Madame Shiitake, c’est qui, c’est quoi ?

Je suis Laura, une passionnée de cuisine, et je suis aussi Madame Shiitake, formatrice et conseillère en nutrition.

Vous vous demandez peut-être qui est derrière ce blog et ce pseudo qui sent bon les saveurs d’Asie.

Je vous raconte ici comment tout a commencé. Un récit où cuisine et voyage sont intimement liés, pour le meilleur.

 

Madame Shiitake de profil, les cheveux au vent - photographie culinaire

Une carrière d’enseignante toute trouvée, un avenir tout tracé

Avant de créer ce blog, j’étais Laura (je suis toujours Laura), une enseignante passionnée par son métier, la géographie, et les voyages.

Au travail, je ne comptais pas mes heures. J’enchainais les projets et m’investissais toujours plus pour les élèves, mais je ne me rendais pas compte que je travaillais trop, beaucoup trop.

Pendant des années, j’ai tiré sur la corde, encore et encore. Mon corps essayait de me faire comprendre que j’en faisais trop, même si je ne voulais rien voir. Mais un évènement auquel je ne m’attendais pas allait tout chambouler.

Le désir d’autre chose

Avec le temps, on se retrouve pris dans le train-train quotidien, sans vraiment prendre de recul. Et on commence à s’ennuyer. Avec mon mari on s’apprêtait même à signer une maison quand on a eu le déclic. On n’avait pas du tout envie de ça. Ça ne nous correspondait pas.

Alors, au lieu de signer le compromis, on prenait des visas pour partir en voyage autour du monde pendant plusieurs mois. Notre rêve depuis toujours. 

Cette envie de voyage n’était pas si soudaine, elle était dans nos têtes depuis un moment. Seulement nous étions trop préoccupés à cocher les cases maison, CDI, voiture, piscine…

Burn-out, maladie inflammatoire et pandémie

2020 aura été l’année de la maladie, avec un grand M, ma vie s’effondrait, et le burn-out y faisait une entrée fracassante. Mon corps me disait stop, j’en avais trop fait.

Je souffrais soudainement de graves problèmes digestifs. Ils se traduisaient par des hémorragies digestives, je vous passe les
détails.

C’était la panique à bord, je ne comprenais pas. Les spécialistes que je consultais ne comprenaient pas non plus. Le diagnostic était incertain.

Puis on me casait dans les malades incurables avec un traitement à vie. Autant vous dire que la pilule était difficile à avaler.

On voulait me soigner, mais sans savoir encore de quelle maladie… Une chose était certaine, pour moi et les médecins : je souffrais d’une maladie inflammatoire chronique. C’était comme si tout mon être était en feu, et le mot burn-out prenait tout son sens. Mon corps n’en pouvait plus, et il fallait éteindre cet incendie intérieur que je ressentais.

 

Laura se prend la tête car elle veut changer de vie

Apprivoiser mon corps

L’enquête pour expliquer mes symptômes digestifs, mes fortes douleurs, mon extrême fatigue aura été longue. Et si la cause n’était pas digestive ? Après plusieurs semaines de recherches, je comprenais qu’une maladie gynécologique, l’endométriose, pouvait provoquer les mêmes maux que ceux dont je souffrais. Il semblait même qu’une alimentation adaptée pouvait me soutenir et aider à apaiser certains symptômes : l’alimentation anti-inflammatoire.

Dans le même temps, plusieurs gastroentérologues m’avaient auscultée et pour eux, pas de débat, la cause était intestinale. On me proposait, sans prendre de pincettes, une intervention chirurgicale lourde : l’ablation d’une partie de mon côlon, rien que ça. Je n’acceptais pas sans pousser davantage les investigations et consultais des gynécologues. Ça aura pris du temps, mais ma persévérance aura fini par payer.

L’année 2020 a aussi été celle du diagnostic de mon endométriose. C’est elle qui accentuait en partie mes désagréments digestifs. 

Je n’étais pas sortie d’affaire pour autant. J’avais de l’endométriose, très bien, et après ? Et si finalement des problèmes digestifs avaient réveillé mon endométriose et mes crises inflammatoires ? Je ne savais plus comment prendre le problème. La poule ou l’œuf en premier ? Depuis mes recherches sur l’endométriose, j’avais adapté mon alimentation. Je mangeais anti-inflammatoire depuis quelques mois et les choses allaient mieux au niveau digestif. Les hémorragies digestives avaient cessé. Ce n’était toujours pas idéal, mais c’était déjà ça. Avec mon mari, on décidait que notre grand voyage on le ferait, hors de question de baisser les bras.

Madame Shiitake qui boit de l'eau de coco - apprendre à cuisiner sain

Voyage autour du monde et voyage intérieur

Tout début 2021 on mettait le cap sur la Polynésie française. Les 5 mois passés là-bas nous ont transformés. Les gens débordent d’humanité, La nourriture est saine et devinez quoi, après
seulement quelques semaines, je n’avais plus aucun symptôme digestif.

Terminés les ballonnements et les problèmes de transit. 

Terminée la fatigue, je reprenais du poil de la bête et je
me sentais enfin apaisée.

Durant mes deux années de disponibilité du poste d’enseignante, nous voyagerons aussi à New York, en Équateur et en Asie.

Lorsque nous rentrons en France je pense naturellement reprendre le chemin du travail. C’est ce que je croyais. Mon corps, lui, n’avait pas oublié. Je passais tout l’été de notre retour à fréquenter à nouveau les hôpitaux, alors que je préparais ma reprise de poste.

 

Mes hémorragies digestives avaient repris. L’alerte rouge sonnait à nouveau. Je n’allais pas réussir à calmer mon incendie intérieur simplement avec l’alimentation. Il fallait aller plus loin.
Le jour de la rentrée j’étais incapable de sortir et de me rendre au travail.
Je ne le savais pas encore, mais je ne retournerai plus enseigner en collège et lycée.

Le second burn-out : le début de ma nouvelle vie

Le voyage et l’alimentation saine avaient eu raison de mes symptômes. Le retour en France, la reprise du travail, les échanges avec le rectorat avaient marqué le retour de la maladie. Pour couronner le tout, je tombais d’épuisement, je traversais un burn-out, cette fois psychique, qui allait durer plusieurs mois. Il n’y avait pas que l’endométriose. Mon métier de prof ne m’allait plus et me rendait malade. Ce métier, si je voulais l’exercer, c’était forcément EN SAIGNANT !
Après plusieurs mois très difficiles, je prenais les mesures qui s’imposaient, je démissionnais de mon métier de prof. 

Mais alors, que faire ?

De blogueuse à conseillère en nutrition et formatrice

Ces quelques années riches en rebondissements m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses. Concernant l’alimentation d’une part, mais également sur la force du mental et des messages du corps. Il faut croire que j’avais compris certaines choses grâce au voyage, car c’est lors de ce dernier que j’ai créé le blog sur lequel tu te trouves. Un blog de recettes saines, anti-inflammatoires, mais aussi et surtout une ressource pour tous ceux qui veulent nourrir leur bien-être. 

Je suis aujourd’hui conseillère en nutrition et je sais qu’un changement d’alimentation peut être la première étape d’un changement de vie plus global. J’en suis la preuve. Les difficultés que j’ai rencontrées m’ont donné le courage de sortir des sentiers battus pour
être alignée avec mes véritables désirs. C’est grâce à la maladie, au voyage et au burn-out que je l’ai compris. Et c’est bien la transition vers une alimentation saine et anti-inflammatoire qui a tout déclenché.

Mais pourquoi Madame Shiitake ? 

J’ai choisi le Shiitake comme emblème de ce blog, car il s’agit d’un champignon exotique très intéressant, aux nombreuses vertus et anti-inflammatoire. Il fait voyager les papilles et donne une toute autre saveur aux plats dans lesquels on le retrouve. Un gage de bonne santé et de plaisir à table. Tout ce que je souhaite que ce blog soit.

Je me suis formée auprès du CERDEN pendant 3 ans (Centre Européen pour la recherche, le développement et l’enseignement de la nutrition et de la nutrithérapie). Un organisme de formation réputé qui forme le personnel médical à la nutrition. Je suis donc aujourd’hui conseillère en nutrition, certifiée CERDEN. Je suis aussi formée par l’université australienne Monash, sur l’impact de l’alimentation sur le syndrome de l’intestin irritable. Je sais donc comment désamorcer les crises digestives et j’ai réussi à faire de cette nouvelle façon de manger une force. J’ai tellement pris plaisir à m’adonner à cette nouvelle façon de cuisiner et de vivre que j’ai voulu la partager. J’aimerai que ce blog soit une ressource pour celles et ceux qui, comme je l’ai été, sont dans l’errance face à leurs maux et ne savent plus quoi mettre dans leur assiette, mais qui veulent continuer de se régaler en mangeant.

des champignons shiitake sans la queue - zoom sur le shiitake

Bonne vivante et grande gourmande

Passionnée de cuisine depuis mon enfance, j’ai passé CAP pâtisserie après mes études de prof, car quoi de plus gourmand que la pâtisserie ? D’un autre côté, il est difficile de faire plus inflammatoire.

6 crêpes roulées mais et sans gluten pour manger sainement

Qu’a cela ne tienne, grâce à mes compétences professionnelles en pâtisserie, et mes connaissances en nutrition, j’ai développé mes propres recettes, en veillant à toujours satisfaire mes papilles et celles de mes proches. Chez Madame Shiitake, plaisir et cuisine saine font toujours bon ménage.

J’espère que le récit de ce qui m’a mené jusqu’ici t’a permis de comprendre un peu plus qui je suis. Une passionnée qui a à cœur de partager pour que nous soyons tous bien dans notre assiette et bien dans notre tête.

 

Si tu découvres ce blog et que tout ceci est un peu nouveau pour toi, je t’invite à télécharger ton pack de démarrage à la cuisine anti inflammatoire. Tu y trouveras de nombreuses ressources utiles pour commencer sur de bonnes bases ainsi que de précieuses informations.

 

 

N’hésite pas à me dire ce que tu en as pensé et à très vite =)

Laura