Audrey est la fondatrice du blog Ma Cohérence. Elle est coach en développement personnel et design humain. Elle accompagne les femmes qui veulent prendre leur vie en main. Avec ses équipes, elle les aide à amorcer des changements professionnels ou personnels, en respectant leurs ambitions et leurs valeurs. Il est aussi question de confiance en soi et du sens que l’on donne à sa vie. Pour cela, elle utilise notamment des outils d’organisation efficaces et le bullet journal. C’est à ce propos qu’elle se joint à moi dans ce dixième épisode du podcast Mange VIE Aime. Elle nous parle de bullet journal alimentaire pour réussir à changer d’alimentation en douceur.
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Vouloir changer d’alimentation pour se nourrir plus sainement est une prise de conscience précieuse. En effet l’alimentation est la source de notre vitalité et notre santé dépend beaucoup de ce que nous mangeons. Mais le plus difficile est de réussir cette transition vers une nouvelle façon de manger. Audrey nous explique comment tenir un bullet journal peut vous y aider.
Le bullet journal alimentaire permet de vous organiser, de lister les aliments à intégrer à votre nouvelle alimentation, ou au contraire, ceux à éviter. Il permet de planifier à l’avance la liste de vos repas, d’établir vos listes de courses en conséquence, mais ce n’est pas que ça. Le bullet journal alimentaire vous permet également de faire le suivi de votre progression. Vous voulez essayer de manger 30 jours sans gluten ? Notez jour après jour si vous y êtes arrivé (on appelle cela le tracking) et ce que vous ressentez de particulier. Bref, avec le bullet journal alimentaire vous avez un outil efficace à vos côtés. Je vous laisse avec l’épisode et n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en avez pensé.
Transcription de l’épisode
Laura : Bienvenue Audrey dans le podcast Mage VIE Aime, comment vas-tu aujourd’hui Audrey ?
Audrey : Ça va bien, je suis super contente d’échanger avec toi aujourd’hui.
Laura : Je suis ravie, moi aussi, de te recevoir. On va commencer avec une phrase qu’on peut lire sur la page de présentation de ton blog Ma Cohérence : « Si vous souhaitez reprendre votre vie en main, vous êtes au bon endroit ». Via ton blog Ma Cohérence, tu accompagnes les personnes à retrouver leur cohérence pour qu’elles se créent la vie qui leur ressemble. Tu as créé ton blog 2 ans avant de devenir maman, tu avais 39 ans à ce moment-là et c’était un nouveau projet de vie de devenir maman, un sacré défi. Il fallait que tu trouves des solutions pour pouvoir t’adapter à cette nouvelle organisation. Tu avais ton bullet journal et donc cet outil t’a permis d’accompagner ce changement de vie avec plus de sérénité, de confiance et d’épanouissement. C’est à travers ton blog, tes articles, ton podcast, tes réseaux et maintenant tes programmes d’accompagnement en ligne qu’on peut suivre cette transformation et travailler avec toi pour aller vers cette transformation. Je suis ravie de te recevoir pour que tu partages ton expertise, ton expérience à travers cette transformation, mais dans le cadre d’un changement alimentaire. Devenir maman c’est un défi, changer d’alimentation ça peut être pour beaucoup, un gros défi également, changer d’alimentation dans le but de prendre soin de soi, de sa santé. J’aimerai qu’on remonte un peu au début de ta société. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur cet outil qui t’a aidé dans ta transformation ? En quoi le bullet journal t’a aidé pour vivre ces changements ?
C’est quoi un bullet journal ?
Audrey : Le bullet journal c’est un outil que j’ai découvert en 2016. Je cherchais à mieux m’organiser, à structurer un peu plus mon temps. Je n’étais pas encore maman à l’époque, mais je sentais que j’étais fatiguée, vidée, et ça ne m’allait pas. J’ai trouvé cet outil, un carnet vierge, un stylo et plein de créativité autour. J’adorais ça. Je me suis lancée dans cette aventure, pas de la bonne façon, parce que j’y suis allée pour le côté créatif. Au fur-et-à-mesure, j’ai découvert l’outil d’organisation derrière qui m’a permis de structurer mon temps, d’alléger ma charge mentale, de structurer mes to-do lists, d’arrêter de procrastiner, d’avancer un pas après l’autre dans mon quotidien et reprendre, je n’aime pas trop ce mot là, le pouvoir sur mon quotidien. Je le maîtrisais beaucoup plus et cet outil m’a permis de créer le blog, de continuer le blog en plus de mon travail. Quand je suis devenue maman, c’était un challenge. Le papa n’était pas à la maison, il était parti. Il fallait que je gère mon job, le bébé et le blog. Le bullet m’a permis de tout structurer, d’avancer et de ne pas perdre mon fil conducteur, de ne pas me perdre moi dans les méandres de tout ce que j’avais à faire sans me laisser submerger par mes émotions. J’ai mon fil conducteur qui est là avec moi, qui m’accompagne aujourd’hui, encore 8 ans après. Les rencontres, c’est né de tout ça, de mon envie de partager ce bel outil à d’autres femmes, parce que je m’adresse uniquement aux femmes, de leur faire comprendre que ce qu’elles voient du bullet journal sur les réseaux, ce n’est pas vraiment ce qu’il est au fond et de leur apporter les outils pour mieux s’organiser au quotidien, de manière créative, fluide, simple et sans que ça leur prenne 3 heures par jour. Moi, mon bullet, c’est 5 minutes par jour. Le but c’était ça, de rencontrer d’autres intervenants qui apportent aussi leur expertise dans leur thématique pour avoir différents outils et que chacune trouve une organisation qui lui convient, car on n’a pas tous la même vie. On n’a donc pas toute la même organisation, les mêmes besoins. Mais le bullet journal reste pour moi un axe central qui peut convenir à tout le monde.
Laura : Tu l’as découvert comment le bullet journal ? Parce que moi je t’ai découvert sous ton ancien nom, créa bujo, le bujo c’est le petit nom donné au bullet journal.
Audrey : En cherchant sur Google. Je crois que j’ai cherché carnet scrap booking, quelque chose comme ça. J’ai dû voir ça sur un forum à l’époque et quand j’ai créé mon blog je l’ai d’abord appelé bujotons. Ça a duré un petit mois et puis créa bujo pour créer son bullet journal, bujo étant le diminutif.
Laura : Je connais aussi le bullet journal depuis très longtemps et comme toi je me suis lancée en faisant des dessins, des feuilles d’automne pour les pages d’automne, enfin tu vois. Comment tu as vu ensuite que ce n’étais pas que de la décoration ? Parce qu’on pourrait croire que le bullet journal c’est un carnet décoré, mais comment ça se structure un bullet journal utile ?
Audrey : Je distingue plusieurs catégories de pages. Tu as les pages repère, index et clés pour pouvoir retrouver l’information dans un carnet parce que tu passes d’un carnet blanc à un carnet dans lequel tu mets tout. Il y a les pages pour gérer son temps, pour les rendez-vous. Il y a une structure qui est créée entre les pages du futur, les pages du mois, les pages du jour, les pages semaines qui permettent de structurer et gérer son temps. Et puis tu as les pages où tu vas mettre des idées recettes, des notes sur comment changer de nutrition, mes listes de courses, les idées de menus, etc. Je mets tout ça dans mon carnet et je le structure, je le crée au fur-et-à-mesure des besoins. Je ne le crée pas à l’avance, mais au jour le jour. Je connais beaucoup de personnes qui le créent à l’avance puis qui se retrouvent à l’étroit, qui n’ont plus de place et perdent du temps. Le créateur du bullet est new-yorkais et il a fait quelque chose de simple car il souffrait de trouble de l’attention. Il avait besoin d’un outil pour gagner en clarté, arrêter de s’éparpiller et d’oublier. Et il a créé ça, un carnet, un stylo et une méthode pas à pas super simple.
Le pouvoir de l’écriture pour atteindre ses objectifs
Laura : Ça me fait penser aux outils d’organisation en ligne comme Notion. Est-ce que tu utilises les deux, Est-ce qu’il y a une différence pour toi, une utilité d’avoir ce format carnet ?
Audrey : Complètement, le pouvoir de l’écriture. Quand vous tapez sur un clavier d’ordinateur, vous n’avez pas la même sensation qu’avec l’écriture. L’écriture relie directement le bras au cerveau, il y a quelque chose qui se passe, on couche sur le papier ce qu’on a dans la tête. J’utilise Notion parce que je travaille en équipe, mais pour moi, le bullet me suffit. J’ai organisé deux évènements en ligne avec plus de 3000 personnes uniquement avec mon carnet.
Laura : Et est-ce qu’il y a aussi la notion d’intention, est-ce qu’on est plus engagé dans ce qu’on programme dans un bullet plutôt que sur Notion par exemple ?
Audrey : Oui, le pouvoir de l’écriture, une fois de plus. Il manque ce rapport à l’écriture avec les outils numériques, même s’ils permettent quand même cette réflexion qui fait qu’on est plus en conscience, qu’on vit avec plus d’intentions.
Laura : J’utilise aussi le bullet journal depuis des années et mes réussites je les ai aussi menées grâce au bullet, vive le bullet ! Si on prend spécifiquement le cas d’un changement de régime alimentaire, avec la découverte de nouveaux ingrédients, par exemple, ou d’autres qu’on retire, les nouvelles recettes, quel serait ton plan d’action pour vivre ce changement avec plus de sérénité ? Comment tu utiliserais concrètement ton bullet journal dans le cadre d’un changement de régime alimentaire ?
Commet s’organiser et changer d’alimentation ? Grâce au bullet journal
Audrey : Il y a plusieurs possibilités. Il y a des aliments à éviter, d’autres à ajouter. Il faudrait une page dédiée à ça. Les aliments à éviter en rouge, les aliments OK en vert. On ne peut pas tout changer d’un coup, tu le sais, donc on peut faire un suivi, un tracker mensuel et/ou quotidien pour dire, ça c’est OK, avec un rond vert, je n’en ai pas mangé ou au contraire, aujourd’hui, j’ai craqué, avec un rond rouge, j’ai mangé cet aliment. Il y a aussi l’hydratation, tracker si je m’hydrate assez. Tu peux créer des collections pour les idées de recettes pour savoir que telle recette est dans tel livre. Tu peux aussi créer des collections de vidéos à regarder, de comptes à suivre, plein de choses qui vont te permettre d’avancer dans ton projet d’améliorer ton alimentation.
Laura : Changer d’alimentation c’est déjà un gros défi, le faire seul dans son coin, c’est encore plus dur. Avoir un bullet journal peut aider à rester motivé, j’aime beaucoup l’idée du tracking. Il faut être dans la bienveillance avec soi-même, on peut s’autoriser à craquer, ce n’est pas un souci non plus. C’est important le soutien moral, d’avoir de l’inspiration, de rejoindre des groupes sur les réseaux de personnes qui sont aussi dans une transition alimentaire pour se soutenir. Il y a vraiment une grosse part d’émotionnel dans la transition alimentaire. Pour certaines personnes ça va être facile, parce qu’elles ont un pourquoi qui est fort, elles savent pourquoi elles s’engagent. Pour d’autres, c’est plus subi, il y a une notion d’obligation dans cette nouvelle façon de s’alimenter. Manger adapté à ses besoins, c’est être en cohérence avec soi-même. Notre corps a des besoins, il réclame des aliments, en rejette d’autres. Mais parfois nos envies sont contraires à ces besoins et on est appelé par des aliments qu’on ne devrait peut-être pas consommer. On parle parfois d’alimentation émotionnelle. Quels seraient tes conseils pour mieux accueillir les émotions quand on change d’alimentation ?
Comment s’organiser pour changer d’alimentation ? En écoutant ses émotions
Audrey : J’adore les émotions. Elles sont là pour nous dire quelque chose. Donc on ne les rejette pas, on ne les repousse pas, on ne leur ferme pas la porte. J’aime beaucoup le principe du journal des émotions. Chaque jour, je ressens quoi ? De la frustration parce que je voulais manger ce carré de chocolat. Il faut échanger avec soi-même. J’aime beaucoup ta notion de « pourquoi ». Quand on n’est pas connecté à son pourquoi, il est très difficile de garder la motivation et la discipline. Travailler sur cette émotion va vous reconnecter à votre vrai pourquoi. Que me dit mon émotion ? La journée a été difficile, épuisante, compliquée, tu peux le manger ce carré de chocolat. Et se l’autoriser permet de ne plus lutter contre soi parce que la culpabilité et la colère contre soi, c’est pire. Si je mange en cachette en culpabilisant je ne vais pas savourer, mais accueillir l’émotion permet de dialoguer avec cette émotion. On peut écrire beaucoup dans ces phases de changement alimentaire. Il faut aussi s’entourer de professionnels comme toi qui vont expliquer et permettre de comprendre la finalité, ce que ça fait à notre corps. Notre corps c’est notre maison pour la vie. Il faut dialoguer avec ses émotions, écrire et si vous n’en êtes pas encore à ce niveau là de prise de conscience de vos émotions, posez-vous deux trois fois par jour pour vous demander, comment je me sens ? Qu’est-ce que je ressens maintenant ? Qu’est-ce qui se passe dans mon corps ? Je me sens tiraillée, fatiguée, j’ai mal au dos. Ce ne sont pas des émotions, mais ça permet d’être reconnectée à l’instant présent. De fil en aiguille on se reconnecte à son émotion par le ressenti corporel. Et si vous avez une journée où vous avez mangé tout ce qu’il ne fallait pas, plutôt que de culpabiliser, il faut revenir en arrière et se demander ce qui a déclenché cette pulsion, pour travailler la racine de cette pulsion et c’est votre émotion qui vous guidera.
Laura : Oui il faut aller chercher le déclencheur pour ne plus culpabiliser de cette réaction face au déclencheur.
Audrey : En travaillant sur le mécanisme et les schémas répétitifs, vous allez comprendre le mécanisme et savoir vous arrêter à temps et se dire : attends, je suis en train de répéter mon truc là, stop. C’est juste un petit pas de côté pour se regarder. C’est intéressant d’avoir une observation de soi-même.
Comment gérer la frustration ?
Laura : Dans les personnes que j’accompagne, il y a beaucoup la question de la frustration. Il y a tout un panel d’émotions, l’injustice, la tristesse, la colère, mais la frustration c’est celle qui crispe le plus. Est-ce que tu peux nous parler de l’émotion de la frustration en particulier ? Est-ce qu’il y aurait des choses à faire pour moins la ressentir ou justement l’accueillir ?
Audrey : En design humain, la frustration c’est généralement l’empreinte d’un générateur. Un générateur qui ne prend pas de plaisir.
Laura : Je suis générateur.
Audrey : Voilà, on se comprend. Une personne frustrée, elle a envie de faire ci, de faire ça. Et c’est comme un gamin, si tu lui retires son jouet, il va être frustré. On a envie, on prend plaisir et d’un coup ça s’évapore. C’est ça la frustration, j’ai envie de ça, mais je ne l’ai pas. Si c’est momentané, ça va, c’est naturel, c’est humain. Si par contre ça devient une rumination, si ça devient quelque chose de très désagréable, de négatif, là ça ne va plus. C’est là-dessus qu’on va travailler, comment je peux lâcher prise parce que j’ai choisi et décidé de reprendre mon alimentation en main. Déjà, je vais passer par la respiration, la cohérence cardiaque pour faire redescendre l’intensité de l’émotion. Ensuite il faut se demander pourquoi je suis frustrée et se reconnecter au pourquoi de sa démarche. J’ai décidé de changer d’alimentation ou j’y suis obligée par problèmes de santé. Si je ne vais pas dans ce sens, ma santé ne va pas bien. Le plus frustrant c’est si le changement est forcé, c’est là que ça peut générer le plus de frustration. Pour éviter ça il faut s’autoriser un écart de temps en temps parce que si la frustration s’accumule, à un moment donné ça explose et c’est là qu’on est dans la compulsion et on va faire de gros écarts. Il faut apprendre à mesurer sa frustration et craquer de temps en temps de manière consciente plutôt qu’un vrai gros craquage qui aura de lourdes conséquences. Il faut savoir gérer le curseur pour ne pas être dans le rouge, j’en suis où de ma jauge de frustration aujourd’hui ? Comment je peux la faire diminuer ? Et si le niveau de frustration est trop élevé, comment je peux l’accompagner sans rentrer dans un cycle infernal.
Laura : Pour moi, il y a vraiment un lien entre la frustration alimentaire et la frustration générale de sa vie. Comme tu l’as dit tout à l’heure, il y a quelque chose qui me fait envie et je ne peux pas le faire. Généralement on fait un petit raccourci. Ce pain au chocolat me fait envie, mais en fait c’est quelque chose d’autre, de plus profond et que je ne peux pas faire qui me fait envie. J’accompagne les personnes à reprendre leur vie en main grâce à l’alimentation et nourrir son corps, c’est le premier pas. Mais nourrir sa vie, son âme c’est le réel pas qu’il faut essayer de faire. J’aimerai bien savoir comment toi tu nourris ta vie aujourd’hui ? Quels seraient tes conseils pour faire ses premiers pas vers une vie plus épanouie ?
Nourrir sa vie, vers une vie plus apaisée
Audrey : Je suis maman d’une fille de 6 ans. J’ai fait le choix d’aller la chercher tous les soirs à 16h30, de lui faire faire ses devoirs, qu’elle n’aille pas au centre de loisirs tous les mercredis. Ce qui nourrit ma vie, c’est ça, c’est ma famille. C’est très important pour moi de passer du temps avec ma famille et mes amis, c’est ce qui me nourrit le plus. La lecture, j’adore lire, j’adore cuisiner. Ce qui me fait du bien c’est ça, c’est des choses simples. J’adore voyager, ça nourrit l’esprit. C’est tout ça qui me nourrit. Et comment avancer vers ça ? Il y a comment je me nourris et il y a l’équilibre. C’est pour ça que je parle de cohérence, parce qu’aujourd’hui, toutes les sphères de ma vie me nourrissent. La seule où je peux encore travailler, c’est sûrement mon rapport à l’alimentation, perdre du poids, etc. mais je ne suis pas en frustration ou agacée, je mets les choses en place au fur-et-à-mesure et le bullet journal ça a été mon point de départ. C’est dingue comme le bullet c’est ce qui m’a aidée à vivre en conscience de ce que je faisais chaque jour réellement de mon temps. Notre temps, c’est notre ressource la plus rare. Tu ne peux pas la créditer, tu ne peux pas la racheter. La minute passée, elle est passée, le temps passé ensemble, il est passé, c’est fini. Quand je donne mon temps aux autres, je leur fais le plus beau cadeau du monde. Il faut se réapproprier son temps, qu’est-ce que je fais de mon temps et qu’est-ce que j’ai envie d’en faire ?
Laura : Je parle beaucoup des voleurs de temps, d’identifier ses voleurs de temps puisque quand on sait où on met notre temps, on nourrit également sa vie.
Audrey : Oui c’est ça, donner du sens au temps qui passe parce que ça s’envole. J’ai envie de regarder les oiseaux, je regarde les oiseaux, j’ai envie de regarder une série, je regarde une série, tant que je le fais en conscience. Il faut reprendre possession de son temps, de ce que j’en fais et de ce que j’ai envie d’en faire. Et pour avoir cette notion de ce que j’ai envie, il faut être connecté à ses émotions.
Laura : Merci pour ces conseils, on est en cohérence dans nos discours. Est-ce que j’ai oublié quelque chose ou est-ce que tu aurais un message particulier à faire passer aux personnes qui se sentent perdues dans leur changement d’alimentation, qui ont ce défi de manger plus sainement ?
Audrey : Mieux vaut fait que parfait. C’est une phrase qui m’accompagne depuis 8 ans. Avancez un pas après l’autre. Vous faites une erreur, vous avez mangé tel aliment ? Ce n’est pas grave. Apprenez, testez, explorez, expérimentez, si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Au moins, vous aurez tenté plutôt que d’attendre en vous disant il faut que. Faites les choses par petits pas. Je suis passée au petit-déjeuner salé, c’était l’étape 1, même s’il m’arrive encore de faire du sucré de temps en temps. L’étape 2 ce sera peut-être d’identifier un aliment à retirer complètement de mon alimentation, et ainsi de suite. Ce sera long, mais c’est une montagne qu’on va gravir et on ne va pas la gravir en deux heures, il faut du temps et de la patience.
Laura : Et de la bienveillance. Il faut s’organiser sur son bullet journal, mais le but n’est pas de le garder fermé, il faut passer à l’action. Quand on a identifié ses objectifs, il faut les mettre en pratique, c’est hyper important.
Audrey : Oui, merci de le rappeler. Je parle du BIP à ma communauté : bienveillance, indulgence et patience, parce qu’on est souvent très intransigeant envers soi-même. Comportez-vous avec vous-même comme vous le feriez avec votre meilleur ami.
Laura : Merci beaucoup pour tous ces conseils. Où est-ce que qu’on peut te retrouver ou te contacter si on veut continuer à suivre tes conseils ?
Audrey : Merci Laura pour cet échange hyper intéressant. On peut me retrouver sur Instagram « Ma Cohérence », sur le site internet de Ma Cohérence et sur le podcast « Le bonheur me va si bien ».
Laura : C’est une excellente conclusion, merci beaucoup à toi Audrey et à bientôt.
Audrey : Merci Laura, à bientôt.
👉🏼 Ce que vous allez trouver dans cet épisode :
– (3’40) Qu’est-ce que le bullet journal ?
– (6’50) Comment se structure un bullet journal utile ?
– (8’50’) Le pouvoir de l’écriture pour atteindre ses objectifs.
– (10’50) Comment utiliser concrètement son bullet journal dans le cadre d’une transition alimentaire ?
– (13’25) Comment mieux accueillir les émotions ressenties lors d’un changement d’alimentation ?
– (18’00) Zoom sur la frustration.
-(22’10) Comment nourrir sa vie et avoir une vie plus épanouie ?
-(25’20) Le message de fin d’Audrey, fondatrice du blog « Ma cohérence ».
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Si vous aimez le podcast, votre soutien est précieux pour moi. Vous pouvez partager, mettre une bonne note à cet épisode et commenter. Ce sera l’occasion d’échanger ensemble.
Si vous voulez en savoir plus sur Audrey et son travail, allez faire un tour sur son site Ma Cohérence, sur instagram @ma_coherence ou son podcast Le bonheur me va si bien.
Je vous remercie de votre écoute,
Laura.
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Musique : Ilya Marfin


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