  aimer ces chutes d’eau vertigineuses. La PolynĂ©sie française c’est les lagons bleu turquoise, les forĂȘts luxuriantes et les cascades bouillonnantes. La balade des cascades d’Afareaitu vous donne l’impression de vous faire avaler par la forĂȘt. Vous abandonnez le soleil pour vous retrouver sous la frondaison des arbres. Vous abandonnez la chaleur humide pour la fraĂźcheur de la forĂȘt et la brume des cascades. Une balade pleine de contrastes qui permet de dĂ©couvrir ces facettes moins connues de la PolynĂ©sie : la richesse de ses paysages terrestres.

Profitez-en pour ramasser quelques fruits exotiques

Bon, c’est vrai, je ne vous ai pas tout dit. Si j’aime autant cette promenade, c’est aussi parce qu’elle permet d’en repartir avec quelques fruits de la passion. Ouvrez grands les yeux lorsque vous serez dans la forĂȘt, vous pourriez tomber sur des fruits de la passion tombĂ©s au sol. Il se pourrait mĂȘme qu’il y en ait beaucoup. Mais mĂ©fiez-vous, ils sont bien diffĂ©rents de ceux que vous avez l’habitude de trouver dans nos supermarchĂ©s en mĂ©tropole. Oubliez les fruits de la passion violets et ridĂ©s, ceux que vous trouverez en PolynĂ©sie sont jaunes et lisses. Munissez-vous d’un sac Ă  dos ou d’un panier, car il y a de bonnes chances pour que vous trouviez des fruits de la passion bien juteux. J’ai fait cette balade plusieurs fois et j’en ai trouvĂ© Ă  chaque fois ! Vous pourrez aussi tomber sur des bananiers sauvages dont les rĂ©gimes n’attendent que vous. L’idĂ©e n’est pas non plus de piller les lieux, en PolynĂ©sie on partage.

Un fruit de la passion dans les mains de Madame Shiitake - cuisine sauvage

Quel est le meilleur moment pour admirer les cascades d’Afareaitu ?

Il faut savoir que les cascades d’Afareaitu ne sont pas tout le temps en eau. Elles le seront plus rĂ©guliĂšrement pendant la saison des pluies qui va de novembre Ă  avril. MalgrĂ© tout, si vous voulez voir les cascades Ă  leur plein potentiel, je vous recommande d’aller les voir aprĂšs une grosse pluie. La saison des pluies en PolynĂ©sie est une alternance d’averses violentes et souvent courtes et de pĂ©riodes d’éclaircies plus longues. Profitez de ces derniĂšres pour aller voir les cascades. Chaussez-vous convenablement, le terrain peut ĂȘtre glissant aprĂšs une averse et quelques courts d’eau temporaires pourraient vous forcer Ă  escalader quelques rochers (rien d’insurmontable).

En revanche, ne vous avisez pas d’aller voir les cascades lorsqu’il pleut. Les cours d’eau citĂ©s plus haut peuvent se former soudainement et surprendre les randonneurs imprudents. S’il se met Ă  pleuvoir alors que vous ĂȘtes sur place, il est plus sage de sortir de la forĂȘt et d’attendre que l’averse passe. L’occasion parfaite pour contempler un arc en ciel.

J’ai en revanche une mauvaise nouvelle pour les amateurs d’équitation, il sera difficile d’aller faire cette randonnĂ©e Ă  dos de cheval. Pour cela, je vous laisse allez consulter l’article d’Ariane qui parle des balades Ă  cheval Ă  l’étranger.

La cuisine sauvage c’est quoi ?

Assez parlĂ© de randonnĂ©e et de mĂ©ditation au grand air et direction la cuisine. Si se promener dans la nature permet de trouver des ingrĂ©dients pour vos plats de saison, il convient de comprendre ce qu’est la cuisine sauvage. Cette derniĂšre est vĂ©ritablement intĂ©ressante pour manger sainement, mais il faut tout de mĂȘme se montrer vigilant.

Nous faisons (presque) tous de la cuisine sauvage

régime de bananes sur un bananier - cuisine sauvage

Le principe de la cuisine sauvage est en rĂ©alitĂ© assez simple. Il s’agit de cuisiner et de manger le fruit de sa cueillette aprĂšs une balade dans la nature. Il peut s’agir d’une pratique occasionnelle pour ceux, comme moi, qui tombent par hasard sur quelques girolles et qui en profitent pour les ramasser et les cuisiner. Mais certains en font un vĂ©ritable mode de vie. Ils sont passĂ©s experts dans le domaine des plantes comestibles et voient la nature comme un garde manger gĂ©ant et gratuit. Je n’ai pas la prĂ©tention de vous apprendre ce que je ne sais pas moi-mĂȘme, mais de vous faire dĂ©couvrir cette façon ludique de se promener et de cuisiner. Et pourquoi pas, vous donner une bonne raison supplĂ©mentaire pour aller profiter de la nature.

Si vous dĂ©couvrez cette notion de cuisine sauvage, vous devez avoir compris que nous en avons presque tous dĂ©jĂ  fait. Tout le monde a dĂ©jĂ  ramassĂ© des choses comestibles au cours d’une balade pour les manger sur le moment ou pour en faire quelque chose en cuisine. Et bien je vous affirme que vous ĂȘtes des cuisiniers sauvages, voilĂ .

La cuisine sauvage : une cuisine de saison

La cuisine sauvage c’est rigolo et c’est ludique, mais ce n’est pas tout. C’est aussi trĂšs bon pour manger sainement et de saison. Et oui, en vous promenant dans la nature, vous ne pourrez trouver que des produits de saison. Pas de fraises en novembre et pas de melon en fĂ©vrier. La nature ne vous fournit que des produits frais, de saison, bios et gratuits. L’alimentation vivante de nos ancĂȘtres Ă©tait basĂ©e sur la chasse et la cueillette et nous avons perdu ces savoir-faire, aidĂ©s par une agriculture intensive qui nous a rendus dĂ©pendant. S’il est aujourd’hui compliquĂ© de pratiquer la cuisine sauvage rĂ©guliĂšrement, il est toujours intĂ©ressant d’avoir sur soi de quoi prĂ©lever ce que la nature nous offre.

Manger de saison peut paraĂźtre anecdotique, mais c’est en rĂ©alitĂ© extrĂȘmement important pour la qualitĂ© des aliments que nous consommons. Ils seront au top de leur fraĂźcheur, seront riches en nutriments et rĂ©pondent parfaitement aux besoins physiologiques de notre organisme. Pour faire simple, les fruits et lĂ©gumes du printemps nous apportent tout ce dont notre corps a besoin au printemps. Et oui, notre corps aussi a des saisons et la nature nous permet d’y rĂ©pondre au mieux, la dĂ©finition parfaite de la synergie. En mangeant de saison, vous faites Ă©galement un geste pour l’environnement puisque vous consommez moins de produits qui viennent de l’étranger, et parfois de trĂšs loin. La cuisine sauvage a tout bon sur tous les plans. Pas si sauvage que ça finalement !

C’est volontairement que je ne vous parle pas de la chasse et de la pĂȘche, car je ne m’y connais pas assez.

Des précautions à prendre

Je me permets tout de mĂȘme de vous mettre en garde, car tout n’est pas bon Ă  manger dans ce que propose la nature. Nous avons tous en tĂȘte les champignons qui peuvent provoquer des intoxications alimentaires sĂ©vĂšres, mais ils ne sont pas les seuls Ă  vouloir nous jouer des tours. Avant de manger quoi que ce soit de « sauvage » assurez-vous de savoir de quoi il s’agit. Je parle ici d’ĂȘtre absolument sĂ»r de soi, vous savez le genre d’assurance Ă  1000%. Hors de question de manger quelque chose pour lequel vous auriez le moindre doute. Si vous n’ĂȘtes pas certain, passez votre chemin. Si vous ĂȘtes curieux, prĂ©levez l’aliment suspect, mettez-le Ă  part de ce que vous auriez dĂ©jĂ  ramassĂ© et faites vos recherches une fois rentrĂ©s. Encore une fois, pas de place Ă  l’approximation. Cette baie rouge ressemble Ă  une airelle, mais Ă©galement Ă  une baie de daphné ? Ne tentez pas le diable, s’il s’agit de la seconde option, ce sont des brĂ»lures dans l’Ɠsophage et dans la bouche au rendez-vous.

Évitez aussi de ramasser vos trouvailles n’importe oĂč. Trop proches des routes, elles pourraient ĂȘtre polluĂ©es par les gaz d’échappement. Proches d’un cours d’eau qui longe un complexe industriel, mauvaise idĂ©e Ă©galement. Dans un champ ou les plantations sont parfaitement alignĂ©es ? Vous ĂȘtes probablement sur les terres d’un agriculteur, ce serait du vol. Ah oui, il est interdit de cueillir des fruits qui poussent sur les branches d’un arbre situĂ© sur une propriĂ©tĂ© privĂ©e. MĂȘme s’ils dĂ©passent sur la rue ou sur le chemin que vous empruntez. C’est tentant, je sais 😉

La cascade d'Afareaitu Ă  pleine puissance - cuisine sauvage

Quelques ingrédients assez répandus dans la nature

OĂč que vous soyez en France, vous pourrez trouver de quoi cuisiner sauvage :

  • Des asperges sauvages de fin janvier Ă  dĂ©but mai.
  • Des pignons de pin au cours de l’étĂ©.
  • Des figues (sur des figuiers sauvages) dĂ©but juillet et en septembre.
  • Des arbouses en aoĂ»t et septembre.
  • Des mĂ»res sauvages de juillet Ă  octobre.
  • Des chĂątaignes, des noix et des noisettes de septembre Ă  novembre.
  • Des champignons en automne.
  • Etc.

Avec cet article, j’espĂšre vous avoir donnĂ© envie de sortir vous promener en faisant attention Ă  ce que vous pourriez ramasser. La cuisine sauvage n’est pas facile Ă  mettre en Ɠuvre quotidiennement, mais elle est un bon prĂ©texte pour se promener en pleine nature et pourquoi pas sortir des sentiers de randonnĂ©e. Je vous ai parlĂ© de ma balade prĂ©fĂ©rĂ©e pour en prendre plein les mirettes et se faire plaisir en cuisine. Je vous laisse me dire dans les commentaires quelle est votre promenade favorite et qu’y trouve-t-on pour cuisiner sauvage ?

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Madame Shiitake

Et bonjour !

Je m’appelle Laura.

Vous trouverez ici des recettes pour tous les goûts et pour toutes les envies.
La particularité de mes recettes, la plupart sont sans gluten, sans lactose, ou les deux, mais toujours avec beaucoup de gourmandise !

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6 Commentaires

  1. Brunhild Tranchant

    Super article, tu m’as fait voyager !
    Mes balades favorites se trouvent en Bretagne, mais je ne m’y connais pas suffisamment en plantes/algues ou en fruits de mer pour savoir ce qui serait bon Ă  ramasser Ă  part quelques moules et bigorneaux !

    RĂ©ponse
    • Madame Shiitake

      Hello Brunhild 🙂 Merci pour ton retour 🙂 il va falloir se pencher sur la question des balades gourmandes en Bretagne, j’adore tout ce qui vient de la mer !! 🙂

      RĂ©ponse
  2. David

    Il est vrai que nos forĂȘts regorgent d’aliments comestibles, le tout effectivement, c’est de les connaĂźtre… merci pour cet article.

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    • Madame Shiitake

      Nous n’avons plus qu’Ă  nous former sur ce que la nature a Ă  nous offrir de plus naturel 🙂

      RĂ©ponse
  3. ChristĂšle

    Je ne connais pas, mais ça donne envie!!!
    J’adore me balader en nature, je trouve cela tellement ressourçant!!! C’est top pour ĂȘtre bien dans sa tĂȘte!!! 😉

    RĂ©ponse
    • Madame Shiitake

      C’est clair que la balade quotidienne fait un bien fou, et j’essaye au maximum d’aller marcher souvent en pleine nature 🙂 Merci pour ton retour ChristĂšle

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