[24] L’alimentation anti inflammatoire pour retrouver un quotidien calme et serein : témoignage d’Emilie

Dans ce 24ème épisode du podcast Mange VIE Aime, je reçois Emilie, une maman dynamique de deux jeunes enfants. C’est en réalité elle qui me reçoit chez elle pour dresser un bilan de l’accompagnement que nous avons fait ensemble. Avant l’accompagnement, Emilie décrit son quotidien avec une expression qui m’a beaucoup marquée : « J’étais en feu. »

Elle était très stressée, ses émotions faisaient les montagnes russes, elle souffrait d’un syndrome prémenstruel intense, de troubles digestifs, de nombreuses fringales sucrées. Mais ce qui pesait le plus sur son quotidien, c’était son rhumatisme psoriasique. Plusieurs mois après notre accompagnement, elle a accepté de revenir sur ce parcours.

Elle raconte ce qui a changé dans son quotidien, les difficultés qu’elle a rencontrées, les prises de conscience qu’elle a eues, mais aussi les objectifs qu’elle s’était fixés, et ceux qu’elle ne pensait même pas atteindre.

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Elle explique également comment elle est passée d’une personne qui ne cuisinait presque jamais à une personne qui cuisine aujourd’hui maison avec plaisir. Elle raconte comment elle a retrouvé une organisation qui lui convient, sans avoir l’impression de passer sa vie en cuisine.

Et c’est elle qui le dit. Je vous laisse découvrir son témoignage, disponible en vidéo, en podcast ou à l’écrit, juste en dessous.

Bonne écoute !

Transcription de l’épisode : L’alimentation anti inflammatoire pour retrouver un quotidien calme et serein : témoignage d’Emilie

Laura : Bonjour Émilie, merci de m’accueillir chez toi.

Emilie : Avec plaisir Laura. Bienvenue.

Laura : C’est une vidéo témoignage où tu vas nous raconter un voyage, le voyage de la douleur vers la douceur. Tu vas nous raconter ton expérience au cours de mon programme, l’accompagnement qu’on a fait ensemble pour passer d’un quotidien rythmé par l’agitation, l’irritabilité, les douleurs articulaires, le rhumatisme psoriasique, à aujourd’hui un quotidien plus apaisé où tu sais ce qui te nourrit et qui va nourrir le calme, le calme de ton système nerveux, le calme de tes douleurs chroniques. Mais alors pour commencer, est-ce que tu peux nous présenter qui tu es, comment tu t’appelles, quel âge tu as et comment tu te sens aujourd’hui.

Emilie : Bonjour Laura, bienvenue à la maison. Alors moi je m’appelle Émilie, j’ai 38 ans et aujourd’hui tout va bien. Ouais. Grâce à ton accompagnement, les mois qu’on a passés ensemble ont changé radicalement mon quotidien.

Laura : Et alors si on rembobine justement à il y a 6 mois puisqu’en fait on a fait un accompagnement de 3 mois mais ça fait déjà 3 mois qu’on a arrêté. Comment tu te sentais ? Décris-nous quel était ton quotidien juste avant le début de l’accompagnement. Comment tu te sentais ? Quelles étaient tes douleurs ? Raconte-nous un peu cette situation, on va dire initiale de départ.

Alimentation anti inflammatoire et rhumatisme psoriasique : le contexte

Emilie : Donc juste avant de commencer l’accompagnement ensemble, mon quotidien c’était en feu. Voilà, j’étais en feu complètement, que ce soit à l’intérieur, que ce soit au niveau des douleurs, que ce soit au niveau psychique, j’étais sur l’action sur la réaction plutôt que sur le ressenti de ce dont j’avais besoin vraiment. Je partais en cri facilement. J’avais des douleurs au niveau des coudes, j’avais des douleurs au niveau de l’épaule. J’ai un traitement exprès au niveau des rhumatismes qui m’a soulagé mais quand même j’avais des douleurs. Douleurs SPM aussi au niveau des règles les 3 jours avant les règles. Le fameux syndrome pré menstruel où on ne se contrôle pas. Aujourd’hui, je ne le ressens quasiment plus.

Laura : OK. Pour mettre un peu de contexte, tu es une maman, raconte-nous ton contexte familial, comment c’était et comment ça se passait au niveau notamment des matinées.

Emilie : Le matin oui, j’ai deux enfants. Donc j’ai Faustine qui a bientôt 6 ans et Antoine qui a bientôt 3 ans. Donc le matin c’est assez speed avant de les accompagner à l’école. Disons que la moindre minute de retard, ça me mettait vraiment en panique totale. Et grâce à toi, on a remis le petit- déjeuner au centre des journées et du moment où le petit- déjeuner a changé, les matinées ont changé et aujourd’hui je les accompagne à l’école sereinement alors qu’avant c’était vraiment dans la tension.

Laura : Et est-ce que avant qu’on commence l’accompagnement, tu avais une conscience de l’impact que pouvait avoir l’alimentation sur ton bien-être, que ce soit au niveau de ton corps ou de tes émotions ?

Emilie : Pas vraiment, je pensais manger bien, sainement, bio, local, enfin tout ce qu’on veut. Et en fait, je me suis rendu compte que j’avais plein d’erreurs que je ne savais pas. Je mangeais pour manger. Et aujourd’hui, j’ai compris que l’alimentation c’était le la base de notre quotidien, de notre vie. Et il ne faut pas manger pour manger. Il faut savoir ce qu’on mange et pourquoi on le mange. Et tout ça, tu me l’as enseigné.

Laura : Si on rembobine encore à cette situation de départ est-ce que tu peux nous décrire quelles étaient tes anciennes habitudes alimentaires ? Alors tu dis que tu pensais manger sainement au niveau des choix des produits, j’imagine mais du coup au niveau d’une journée type alimentaire comment est-ce que tu mangeais à cette époque-là ?

Emilie : Alors le petit- déjeuner c’était des tartines de pain grillé complet, farine complète, je tartinais soit du beurre avec la confiture, soit je mettais du beurre de cacahuète, que je trempais dans mon lait. À côté, j’avais mon café avec un petit peu de sucre dedans et souvent, je mangeais une banane ou une pomme. Et la matinée, fringale, fringale et fringale. Je mangeais ce que j’avais sous la main, ce que j’avais dans les placards. Si j’avais un chocolat, je mangeais un chocolat. Si j’avais un fruit, je mangeais un fruit ou je pouvais manger un yaourt, enfin peu importe. Il fallait que je mange quelque chose, idéalement sucré. Mais j’avais besoin de manger quelque chose parce que je sentais qu’il me fallait de l’énergie et je n’arrivais pas à tenir jusqu’à midi. Les repas se ressemblaient parce que mes courses étaient en drive pour faciliter le quotidien avec deux enfants. Le drive c’était tous les 10 jours avec quasiment toujours les mêmes produits. Donc euh je pouvais avoir des légumes mais à côté de ça, je pouvais manger une tielle déjà faite, je pouvais manger des gnokis et c’était souvent les mêmes choses qui revenaient. C’était au plus simple. Donc régulièrement, c’était des pâtes. En plus, les enfants adorent ça. Je changeais la forme des pâtes. Donc on n’avait pas l’impression de manger toujours la même chose. Mais au final, le corps recevait pareil. Et dans l’après-midi,  fringale. Au goûter, ça pouvait être goûtéer à 14h, goûter à 15h30, goûter à 17h. De temps en temps des amandes mais ça pouvait être un Kinder Bueno. C’était toujours pareil, il me fallait une dose de sucre parce que je n’arrivais pas à attendre jusqu’au soir. L’avantage, c’est que les enfants mangent tôt. À 6h30, on est à table. Donc finalement, ça me faisait sauter un petit goûter en plus. Et ensuite repas du soir, pareil, toujours les mêmes choses qui revenaient. Tous les deux trois soirs, on remangeait les mêmes choses ou les restes du midi et l’hiver beaucoup de soupe donc beaucoup de légumes. C’est ce qui me sauvait un petit peu entre guillemets. Mais au final je ne mangeais pas assez. Je me contentais de ma soupe alors qu’en fait ça ne me suffisait pas et j’avais une fatigue qui arrivait le soir et même le lendemain, c’était crescendo. Je ne mangeais pas assez donc je mangeais plus la journée. Aujourd’hui je sais que mon assiette elle doit être remplie de bonnes choses. Mais l’assiette est beaucoup plus remplie et j’ai moins de fringale.

Laura : Où est-ce que tu en es aujourd’hui, après l’accompagnement ? Est-ce que tu arrives à voir, au cours de l’accompagnement, ton rapport à l’alimentation qui évolue, qui change et à réaliser l’impact que peut avoir ton alimentation sur ton bien-être à la fois émotionnel et physique ? Tu sens déjà l’impact du petit-déjeuner, mais tu le ressens comment ? Comment est-ce que tu sens que ça a un impact sur ton quotidien ?

Emilie : Alors dès qu’on a mis le petit-déjeuner en place, mon quotidien a changé tout de suite. Pas le jour même mais dès le lendemain, le surlendemain, je l’ai senti que ce soit au niveau physique parce que je me sentais moins gonflée. Je n’avais pas besoin d’avoir un encas matin. Quand je regardais l’heure, je me disais « Ah ben c’est déjà 11h, je fais mon repas à 11h30, midi avec une bonne assiette et ensuite pareil, pas d’encas l’après-midi, un goûter à 4h avec les enfants et ensuite je pouvais attendre jusqu’au soir le repas.

Laura : Le petit- déjeuner va jouer sur tout le reste de la journée. Ça donne la note en fait ça donne l’ambiance et au niveau aussi de l’irritabilité. Tu m’as  aussi tout de suite dit cette sensation de bouillir de l’intérieur, d’avoir une sorte vraiment d’agitation interne. Comment c’est au niveau émotionnel ? Parce que au niveau de l’énergie ça change. Mais au niveau émotionnel comment est-ce que tu te sens ?

Emilie : Alors avant de changer le petit-déjeuner, j’étais une cocotte minute.. Et une fois que ce petit- déjeuner a été mis en place, bah j’ai envie de dire que c’était un peu la slow life.

Laura : Ca commençait déjà à te rassurer pour le reste du chemin parce que effectivement on n’a pas changé que le petit déjeuner, on a changé beaucoup de choses mais ça a permis de te mettre déjà dans un contexte, dans une sécurité intérieure, un premier changement qui a un impact. Donc peut-être que d’autres changements, vont permettre d’autres améliorations.

Emile : C’était beaucoup plus simple avec les enfants le matin. Ils pouvaient s’habiller tranquillement. Je n’avais pas besoin de répéter plusieurs fois et de m’énerver parce qu’ils ne m’écoutaient pas. La manière dont je leur parlais était beaucoup plus sympa, plutôt que d’entendre quelqu’un en arrière en arrière-plan complètement hystérique, en souffrance. Et même eux, je pense qu’ils se mettaient aussi en sécurité de ce feu là. Aujourd’hui, on est beaucoup plus dans la communication. C’est pas simple tous les matins, parce que ça reste des enfants. Mais moi, je suis beaucoup plus en retrait de ça.

Alimentation anti inflammatoire et rhumatisme psoriasique : 3 niveaux d’objectif pour l’accompagnement

Laura : Et tu te souviens au début de l’accompagnement, je t’invite à fixer des niveaux d’objectifs. On a un objectif, on va dire plutôt urgent, si possible à atteindre assez rapidement. Et ensuite, on a un objectif plus ambitieux mais qui va être l’objectif entre guillemets durable, ce que tu veux atteindre suite à l’accompagnement. Et ensuite l’objectif bonus, la cerise sur le gâteau. Est-ce que tu te souviens ce que tu t’étais fixé comme niveau d’objectif au démarrage de l’accompagnement ?

Emilie : Oui le niveau 1, c’est ce que je viens de décrire justement, tout ce qui est fringales, tout ce qui est émotionnel, et SPM, donc le syndrome prémenstruel, tout ça pour moi, c’était l’urgence. L’urgence pour gérer un quotidien correct vis-à-vis de moi, vis-à-vis de mon entourage, vis-à-vis de mes enfants, enfin au niveau vraiment vie familiale, qu’on puisse apaiser et avoir des journées plus simples et plus dans le calme.

Laura : Donc ça c’était le niveau 1. Le niveau 2, c’était en gros pourquoi tu as voulu rejoindre l’accompagnement, quelle est ta vraie douleur ou ton vrai objectif de pourquoi tu veux changer ton alimentation?

Emilie : L’objectif c’était surtout de réduire mes douleurs inflammatoires.

Laura : Parce que rappelle-nous de quoi tu souffres et quel était ton diagnostic ?

Emilie : J’ai une maladie auto-immune qui est le psoriasis rhumatoïde. Donc j’ai eu un épanchement de synovie après la grossesse de Faustine au niveau du genou. 3 ans après, grossesse d’Antoine, accouchement 2è genou. Un enfant, un genou et il n’y aura pas de troisième enfant parce qu’il n’y a pas de troisième genou. Traitement en épanchement de synovie avec infiltration. Ma rhumatologue qui a traité mon genou  a vu mes ongles qui étaient violets et elle m’a dit « Ah oui mais ça peut être le psoriasis qui est rhumatoïde »

Laura : Et tu avais quand même des problèmes de peau.

Emilie : J’avais des problèmes de peau au niveau cuir chevelu, au niveau des genoux, un peu sur les sourcils, beaucoup dans les oreilles, les coudes, c’est venu plus tard. Ca fait peut-être 15 ans que mon cuir chevelu me gratte tout le temps. Je m’étais même fait des tendinites à force de gratter. Au final ça a été traité parce que j’ai eu des rhumatismes.

Laura : Finalement tu as traité un problème qui datait depuis longtemps parce qu’il y a eu une crise inflammatoire. Tu prends donc le traitement que ta rhumatologue te prescrit et tout s’apaise un petit peu.

Emilie : Oui, mais il a fallu quand même attendre quelques années. Après les 2 genoux, c’était les deux coudes simultanés. Donc je ne pouvais plus tendre ou plier, je ne pouvais plus m’habiller correctement. Nous pensions que c’était une tendinite. Donc on traitait une tendinite alors qu’en fait ça ne servait à rien. J’ai eu la mâchoire et vraiment j’étais bloquée. C’est-à-dire que le matin, je m’étais 1 heure à me déverrouiller réellement. La nuit, j’avais des douleurs. Enfin vraiment, j’avais l’impression d’être une petite mamie de 80 ans qui n’allait pas s’en sortir. Sauf que le matin quand tu as deux enfants en bas âge qui se lèvent, tu n’as pas le temps d’avoir une heure pour te déverrouiller. Donc tu es obligée de te lever, de les préparer, de les faire déjeuner.

Laura : Ce qui participe à ton irritabilité.

Emilie : Complètement. Et donc la rhumato m’a dit « Si ça vient sur toutes les articulations, on traite. » Donc elle m’a donné un traitement tous les 15 jours, une piqûre que je peux me faire moi-même, à vie.

Laura : Donc ça c’est le traitement qu’elle t’annonce. C’est une maladie qu’il faut traiter à vie. C’est quelque chose pour toi qui sonne lourd, qui pèse ?

Emilie : Oui et non, parce que ces douleurs sont tellement intenses que je prends tout. La difficulté c’était qu’il fallait que le traitement soit en accord avec l’allaitement. Je refusais de prendre un traitement et de devoir écourter l’allaitement tout de suite. Je n’étais pas prête même si je voulais me traiter. Et première piqûre, tout était terminé. J’ai repris une vie normale. Ca, c’était il y a un an, en octobre de l’année dernière. Donc plus de douleur physique, toujours en feu à l’intérieur évidemment, mais plus de douleurs physiques. J’ai pu reprendre ma vie de femme, de maman, de professionnel et une grosse fatigue en moins de par ce traitement.

Laura : On reviendra juste après sur ça, mais du coup, la cerise sur le gâteau pour toi, ce serait quoi ? Si on arrive à améliorer ces niveaux 1 et 2, qu’est-ce qui est en bonus ?

Emilie : Alors  le bonus aurait été de perdre mes kilos de grossesse. Et que mes enfants m’imitent, qu’ils me voient en cuisine et qu’ils se régalent de manger à table et de m’imiter dans leur quotidien parce qu’ils ont aussi leur petite cuisine.

Laura : Ca c’était vraiment bonus. Et qu’est-ce qui fait que tu ne cuisinais pas maison ? Tu dis que tu fais des drives et que tu achètes plutôt des produits déjà tout près. Les tielles, les gnokis, ce genre de choses.

Emilie : Je n’avais pas de produits ultra transformés à la maison, mais j’avais des choses simples à cuisiner et rapides, à réchauffer, ce genre de choses.

Laura : Et du coup, qu’est-ce qui fait que au départ tu n’as pas ce réflexe de dire mon alimentation, elle a quand même un lien avec ces douleurs, avec cette inflammation ? Peut-être parce que tu ne connais pas ?

Emilie : On ne le sait pas. Même ma rhumato ne m’en a même pas parlé et pourtant j’avais entamé la discussion là-dessus. Donc elle m’avait dit « Oui, effectivement ça peut jouer. » Mais à aucun moment, elle m’a donné une ligne à suivre en me disant « Il y a peut-être c’est ça qui peut se retirer de l’alimentation pour aller un petit peu mieux. » Je n’ai eu aucune consigne, aucun conseil sur l’alimentation. Il fallait que je trouve les solutions par moi-même.

Laura : Et est-ce que tu as cherché des solutions ?

Emilie : C’est lors d’une conversation que l’on a eu ensemble pour prendre simplement des nouvelles où je t’ai parlé de ma problématique au niveau des rhumatismes et que c’était pesant sur mon quotidien. Et toi à ce moment-là, tu étais en plein dedans, en plein dans l’alimentation anti-inflammatoire.

Laura : Effectivement, par mon parcours personnel avec l’endométriose, avec la rectocolite hémorragique, le syndrome de l’intestin irritable, mais en accompagnant des personnes, je me rends compte que ça a un impact beaucoup plus large que simplement les douleurs de règles. Ton premier niveau d’objectif, en fait, on peut aller beaucoup plus loin. Et effectivement, je te parle de cette solution et tu m’as fait confiance et tu m’as suivi dans cet accompagnement. Au bout de combien de temps tu vois des changements pour ces différents niveaux d’objectif et est-ce que tu as atteint ces différents niveaux d’objectif ? Ça se passe comment au niveau des premières règles qui suivent le début de l’accompagnement ? Est-ce que tu t’en souviens ?

Emilie : Alors, il faut savoir que la semaine d’avant, j’étais en vacances et que j’avais dit « Allez, on se fait plaisir. » Donc, il y avait eu des fast food, et cetera et j’avais une grosse crise cutanée au niveau du psoriasis. Et donc, on a commencé l’accompagnement et déjà au bout d’une semaine, l’état émotionnel était presque stabilisé.

Laura : On part d’un état initial de crise vraiment forte.

Emilie : Sans savoir que j’allais être en crise de par cette alimentation parce qu’on n’avait pas encore commencé donc je n’avais pas cette conscience.

Laura : Tu as plutôt pris conscience que parce que tu avais une alimentation plutôt néfaste pour toi sur cette dernière semaine ça avait déclenché une crise un peu plus intense. Et donc déjà au bout d’une semaine 10 jours, l’état émotionnel s’apaise.

Emilie : Et les règles arrivent et rien ne se passe. Rien.

Laura : Et c’est comme ça que ça se passe d’habitude ou pas ?

Emilie : Non, d’habitude c’est la folie pendant 2 jours. C’est un état volcanique pendant 2 jours où la moindre contrariété fait sortir la lave. Et grâce à l’alimentation sur ces quelques jours, enfin sur ces quelques dizaines de jours, rien ne s’est passé et j’ai trouvé ça hyper étonnant puisque cet état de SPM, je l’ai depuis la reprise de mes règles après l’accouchement de ma fille. Donc ça fait 6 ans que je ne comprends pas cet état où je pourrais, c’est horrible à dire, mais je pourrais tout casser dans la maison, je pourrais taper, enfin vraiment c’était incontrôlable.

Laura : Et donc là, pour la première fois, tu arrives à te dire « OK, c’est assez gérable, pas de douleur physique. »

Emilie : Alors que avant la grossesse, c’était des douleurs physiques. Je pouvais vomir, ou je pouvais rester au lit, psychologiquement, horrible. Et là, plus rien.

Laura : OK. Donc déjà premier niveau, il est atteint assez rapidement. Deuxième niveau donc pour tes problèmes plutôt rhumato, je t’avais demandé d’aller consulter ta rhumatologue pour lui exprimer ton envie de suivre un programme d’alimentation anti-inflammatoire, voir son avis et comment est-ce qu’elle voit les choses à l’avenir. Est-ce qu’il y a déjà eu des patients avec elle qui ont pu réduire leur traitement ? Parce que toi tu me parles de ce traitement à vie, ça te fait pas forcément envie, mais au moins peut-être réduire déjà l’intensité du traitement. Est-ce qu’il y a des effets indésirables à long terme ou pas ? Est-ce qu’elle t’en parle de ça ?

Emilie : Avant de pouvoir prendre ce traitement, il y a quand même des tests sanguins à faire. Il y a une radio à passer, pour savoir si on n’a pas une tuberculose en sommeil qui pourrait se réveiller avec ce traitement. Donc c’est quand même un traitement qui est assez lourd. C’est un peu une biothérapie finalement, à petite dose et je dois passer des tests, des bilans sanguins tous les 6 mois. Il y a une surveillance pour être sûr que le foie n’est pas attaqué. Donc c’est pas anodin. Et donc je prends rendez-vous avec ma rhumatologue pour lui exposer l’accompagnement que je vais suivre avec toi, en lui expliquant l’alimentation anti-inflammatoire, qu’elle connaît. Et elle m’a dit « Ne pas arrêter le traitement d’un coup parce que le corps ne comprendrait pas mais par contre espacer progressivement. » Elle a été complètement d’accord avec ça, parce qu’elle croit en l’alimentation. Donc au lieu de faire le traitement tous les 15 jours progressivement toutes les 3 semaines, un mois et après on voit comment ça se passe. Ouais. C’est ce que j’ai fait et au final, j’oubliais même mon traitement parce que comme tout allait bien, je me disais mince, c’était il y a 2 jours. Il faut que je sorte mon traitement du frigo avant de le faire parce que sinon je ne peux pas. J’oubliais de le sortir du frigo parce que tout allait bien. Donc le quotidien le quotidien était devenu normal, mais quand même garder ce traitement et ne pas l’arrêter comme a dit ma rhumato. Donc je me forçais finalement à prendre ce traitement. Aujourd’hui pendant un mois, je peux ne pas le prendre.

Laura : OK. Donc là, tu as réduit de moitié pour le moment ton traitement et à voir avec le suivi rhumato parce que c’est vrai que c’est un soutien la nutrition à la maladie s’il y a une maladie, mais on ne va pas remplacer un traitement s’il y a besoin d’un traitement. L’objectif d’avoir cette béquille ou en tout cas quelque chose qui permet de soulager naturellement ta maladie, cet objectif, il est atteint. Le 2e mois tu étais encore à 3 semaines (entre deux injections) il me semble et après tu as commencé à une par mois.

Emilie : Oui c’est ça, au 3è mois de notre accompagnement j’étais à un mois (entre deux injections).

Laura : OK. Donc tu avais réussi à atteindre ces objectifs là et du coup la cerise sur le gâteau ?

La cerise sur le gâteau, la surprise de l’accompagnement

Emilie : La cerise sur le gâteau qui devait, pour moi, arriver en fin d’accompagnement est arrivé en milieu d’accompagnement.

Laura : Il y a une différence entre le poids, sur la balance, chose que tu ne regardais pas forcément, et le ressenti du corps dans ses vêtements. Est-ce que tu avais pris du poids pour tes grossesses ? Comment tu vivais le ton rapport à ton corps ?

Emilie : J’avais pris à peu près 20 kg par grossesse. Sachant que pour la deuxième grossesse, je n’avais pas perdu tous mes kilos de la première grossesse. Et ensuite quand j’ai accouché de ma deuxième grossesse, pour moi le poids n’était pas un sujet. C’est-à-dire que oui, j’avais eu des grossesses. Et bien, mon corps a changé. C’est comme ça. C’était pas une priorité.

Laura : C’est d’ailleurs pour ça que c’était pas pour toi dans les objectifs numéro 1. C’était le bonus.

Emilie : Du coup, je m’étais dit, on reverra, on se refera un corps dans un an et puis dans 2 ans et puis c’est pas grave en fait. J’ai pas besoin d’avoir un corps pour pouvoir exister, pour pouvoir être avec mes enfants. C’était pas un sujet du tout. Et en fait avec ton accompagnement, j’ai dégonflé. Tout de suite. Cette sensation de ventre de femme enceinte de début de grossesse, je ne l’avais plus du tout, mais vraiment plus du tout, complètement dégonflé. Et donc cette fameuse séance où tu m’as demandé d’aller me peser, j’avais perdu de mémoire 6 kg.

Laura : Ca, c’était au milieu de l’accompagnement, c’était au deuxième mois. Depuis tu n’as par contre plus perdu.

Emilie : Depuis je n’ai plus perdu et je n’ai plus repris de poids. Je suis complètement stabilisée.

Laura : tu as perdu ce superflu assez rapidement, sur à peu près 2 mois. Je me souviens que tu m’as parlé d’un jean. Comment c’était ?

Emilie : Deux pantalons que j’ai achetés au tout début de notre accompagnement, un jean et un chino. Ce chino je n’ai jamais pu le mettre. Faudrait que j’aille chez la couturière. Et ce jean, c’est un bagy. Et aujourd’hui le jean que je porte, je pense que j’aurais pu prendre une taille en dessous mais je n’ai pas encore cette conscience de cette nouvelle silhouette.

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Laura : Là c’est la cerise sur le gâteau du côté de toi. Et au niveau des enfants ? Parce que tu m’envoyais des petites vidéos de moments quotidiens. Tu peux nous nous décrire ce qui se passait en cuisine.

Une meilleure organisation en cuisine pour le plaisir des petits et des grands

Emilie : Antoine qui avait 2 ans et demi me préparait des gâteaux au chocolat imaginaire et il me disait attention c’est chaud, c’est bon et c’était très marrant et il pouvait y passer une demi-heure alors qu’il ne joue pas tout seul. Là, il pouvait passer une demi-heure à faire des petites recettes. Et la grande me demandait sans arrêt les recettes de Laura. « Est-ce que Laura, elle t’a envoyé une nouvelle recette ? Est-ce que tu peux faire la recette ? Moi, je veux faire une recette. » Donc, elle prenait n’importe quoi dans la cuisine. On se retrouvait avec des bols de n’importe quoi. Mais elle faisait des recettes parce qu’elle me voyait faire les recettes de Laura et à chaque fois qu’elle goûtait une recette de Laura, c’était bon.

Laura : Donc, on mange bien chez madame Shiitake.

Emilie : On mange très bien chez madame Shiitake. Ouais.

Laura : Et est-ce que c’est quelque chose que tu as ressenti toi, la frustration alimentaire au cours du programme ? Raconte-nous comment ça s’est passé du côté de l’assiette, parce que on a changé des choses mais c’est aussi toi qui a changé des choses. Tu es passé en cuisine.

Emilie : Aucune frustration alimentaire. Beaucoup de découvertes alimentaires. Ouais. Le gluten, comment remplacer ce fameux gluten ? Je n’en avais aucune idée. Moi je pensais qu’il fallait simplement le supprimer. Et en fait, tu m’as donné des clés pour le remplacer, pour cuisiner autre chose. Beaucoup de temps passé en cuisine.

Laura : Et ça c’est quelque chose que tu appréhendais ?

Emilie : Oui et non parce que je ne me rendais pas compte de l’investissement que ça allait me demander. Je m’en suis aperçu au quotidien où vraiment ça me demandait beaucoup de temps en cuisine du fait que je ne cuisinais pas. Donc au lieu de passer un quart d’heure, 20 minutes dans ma cuisine, je pouvais passer 1h, 2h. Et ce temps-là, c’était pour ces fameuses sessions d’organisation batch.

Laura : Oui, parce qu’effectivement, on a testé pour toi plusieurs versions, plusieurs parcours d’organisation en cuisine et toi effectivement, ça te convenait mieux de faire des grosses sessions de cuisine pour ensuite avoir du temps et en tout cas un quotidien plus organisé. Quelles étaient tes appréhensions justement au niveau du temps ? C’est quelque chose qui revient beaucoup le temps que ça va demander. Mais est-ce que toi tu l’as subi ce temps passé en cuisine, comment ça s’est passé ?

Emilie : On en avait discuté lors d’une séance. J’ai subi au départ parce que je n’avais pas dans mes placards tout ce qu’il fallait. Donc je faisais mes courses au fur et à mesure, donc ça me demandait du temps. Et ensuite quand j’étais en cuisine je découvrais les ingrédients, j’ai redécouvert ma balance et on a tout de suite mis en place une méthode qui me convenait un petit peu mieux. On a ralenti et là, tout de suite, le roulement s’est mis en place hyper facilement.

Laura : Le but de l’accompagnement, c’est justement d’avoir une routine cuisine aussi, une routine sur-mesure. Est-ce que tu dirais qu’aujourd’hui tu as trouvé ta routine cuisine sur mesure ? Et est-ce que tu subis le temps passé en cuisine ?

Emilie : Non, c’est même un plaisir d’être en cuisine.

Laura : Et tu t’y attendais à ça ?

Emilie : Non. Pas du tout. Moi, tu sais, depuis petite, je fais des gâteaux aux yaourts, des crêpes et voilà. Donc la cuisine… Moi, la blanquette, je la mange quand je vais chez ma grand-mère, mais la faire chez moi, c’était impensable. Aujourd’hui, tu m’as donné ta recette de blanquette. La blanquette anti-inflammatoire.

Laura : Et est-ce qu’elle est différente ? On est parti de ton plat préféré parce que c’est important de prendre du plaisir en cuisine et aussi dans l’assiette, au quotidien. Et donc c’est vrai que d’avoir un plat un peu rassurant qui nous convient, c’est un petit peu un point d’attache. Est-ce que tu peux nous parler de ce fameux jour où tu as goûté celle que tu as préparé toi-même et qui n’a pas déclenché de problème digestif parce qu’on parlera aussi des problèmes digestifs.

Emilie : Je n’ai pas dit à mamie que la blanquette était meilleure que la sienne. Ca reste toujours mon plat préféré, même si les ingrédients, la base, on va dire, ont changés. La blanquette reste toujours la blanquette évidemment. La façon de la préparer est différente. Le goût est le même, alors que les ingrédients ne sont pas les mêmes et la technique de cuisine n’est pas la même.

Laura : Est-ce que tu savais qu’on pouvait cuisiner anti-inflammatoire ?

Emilie : Non.

Laura : Est-ce que tu as déjà vu tes parents ou tes grands-parents cuisiner comme ça ?

Emilie : Non, jamais.

Laura : Et est-ce que tu penses que tes enfants auront une base pour cuisiner anti-inflammatoire ?

Emilie : Oui, ils l’ont déjà puisqu’à la maison par exemple, il y a pas de sucre blanc, ils ne savent pas ce que c’est. Alors peut-être qu’un jour, ils iront au restaurant qu’il y aura du sucre blanc, ils vont même me demander « c’est quoi ? ». Alors que un poireau, ils savent ce que c’est.

Laura : C’est une étude qui a qui a été faite comme quoi les enfants jusqu’aux jeunes adultes ne savent pas nommer certains fruits et légumes.

Emilie : Je me permets de te couper sur ce sujet parce que j’ai une anecdote de cette semaine où à l’école maternelle c’est la semaine du goût et ils ont fait un atelier. Antoine est en petite section, ils ont fait un atelier avec la découverte des fruits et des légumes et les enfants devaient découvrir sans voir les fruits et les légumes, juste au toucher, qui était dans une boîte et Antoine a fait un sans faute.

Laura : Grâce à maman qui cuisine au quotidien.

Emilie : Complètement parce que quand on arrive avec les courses, il les sort avec nous, on nomme les fruits, les légumes, il sait ce qu’il mange et même quand c’est cuisiné, on lui dit ce qu’il a dans l’assiette.

Laura : Ça c’est super intéressant parce que est-ce que toi, avant, tu savais ce que tu mangeais ? Pas juste l’aliment mais ce qu’il y avait dans l’aliment ?

Emilie : Non.

Laura : Parce que maintenant tu manges, moi j’aime dire en conscience. Est-ce que ça tu peux nous parler un petit peu de comment a évolué ton regard sur l’alimentation ?

Emilie : Avant, je mangeais, sans forcément avoir de conscience de quel aliment était bon pour moi ou pas. Aujourd’hui, je sais ce que je mange. C’est-à-dire que mon assiette à moi n’est pas la même que celle de mes enfants, n’est pas la même que celle de mon voisin. On n’a pas tous les mêmes besoins, le même contexte de vie, d’inflammation.

Laura : Complètement. Et est-ce que tu vois par exemple, parce qu’il y a eu tout un apprentissage aussi au niveau de la nutrition, des choses qu’on n’apprend pas à l’école ? Parce que reconnaître les fruits, les légumes, c’est déjà une base. Mais c’est vrai qu’on n’apprend pas à voir l’alimentation comme notre carburant, comme notre frein, pour avoir un quotidien plus serein. Est-ce que aujourd’hui l’alimentation comme un soutien, c’est quelque chose qui te parle ?

Emilie : Lors des premières séances, tu m’as beaucoup imagé quel aliment provoquait quelle réaction. Du coup, ça m’a beaucoup inspirée moi lors de mes courses même si j’avais tes recettes avec les listes à suivre, je savais pourquoi dans ce plat il y avait cet aliment-là, pourquoi dans un autre plat, il y avait cet aliment-là qui remplaçait autre chose et aujourd’hui, j’ai conscience de ce que je mets dans mon assiette.

Alimentation anti inflammatoire et rhumatisme psoriasique : quelques mois après l’accompagnement

Laura : En plus ça, on a changé des choses dans tes placards, on a changé des choses dans ta routine en cuisine. Ton assiette et ton quotidien, ce que tu manges le matin, le midi, le soir a changé. On a réorganisé, restructuré tout ça. Et là, ça va faire 3 mois que l’accompagnement ensemble est terminé. Comment ça se passe aujourd’hui en cuisine, au niveau des courses, est-ce que tu cuisines en dehors des recettes que tu as reçues ? Comment ça se passe ?

Emilie : Les recettes sont bonnes. Donc je continue à les suivre. Je les ai imprimées. J’ai mon petit book de recettes de Laura. J’attends ton livre d’ailleurs. Mais mes placards ont changé. Ce ne sont plus les mêmes qu’avant ton accompagnement. Mon frigo a changé. Mon frigo est plein alors qu’avant mon frigo était vide. Aujourd’hui, j’ai tous mes stocks, je fais les recettes et puis ensuite je mets dans mes plats en verre et j’ai plus qu’à sortir mes plats en verre. C’est-à-dire que tout est fait d’avance. Ca m’arrive encore de temps en temps, j’ouvre mon frigo et je me dis mince il faut que je cuisine maintenant parce que je n’ai plus d’avance mais j’arrive toujours à avoir des petits plats d’avance, de faire cette fameuse assiette. Je pioche ceci, je pioche cela et on a la sensation de ne pas manger toujours la même chose. Lorsque je fais une blanquette, je sais que j’en ai pour plusieurs repas. Donc c’est bien parce que ça m’enlève cette charge mentale de devoir cuisiner. Il faut aimer manger plusieurs fois la même chose aussi.

Laura : C’est des choses que effectivement je t’ai montrées et que tu peux de toute façon changer puisque tu sais maintenant composer toi-même une assiette sur-mesure avec les aliments de saison et cetera. Et ça c’est quelque chose que tu mettais en place le midi avec le vitaliseur de Marion dans lequel tu as investi. Est-ce que ça c’est un appareil qui te rassure ?

Emilie : Meilleur investissement. Tout se fait avec ça. Donc je l’ai sur mon sur ma plaque. Je mets de l’eau et ça cuit.

Laura : Et au niveau du temps en cuisine, est-ce que tu as cette sensation que ça te permet aussi de gagner du temps ?

Emilie : Oui. Parce qu’aujourd’hui, je sais anticiper ce que je peux faire la veille, ce que je peux faire minute, combien de temps ça va me prendre. Un exemple tout bête, toutes les semaines, je me fais mon houmous, ça me prend 3 minutes parce que maintenant la recette, je la connais par cœur. Je n’ai même plus besoin d’aller sur ton site. Et je sais que mon houmous, il va me faire 3, 4, 5 jours.

Laura : Et après effectivement, tu peux faire des variations. Il y a toute une proposition de variation pour ne pas faire toujours la même chose, ça te permet de varier et cetera.

Emilie : Aujourd’hui, je sais que je fais un gros plat qui va me permettre de d’avoir plusieurs repas d’anticipation, et dans mon frigo j’ai les éléments de l’assiette.

Laura : Et ça te rassure ?

Emilie : Oui.  La semaine dernière, j’étais un petit peu en retard sur mes courses et là, j’ai eu cette question de qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Et j’étais en panique. Je me dis « Ah mince, j’ai 2 jours de retard au niveau des courses. Bon ben on va piocher dans ce qui est possible. » Alors, il y a toujours une boîte de sardines, il y a toujours possibilité de faire des choses aussi rapidement.

Laura : Tu as réussi à trouver les produits sains d’urgence.

Emilie : Les produits sains d’urgence sont dans le placard. Mais c’est vrai que cette phrase, je ne l’ai plus alors que je l’avais tous les jours.

Laura : Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Maintenant tu sais ce qu’on mange ce soir ?

Emilie : Ouais.

Laura : C’est beau. Et alors l’intérêt aussi que tu fasses ce témoignage, c’est d’inspirer des personnes qui sont aujourd’hui là où tu étais il y a déjà 6 mois maintenant. Pourquoi est-ce que tu conseillerais cette méthode, ce programme à des personnes qui ont des problèmes inflammatoires, des troubles peut-être aussi, comme toi émotionnels, mais aussi des troubles digestifs ? On n’a pas parlé des troubles digestifs, mais comment c’était au niveau de ta digestion et comment c’est aujourd’hui ?

Emilie : Alors, au niveau de la digestion, je me rendais pas vraiment compte de s’il y avait problème ou pas. Mais encore une fois, dès qu’on a commencé l’accompagnement, je me suis rendu compte que je n’avais plus de ballonnement, plus de gaz. Ca paraît dingue de se dire je passe de 10 pets par jour à deux. Et du coup quand il y a un gaz, on est surpris, on le remarque, ça surprend.

Laura : D’avoir tout le temps un quotidien rythmé par les inconforts, en fait on les oublie et aujourd’hui tu les remarques.

Emilie : Aujourd’hui quand j’ai un gaz, ce n’est plus un soulagement comme ça pouvait l’être avant. C’est naturel et je n’ai plus besoin de contrôler parce qu’avant selon où j’étais, j’étais obligé de contrôler. Donc ça aussi c’est gênant. Dans ma famille tout le monde a des soucis, enfin je dis soucis mais jusque-là pour moi ça n’en était pas. Des troubles digestifs me paraissaient normal.

Laura : Et du coup pourquoi tu conseillerais la méthode ? Si tu te rappelles cette Émilie d’il y a 6 mois qui est dans son quotidien, ses douleurs, ses problématiques. Qu’est-ce qu’elle dit aujourd’hui cette Émilie qui est en face de moi ? Qu’est-ce qu’elle dirait à cette Émilie d’il y a 6 mois et aux autres personnes qui sont dans cette situation ?

Emilie : Je dirais pourquoi tu as attendu autant pour te rendre, pour prendre cette conscience que l’alimentation est la base de tout finalement. Et pourquoi l’éducation nationale ne met pas en place des cours dès la maternelle peut-être, mais au moins dès la primaire. Là, je vois ma fille, elle a 2 heures d’anglais dans la semaine, c’est très bien. Mais pourquoi il y aurait pas 1 heure d’anglais, une heure de cuisine ou 1 heure sur l’alimentation ? C’est très important. Aujourd’hui, sans qu’on s’en rende compte, on est lobotomisé par par les publicités. On voit une publicité, c’est des aliments ultra transformés. C’est la facilité. On met au micro-ondes, mais ce n’est pas ça l’alimentation. Et que ce soient les enfants ou que ce soient les adultes, c’est pareil. On a cette image là de la cuisine rapide et on peut faire une cuisine rapide autrement et aujourd’hui j’en ai conscience. Donc je dirais à la Émilie d’il y a 6 mois, prends conscience que tu peux cuisiner rapidement, facilement et te sortir de cette situation volcanique.

Laura : Et en dehors de ton alimentation, est-ce que tu dirais que ce programme, il t’a amené d’autres changements peut-être plus larges ? Parce que le bonus caché de cet accompagnement, c’est que j’apprends aux personnes à répondre aux besoins de leur corps grâce à la nourriture, mais je leur apprends aussi à réfléchir à comment est-ce qu’ils nourrissent leur vie. Est-ce que tu dirais aujourd’hui que tu te sens plus alignée, que ta vie est peut-être plus sur-mesure, parce qu’on fait une alimentation sur-mesure pour justement servir une vie un peu plus sur-mesure, comment est-ce que tu ferais le bilan sur ce que le programme t’a apporté en dehors de l’alimentation ?

Un quotidien plus calme et plus serein

Emilie : Ouais, je vais te donner un exemple concret. Le mercredi, je suis avec mes enfants, ils n’ont pas école. J’ai fait le choix professionnellement de rester avec mes enfants et de les voir grandir. Avant l’accompagnement, les mercredis c’était compliqué pour moi de devoir les habiller, les nourrir, les sortir. Ca me demandait vraiment un effort parce que ça me mettait en inconfort et avec un stress énorme. Aujourd’hui, on se lève tranquillement, on déjeune tranquillement, on s’habille tranquillement, on sort tranquillement. Le mercredi est vraiment tranquille. Donc mon quotidien, tous mes mercredis, tous mes weekends, tout est calme. Donc ça change beaucoup. Si je dois faire de la route avec eux, tout est devenu simple, tout est clair. En fait, j’avais comme un brouillard. Tout s’est dissipé.

Laura : J’ai envie de dire l’objectif est atteint parce que la méthode s’appelle la méthode CALME et effectivement, il y a tout un pan de travail sur ben le bien-être, sur le stress. Et ça c’est vraiment quelque chose qui t’a soulagé aussi en parallèle de l’alimentation. Être bien dans son assiette, mais si on n’est pas bien dans sa tête c’est compliqué. Tu m’avais parlé de la sensation d’inflammation que tu ne nommais pas. Est-ce qu’aujourd’hui tu arrives à identifier s’il y a des moments ou peut-être des symptômes, une crise qui peuvent revenir ? La vie n’est pas n’est pas stable, il y a des haut, il y a des bas. Tu te sens comment par rapport à tout ça ?

Emilie : Je vais te donner encore un exemple. Tu sais que moi ma petite Madeleine de Proust, c’était les Kinder Bueno. Ça, je t’ai dit tout de suite que je ne pourrais pas les enlever de mon alimentation. Je les ai enlevé très rapidement finalement.

Laura : Ils te manquent ?

Emilie : Ça ne me manque pas. Par contre la semaine dernière, je suis allée dans un magasin mettre un colis et le Kinder Bueno était devant moi. Donc j’ai pris mon Kinder, je l’ai acheté, je l’ai mangé sachant que j’allais avoir mes règles et finalement ce SPM qui était complètement endormi, il est là ce mois-ci.

Laura : Tu m’as raconté qu’en ce moment tu avais peut-être une vie personnelle compliquée. Ca peut avoir un impact effectivement, le stress peut jouer. Mais alors, est-ce que tu te sens sereine pour rattraper le tir entre guillemets ?

Emilie : Oui, parce que j’ai toutes les clés. Tu m’as donné toutes les clés donc je sais comment rattraper cet excès de sucre par l’alimentation anti-inflammatoire sur les jours suivants.

Laura : Tu as ta boîte à outil. Lors d’une séance on avait fait le bilan des intolérances, avec le lactose, le gluten, le sucre, on avait tout enlevé et on avait réintégré petit à petit. Là on s’est vraiment rendu compte de ce qui convenait, de ce qui ne convenait pas.

Emilie : Et grâce à ça, je sais aujourd’hui quand il y a une crise, ce que je supprime en premier.

Laura : Oui. Tu sais quels sont tes déclencheurs personnels qui ne seront pas forcément les déclencheurs du voisin ou d’une autre personne. Si tu devais résumer en une phrase, ce voyage qu’on a fait ensemble ou ce programme, cet accompagnement, comment est-ce que tu l’as vécu ? Qu’est-ce que tu pourrais nous dire ?

Emilie : Merci madame Shiitake pour ce programme de A à Z parce que rien n’est laissé au hasard.

Laura : Tu partais de zéro un peu partout en fait.

Emilie : Ah, je partais de zéro en cuisine. Je partais de zéro dans mes placards. Alors je n’ai pas la prétention de me donner 10/ 10 aujourd’hui, mais un bon 8, je pense que je le mérite.

Laura : Tu as suivi au plus près la méthode.

Emilie : La difficulté, c’est quand il y avait les vacances des enfants où là, ils étaient là toute la journée, tous les jours et c’est moins évident de passer du temps en cuisine. Donc là, on s’adapte, mais toute la machine reprend facilement grâce à toutes les clés que tu donnes.

Laura : Est-ce que tu as un mot de la fin, parce que là on en arrive vraiment au bout. Tu es en totale autonomie maintenant. Tu n’as limite plus du tout besoin d’aller voir des vidéos d’accompagnement.

Emilie : Alors pour le mot de la fin, j’ai envie de te dire merci madame la pâtissière puisque tu as ton CAP pâtisserie. Donc merci madame la pâtissière, d’avoir laissé du gourmand pour les gourmands parce que ce côté-là se ressent dans toutes tes recettes. Le gâteau au chocolat qui n’est pas le gâteau au chocolat qu’on connaît, c’est un gâteau au chocolat. Quand je le fais goûter à quelqu’un, personne ne me dit « Qu’est-ce que c’est cette recette ? » C’est le gâteau au chocolat de chez tout le monde. Pareil pour toutes tes recettes. Tout est gourmand, tout est dosé, donc merci. Ouais. Ouais.

Laura : Tu te souviens que tu m’avais envoyé une photo d’une recette en particulier, le poisson à l’asiatique. Je ne sais pas si tu te souviens ?

Emilie : Oh la la. Ce poisson, je l’ai mangé toute seule quand je l’ai fait. Je n’avais personne avec moi pour partager ce moment. Donc je l’ai partagé avec toi. J’avais l’impression d’être dans un restaurant étoilé alors que c’est moi qui avais cuisiné. Tu m’as même dit comment le présenter dans l’assiette et cetera. Donc j’ai vraiment suivi à la lettre, bonne élève. Donc la présentation magnifique et le goût toutes les saveurs étaient en bouche quand il fallait. Et moi qui adore aller au restaurant, je ne cuisine pas mais j’adore aller au restaurant, j’ai déjà testé des étoilé. C’est pour ça que je me permets de dire ça. J’ai été bluffée par cette recette vraiment. Pas que celle-ci.

Laura : Et tu l’as refaite ?

Emilie : Alors je ne l’ai pas refaite en entier. Par contre l’assaisonnement je le fais régulièrement, il ne va pas qu’avec cette recette. Dans tes recettes, on peut prendre des petits tips, un peu comme des kits des puzzles

Laura : Effectivement et ça, ça te plaisait beaucoup.

Emilie : Oui et ça je n’étais pas en mesure de le faire avant que l’on commence l’accompagnement. Je ne savais pas faire. Aujourd’hui mes placards ont changé. Je n’ai plus que de la farine de blé. Je n’en ai d’ailleurs plus. J’ai plein d’autres farines. Les huiles, tu m’as beaucoup aiguillé sur les huiles. On ne sait pas ce qu’il y a au final dans les huiles. Toi, tu as su m’exposer ça et aujourd’hui, selon ce que je cuisine, je sais quelle huile prendre, pour quelle utilisation.

Laura : Merci beaucoup Émilie. Merci d’avoir été jusqu’au bout du programme parce que je ne sais pas si tu sais mais statistiquement il n’y a que 10 % des personnes qui vont jusqu’au bout des programmes dans lesquels ils investissent. 90% finalement pensent qu’en achetant un programme ils ont la solution mais en fait c’est d’appliquer qui donne la solution et toi effectivement tu fais partie de ceux qui sont allés au bout du programme et on voit qu’en allant au bout du programme on obtient non pas le premier niveau, non pas le deuxième niveau, mais tous les niveaux, même la cerise sur le gâteau. Donc toi tu as vraiment eu la totale et tu peux être fière de toi, parce qu’en fait tout ça, ça part de toi, de tes actions, de ta régularité, le fait que même que l’accompagnement soit terminé, tu continues. Donc vraiment, bravo pour ça et merci de m’avoir fait confiance.

Emilie : Merci à toi parce que je savais que tu étais derrière, qu’à chaque questionnement j’ai eu mes réponses avec lesquelles j’ai pu avancer.

Laura : Donc c’était un travail d’équipe, finalement. En tout cas, merci beaucoup Émilie, merci d’avoir partagé tout ça, ce parcours, à ceux qui nous écoutent et si vous êtes justement là où était Émilie il y a quelques mois, que vous souffrez de douleurs chroniques, que vous souffrez de douleurs inflammatoire, sachez qu’il y a une alimentation qui peut, à l’inverse, les calmer, qui permet de retrouver le calme de son système nerveux, de ses troubles digestifs, de son inflammation. Et si vous voulez faire le premier pas pour tester cette méthode, vous pouvez télécharger le pack de 7 jours vers le mieux vivre et vers le mieux manger qui est directement en lien en description de l’épisode. Et je vais lancer prochainement le programme en ligne cette fois puisqu’effectivement on a fait un accompagnement one one en visio. Inscrivez-vous, si cette méthode vous intéresse, en liste d’attente directement dans le lien que vous trouverez en description de l’épisode. Merci Émilie.

Emilie : Inscrivez-vous !

Laura : Merci Émilie, à bientôt.

Emilie : À très bientôt Laura.

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