Bienvenue dans ce 23ème épisode du podcast Mange, VIE, Aime. Un épisode qui conclue une mini série de 3 épisodes qui a pour thématique le rapport unique que nous entretenons tous avec l’alimentation, à notre manière. Dans cet épisode, j’évoque le sujet de la culpabilité liée à l’alimentation. C’est quelque chose qui nous touche toutes et tous à divers degrés et qui nous fait plus de mal que de bien. Nous sommes souvent les personnes les plus dures avec nous même et la pression qu’on se met parfois pour bien manger, pour mieux manger, pour manger « comme il faut » est souvent contre productive. Elle nous pousse vers des « craquages » qui alimentent le moulin de la culpabilité et nous font rentrer dans un cercle vicieux. On va voir ensemble comment être plus bienveillant avec soi-même au sujet de la nourriture et comment manger sainement, en continuant à se faire plaisir sans devenir notre propre tyran.
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Transcription de l’épisode Culpabilité alimentaire : comment arrêter de se juger dans son alimentation ?
Plus tu essaies de contrôler, plus tu augmentes les chances de perdre le contrôle. C’est un peu comme un robinet que tu fermes de toutes tes forces. Tu te retiens, tu te retiens, tu te retiens… et forcément, à un moment, ça lâche. Et quand ça lâche, ça ne coule pas doucement, ça déborde.
Et c’est exactement ce qui se passe avec l’alimentation. Tu ne craques pas parce que tu manques de volonté. Tu craques parce que tu as trop retenu. Et ça, je l’ai vécu pendant des mois, quand j’ai commencé à m’intéresser à l’alimentation et la nutrition.
Quand mes troubles inflammatoires, mes crises d’endométriose et mes poussées inflammatoires intestinales se sont déclarées, il y a plusieurs années maintenant, plus rien ne passait au niveau alimentaire. Dès que je mangeais je déclenchais des fortes douleurs intestinales, à chaque cycle j’étais pliée en deux, ou mise en arrêt tellement j’avais mal et j’étais fatiguée. Du coup j’avais développé comme un stress face à mon assiette, voire même une anxiété alimentaire. J’ai cherché des solutions, pour voir ce qui pouvait m’aider du côté de l’alimentation. J’ai appris l’existence de l’alimentation anti-inflammatoire. J’ai testé des approches très strictes. Notamment le régime Seignalet, très cadré, très rigide, avec beaucoup d’aliments supprimés ou interdits.
Culpabilité alimentaire : une alimentation trop stricte source de stress et de mal-être
Sur le papier, ça faisait sens. Et pendant un temps, j’étais persuadée que c’était ça qu’il fallait faire pour aller mieux.
Mais en réalité, ce qui se passait à l’intérieur, c’était tout l’inverse de l’apaisement. J’étais en tension permanente. Toujours en train de vérifier si je faisais bien, si je respectais les règles, si je ne faisais pas d’écart. Il y avait cette peur constante de ne pas faire parfaitement, de “mal faire”, de gâcher les efforts. Et ça, ça crée une pression énorme. Une pression mentale, mais aussi physique. Parce que ton corps ne ressent pas juste ce que tu manges. Il ressent aussi dans quel état tu manges.
Et petit à petit, j’ai compris quelque chose d’essentiel. Ce n’est pas quand j’ai été la plus stricte que ça a commencé à aller mieux. C’est quand j’ai commencé à relâcher. Quand je me suis autorisée à manger de tout. Pas n’importe comment, pas sans conscience, mais sans cette rigidité permanente.
Je me suis formée en nutrition, pendant 3 ans, pour apprendre et comprendre. Puis j’ai mis en application mes apprentissages. J’ai bien compris que chaque corps est unique, que l’alimentation anti inflammatoire n’est en aucun cas un médicament, ou un remplacement au suivi médical, mais une béquille, un soutien. Et surtout, j’ai compris que ce qui marche chez l’un, ne marche pas forcément chez l’autre, et qu’en matière de nutrition, d’alimentation, c’est un peu au cas par cas, et suivre un régime à la lettre n’est pas vraiment la bonne solution.
La clé : une alimentation sur-mesure
Alors j’ai arrêté de suivre les interdits alimentaires, et au contraire, j’ai commencé à ajouter des choses à mon assiette, à construire mon alimentation sur mesure, avec ce que j’avais appris. Tout est allé mieux quand j’ai arrêté de chercher à faire parfait.
Et ça, ça n’a pas été facile. Parce qu’il y avait une vraie peur derrière. La peur de perdre le contrôle. La peur de faire n’importe quoi. La peur de revenir en arrière. Et pourtant, c’est là que quelque chose s’est apaisé. Parce que je n’étais plus dans la lutte.
C’est important de comprendre quelque chose : ton alimentation n’est pas juste une question de nutriments, de listes d’aliments autorisés ou interdits. C’est aussi une façon de réguler ce que tu ressens. Quand tu es stressée, fatiguée, sous pression… ton corps cherche à se calmer. Et si tu n’as pas d’autre espace pour le faire, il va utiliser l’alimentation.
Donc la vraie question, ce n’est pas “comment mieux manger”. C’est : comment est-ce que tu prends soin de toi, au-delà de ton assiette ? Parce que si tu gardes la même pression, le même niveau d’exigence, le même contrôle, peu importe ce que tu manges, ça restera tendu.
Tu n’as pas besoin d’un cadre plus strict, ni d’une alimentation rigide et parfaite. Tu as besoin d’un cadre plus juste, et d’une alimentation alignée. Un cadre qui prend en compte ton quotidien, ton stress, ton énergie, tes émotions, tes goûts et envies. Parce que la réalité, c’est que tu ne peux pas enlever tout le stress de ta vie. Surtout aujourd’hui, avec tout ce qu’on porte, tout ce qu’on gère. Mais tu peux arrêter d’amplifier ce stress en allégeant la pression. Et ça passe par trois choses que tu as vues dans les épisodes précédents.
Ton alimentation. Ton quotidien. Et ta relation à toi-même.
Mange. Vie. Aime.
C’est tout l’objet de ce podcast, de ce que je crée. Apprendre à comprendre ce que tu mets dans ton assiette, apprendre à mettre en place des actions, pour lever tes blocages dus à ton mode de vie, tes habitudes quotidiennes, et enfin, apprendre à identifier tes blocages internes, émotionnels, qui t’empêchent de te sentir mieux, et d’avoir l’alimentation qui te ferait vraiment du bien.
Et c’est souvent cette dernière partie qu’on oublie… alors que c’est elle qui change tout. Parce que tu peux avoir la meilleure alimentation du monde, la meilleure organisation, si la façon dont tu te parles est dure, exigeante, culpabilisante, ton corps ne se sentira jamais vraiment en sécurité et continuera de t’envoyer des signaux d’alarme.
Et c’est ça que j’ai envie que tu retiennes aujourd’hui. Tu n’as pas besoin de faire mieux. Tu as besoin de faire autrement. Avec plus de douceur, plus d’écoute, plus de justesse et de respect.
Imagine une alimentation qui te soutient, au lieu de te rajouter une pression ou une charge. Une cuisine qui devient un moment d’ancrage, une pause, et non pas une contrainte. C’est exactement ce que je t’aide à construire dans mon programme Nourrir le calme. Je te mets le lien en description si tu veux en savoir plus ou rejoindre la liste d’attente.
Ta façon de manger, et ton rapport à ton alimentation peuvent à la fois amplifier ou apaiser ton état. Alors concrètement par quoi tu peux commencer ? Je ne vais pas te laisser sans te donner quelques pistes pour faire tout de suite quelques changements.
3 façons simples d’arrêter de culpabiliser pour apaiser ton rapport à l’alimentation
La première chose, c’est de changer la façon dont tu te parles. Parce que très souvent, le problème ne vient pas de ce que tu manges, mais du discours que tu entretiens autour. Observe vraiment ce qui se passe après un repas. Est-ce que tu te juges ? Est-ce que tu te critiques ? Est-ce que tu te dis que tu aurais dû faire mieux ? Parce que cette pression-là, elle entretient le cercle vicieux. Et tant que tu restes dans ce dialogue intérieur dur, exigeant, ton corps ne peut pas vraiment s’apaiser.
La deuxième chose, c’est de te donner le droit d’apprendre, au lieu de vouloir viser la perfection tout de suite. On a appris à l’école qu’il fallait réussir du premier coup, éviter les erreurs, faire “juste”. Mais dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas comme ça. On apprend en testant, en se trompant et en ajustant. Et avec l’alimentation, c’est pareil. Tu n’as pas besoin de tout changer d’un coup. Tu n’as pas besoin de supprimer toutes tes habitudes du jour au lendemain. Tu peux y aller progressivement. Faire un peu mieux, puis encore un peu mieux. Et surtout, construire quelque chose qui soit viable dans le temps.
Parce que les approches alimentaires très strictes, très rigides, ça peut fonctionner un temps. Mais ce n’est pas ce qui t’aide à long terme. Et moi aujourd’hui, ce sont clairement des approches que je fuis. On peut suivre un régime strict pendant une période donnée, plutôt courte, mais en ayant expérimenté des aliments interdits soit disant à vie, je peux te partager que dans mon cas ça a créé plus de frustration et de stress que de bénéfices. Quand on nous dit c’est interdit de toucher à ça, c’est automatique, on ne pense plus qu’à ça ^^ alors que si on sait que de temps en temps, on se donne le droit de manger tel ou tel ingrédient, même des churros tient, ben pourquoi pas, si ça nous fait plaisir. Le tout, c’est de savoir quand c’est possible de le faire, d’avoir assez de connaissance de soi, de son corps, de ses limites, pour manger en conscience certains aliments, et savoir comment réajuster, et avoir une alimentation saine et équilibrée au quotidien. Parce que oui, l’équilibre, ça passe aussi par accueillir une part de déséquilibre.
Et la troisième chose, c’est d’arrêter de picorer des conseils un peu partout, et cherche plutôt à te former, ou à suivre une méthode. Si ça fait un moment que tu te renseignes sur l’alimentation, sur le manger sainement, ce n’est pas avec un méli mélo d’informations glanées ça et là qu’il va se passer un vrai changement. Parce que quand tu prends des informations à droite à gauche, tu nourris une sensation permanente de ne pas en faire assez. Il y a toujours un nouveau conseil, une nouvelle règle, une nouvelle chose à tester, et au final, tu te retrouves perdue et ça participe à cette sensation de pédaler dans la semoule, et ça, ça te fatigue. Avec cette impression qu’il te manque toujours quelque chose pour bien faire. Alors qu’en réalité, ce dont tu as besoin, c’est de structure. D’un cadre clair, cohérent, qui t’accompagne pas à pas, et qui soit aussi bienveillant. Parce qu’un cadre trop rigide ou culpabilisant, va juste ajouter du stress.
Et ce n’est pas le but.
Le but, c’est de t’aider à construire une alimentation qui te soutient, pas une alimentation qui te met sous pression. C’est ce que j’ai observé avec les personnes que j’ai accompagnées. Au démarrage, elles ont beaucoup ce syndrome de la bonne élève, à vouloir tout faire parfaitement. C’est ce que j’ai fait moi aussi quand j’ai commencé à emprunter le chemin vers le mieux être. Et quand on comprend qu’on a en réalité le droit de se tromper, d’apprendre, de tester, de choisir ce qui nous convient, tout s’apaise peu à peu.
Alors si tu devais repartir avec une seule chose aujourd’hui, ce que je veux que tu retiennes de cet épisode, c’est ça : Ton corps ne te demande pas d’être parfaite, il te demande d’être à l’écoute. Alors prends le temps d’observer. Pas de tout changer. Pas de tout révolutionner. Juste commencer à voir… comment tu manges, comment tu te parles, comment tu te mets la pression, et ce que tu pourrais relâcher.
Et si tu as envie d’aller plus loin dans cette démarche, de construire une alimentation qui te soutient vraiment, sans rigidité ni culpabilité, je t’accompagne dans mon programme Nourrir le calme. Tu trouveras le lien pour recevoir les infos en description. Je suis sûre que tu fais déjà beaucoup. Peut-être que maintenant, tu peux juste commencer à faire autrement.
Dis moi dans les commentaires ce que tu as envie de changer dès maintenant ?
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