Dans cette vidéo retrouvez l’interview que j’ai réalisé dans le cadre du Podcasthon et pour l’occasion, c’est l’association de Bleu-Blanc-Cœur qui a bien voulu prendre le micro à mes côtés. L’association du bien manger et du bien produire par Bleu-Blanc-Cœur œuvre pour une alimentation durable et responsable depuis la production jusqu’au consommateur. Bleu-Blanc-Cœur, c’est une certification, estampillée sur de nombreux produits de consommation courante. C’est l’assurance d’un aliment qui a été produit dans de bonnes conditions et dont la qualité nutritionnelle est plus intéressante.
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Bleu-Banc-Cœur, acteur majeur de l’alimentation durable
Le crédo de l’association : une alimentation animale de meilleure qualité pour mieux nourrir les hommes. Dans cette interview, je suis accompagnée de Victoire Ayrault, responsable de la communauté associative, d’Émilie Félix, cheffe spécialiste en cuisine énergétique et d’Alain Delangle paysan engagé, aux projets innovants. Tous les trois sont fortement impliqués auprès de Bleu-Blanc-Cœur et je viens récemment de les rejoindre en tant qu’Ambassadrice de Bleu-Blanc-Coeur. Dans ce 14ème épisode du podcast Mange VIE Aime nous partageons notre vision de l’alimentation et explorons ensemble les missions menées par Bleu-Blanc-Cœur. Vous allez découvrir comment l’association agit pour une alimentation durable et saine, tout en respectant les agriculteurs. Vous comprendrez également pourquoi les produits certifiés Bleu-Blanc-Cœur se démarquent des autres et pourquoi vous devriez en consommer régulièrement. Faites un bond avec nous dans ce que devrait être l’alimentation de demain, une alimentation raisonnée et de bon sens dont Bleu-Blanc-Cœur est aujourd’hui un acteur majeur.
Résumé de l’épisode : Comment avoir une alimentation durable ?
Laura : Bienvenue dans le podcast Mange VIE Aime, le podcast qui explore l’alimentation dans toutes ses dimensions. Aujourd’hui on est ensemble pour discuter de l’association Bien Manger et Bien Produire par Bleu-Blanc-Cœur dans le cadre du podcasthon. Dans cet épisode on va parler d’alimentation durable et d’alimentation de demain. Victoire, toi, tu es responsable de la communauté associative Bleu-Blanc-Cœur qui n’est pas juste une simple association, mais un véritable acteur de l’alimentation durable. Alain, toi, tu es paysan bio en retraite, mais toujours actif avec ton entreprise « Dégustonfoin », qui commercialise des produits de la ferme, comme de la viande, de la crème et des produits dérivés du foin. Émilie, tu es cheffe sommelière spécialisée en alimentation ancestrale et diététique traditionnelle. Tu as fondé les ateliers culinaires « Wayo » pour former les professionnels au manger sainement et durablement. Tu t’intéresses aussi aux alimentations ancestrales et à la culture asiatique, notamment japonaise. Ce qui nous fait un point commun. Je suis Madame Shiitake, ce champignon asiatique aux vertus anti inflammatoires. J’ai un parcours marqué par les maladies inflammatoires, notamment l’endométriose, qui m’ont amené à repenser mon alimentation et à me former pour accompagner les personnes qui souffrent de douleurs chroniques et de maladies inflammatoires. Après cette introduction, j’aimerai qu’on se présente par notre relation à l’alimentation. Quel est votre rapport à l’alimentation et que représente l’acte de se nourrir au quotidien ?
Victoire : L’acte de se nourrir au quotidien est à la fois vital et politique. C’est essentiel de se poser la question, car on mange plusieurs fois par jour et derrière il y a des hommes, des femmes et des moyens de production, dont il faut avoir conscience. Ce que nous mangeons a un impact sur notre santé, notre environnement et les moyens de production. Pour moi c’est un acte politique et citoyen de manger en pleine conscience.
Émilie : Pour moi, se nourrir, c’est prolonger la vie dans la joie et le partage. En tant que formatrice, j’explique aux chefs que créer un plat repose sur trois promesses : le goût, la vitalité et le lien avec le vivant. Il faut que le mangeur en profite, qu’il en tire de l’énergie avec une promesse sur le long terme : une espérance de vie en bonne santé. Parce qu’aujourd’hui on vit plus vieux, mais on tombe malade plus tôt que nos ancêtres. Manger, c’est aussi une question d’harmonie avec la nature.
Alain : Avant de penser à ma propre alimentation, je me suis toujours préoccupé de comment nourrir les autres, en tant que paysan. Nourrir les autres, c’est les nourrir suffisamment, mais c’est aussi préserver et faire des aliments de qualité. Aujourd’hui on constate une perte de biodiversité, une moins bonne qualité de l’alimentation et il y a moins de producteurs. On est à un tournant et j’ai peur qu’on n’ait pas pris suffisamment conscience de tout ça. C’est vraiment la préoccupation que j’ai au travers de mon histoire et de mon métier.
Laura : De base je suis très bonne vivante : pâtisserie traditionnelle, aliments riches en sucre, etc. Mon regard sur l’alimentation a changé à 360° avec l’endométriose. J’ai découvert l’alimentation anti-inflammatoire, ce qui m’a fait prendre conscience que manger ne devait pas être seulement un plaisir, mais aussi un moyen de prendre soin de son corps et de sa santé. L’alimentation durable doit aussi être au service de nos projets, l’alimentation au service de l’humain. Aujourd’hui, je me considère comme « nutrivore » : je choisis mes aliments en fonction de leur apport nutritionnel.
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Ce que j’aime dans Bleu-Blanc-Cœur, c’est que les aliments sont riches en omégas 3. Victoire, peux-tu nous présenter Bleu-Blanc-Cœur et son engagement, ses fondements et sa création ?
Victoire : Bleu-Blanc-Cœur a été fondé il y a 25 ans. C’est une rencontre entre deux hommes, un éleveur laitier breton, Jean-Pierre Pasquet, et un ingénieur agronome, Pierre Weill. Jean-Pierre se posait des questions sur la qualité de son beurre et ils ont essayé de voir le lien qui existait entre l’alimentation animale et la qualité des produits. C’est comme ça qu’on a compris qu’on pouvait adapter les rations des animaux et en y intégrant des plantes locales pour un produit de meilleure qualité. Bleu-Blanc-Cœur ne concerne pas seulement la nutrition, mais aussi l’impact environnemental et l’accessibilité des produits pour que le plus grand nombre puisse avoir une alimentation durable et saine.
Laura : Et qui sont les membres de l’association ?
Victoire : Il y a le cœur économique : la filière agricole. Et depuis quelques années, il y a des médecins qui se sont joints à l’aventure et qui ont voulu vulgariser la démarche. Il y a aujourd’hui des professionnels des métiers de bouche et beaucoup de consommateurs. L’association du bien manger et du bien produire par Bleu-Blanc-Cœur, c’est aujourd’hui 32 000 personnes dont certains membres plus actifs, comme Émilie, Alain et toi qui êtes nos ambassadeurs.
Bleu-Blanc-Cœur et la production, pour une alimentation durable
Laura : C’est en effet ma première action qui nous réunit pour cet épisode du podcast Mange VIE Aime. On va maintenant parler de la partie « fourche », c’est-à-dire la production, et explorer le lien entre agriculture durable, santé animale et respect de l’environnement. Victoire, est-ce que tu peux nous détailler le cahier des ressources Bleu-Blanc-Cœur et les engagements qui vont avec ?
Victoire : On a un cahier des ressources par filière et par animal. Au niveau de l’impact environnemental, on a constaté une diminution de 20% de l’impact carbone. Pour ça on va réintroduire les cultures locales pour limiter l’importation. On interdit l’huile de palme depuis longtemps. Bleu-Blanc-Cœur est reconnu d’utilité publique.
Laura : Il y a donc de réels impacts pour préserver l’environnement, mais qu’en est-il de la santé animale ?
Victoire : On agit pour la santé animale via l’alimentation. Avec les agriculteurs qui travaillent avec nous, on a constaté que les animaux sont en meilleure santé, ils tombent moins malades et leur fertilité est meilleure.
Laura : Alain, comment s’est passée l’aventure Bleu-Blanc-Cœur pour toi ?
Alain : Le rôle d’un producteur c’est de savoir observer ses animaux pour savoir s’ils sont en bonne santé, si une ration est bien équilibrée. Quand j’étais adolescent un vétérinaire m’avait dit : « une ration doit être variée, non avariée et à ne pas varier ». C’est très pertinent. L’alimentation des animaux c’est très complexe, mais elle nous donne des leviers pour ajuster et pour que les animaux soient en meilleure santé. Avant Bleu-Blanc-Cœur, j’étais déjà en bio, donc la question environnementale m’est apparue très vite. Après l’école, on a transformé les prairies en maïs, de l’agriculture très conventionnelle pour produire plus. Puis après quelques années nos productions étaient moins belles, il fallait plus de désherbant. On s’est dit qu’on avait cassé quelque chose. On s’est formé et on a revu notre système, on a réimplanté des prairies, on a expérimenté pour ne plus être dépendants des pesticides. Aujourd’hui on commercialise des produits Bleu-Blanc-Cœur et bios.
Victoire : Ce qui est intéressant c’est la complémentarité entre le bio et Bleu-Blanc-Cœur. Tout Bleu-Blanc-Cœur n’est pas bio, notre expertise c’est l’alimentation animale. C’est une démarche avec obligation de moyens et de résultats. Bio c’est un label, Bleu-Blanc-Cœur, c’est une certification qui a pour vocation de certifier la qualité nutritionnelle et l’impact environnemental positif des méthodes.
Laura : Toi Émilie, tu es venue à Bleu-Blanc-Cœur parce que tu travaillais avec un éleveur en Aubrac ?
Émilie : J’ai passé quatre années auprès de Christian Valette, restaurateur et éleveur et il avait cette idée d’avoir une qualité exceptionnelle. Il s’intéressait au bien-être animal à Kobe, au Japon. Le bien-être animal dans sa ferme, c’était exceptionnel. C’était spacieux et il y a eu tout ce travail sur l’alimentation. C’est là que commence l’aventure Bleu-Banc-Cœur et tout le sérieux de la démarche qui consiste à restaurer cette filière du lin. On sait que le lin apporte des omégas 3 à la viande. Pour la nutrition de l’homme on va s’intéresser à l’alimentation animale. Le bien-être va être très important parce que ça se retrouve dans la qualité de la viande. En fonction de comment bouge un animal, de comment il regarde et interagit, on sait quelle qualité de viande il va donner. Cette notion de bien-être influe sur l’énergie vitale qu’on retrouve dans l’animal. Les éleveurs adorent leurs bêtes et tout l’amour qu’ils mettent dans leur ouvrage se retrouve en cuisine. Pour qu’il y ait beaucoup d’énergie vitale dans un ingrédient, l’idéal est qu’il soit sauvage, mais on ne peut pas tous vivre de la pêche ou de la chasse. Il faut donc se tourner vers des méthodes d’élevage, et toutes ne se valent pas. Pour retrouver un maximum d’énergie dans un ingrédient il faut choisir des démarches comme Bleu-Blanc-Cœur ou le bio.

Laura : Bleu-Blanc-Cœur c’est uniquement en France ? Ou est-ce que c’est voué à s’internationaliser ?
Victoire : L’objectif de Bleu-Blanc-Cœur c’est de créer une chaîne de valeur sur le territoire français. On est contacté par d’autres pays qui veulent créer des filières similaires sur leurs territoires. On est présent en Malaisie et en Colombie.
Laura : C’est important de faire changer les consciences, on est tous concernés par l’alimentation.
Alain : La durabilité de l’agriculture ça devrait être une obsession pour les gouvernements, les agriculteurs et les consommateurs. Et ce n’est pas une évidence quand on voit comment se passent les choses. Qu’est-ce que ça veut dire si l’agriculture n’est pas durable ? Ça veut dire qu’on accepte de s’autodétruire. Je reviens sur l’élevage. Pour les paysans, ce n’est pas que des réussites. Il arrive que des animaux décèdent et c’est à chaque fois un sentiment d’échec, on se sent coupable. Si ça arrive souvent, c’est un bouleversement pour un paysan.
Le deuxième pilier de Bleu-Blanc-Cœur pour une alimentation durable : le respect de l’environnement
Laura : Préserver l’environnement, ce n’est pas se concentrer uniquement sur les pratiques agricoles. Il faut bien produire pour préserver l’environnement, mais il y a aussi les pratiques de consommation. Quel serait le moyen de sensibiliser les consommateurs à manger de la viande de manière raisonnée ?
Victoire : L’éducation alimentaire est essentielle. On ne nous apprend pas, à l’école, le métier d’agriculteur ou ce que mangent les animaux, c’est pourtant la base pour que chacun soit un « consom’acteur ». Il faut se regrouper et se former ensemble. C’est tout l’intérêt de la communauté associative Bleu-Blanc-Cœur. Il va falloir diminuer sérieusement notre consommation de viande et sensibiliser à la transition alimentaire.
Émilie : Je prône une alimentation flexitarienne : moins de viande, mais de meilleure qualité. La viande est importante et même nécessaire dans certaines périodes de la vie. Avec un régime végétalien, on risque des carences. Les protéines animales sont importantes au moment du déjeuner. Le soir, l’objectif est d’avoir un sommeil réparateur et de digérer facilement, on peut passer sur un repas végétarien. Pour la viande, l’idée est de baisser les portions, car on en mange trop, mais on va aller chercher de la viande Bleu-Blanc-Cœur, ou bio. Il ne faut pas hésiter à aller chez son boucher de village ou au marché pour avoir une idée de comment sont élevées et nourries les bêtes. Donc moins et mieux et plutôt au déjeuner qu’au dîner.

Laura : Pour moi, le problème n’est pas la viande, mais la surconsommation et la mauvaise qualité des produits transformés. Il est important de choisir des viandes riches en bons nutriments, comme celles labellisées Bleu-Blanc-Cœur. Je prône le petit-déjeuner protéiné avec des œufs Bleu-Blanc-Cœur, par exemple. Il nous faut des protéines mais il faut savoir équilibrer entre protéines végétales et animales, toutes de qualité.
Émilie : Mon professeur de médecine chinoise me disait que le couscous était un excellent exemple de plat équilibré. Il y a des céréales, des légumineuses en petite portion et la viande et les légumes sont présents. Les légumes c’est la base du repas. La céréale et la légumineuse c’est un combo qu’on voit dans de nombreux pays, qui donne une satiété durable et la viande donne cette énergie au service d’une journée intense.
Alain : L’alimentation a beaucoup évolué. Il y a quelques décennies tout le monde avait un lien avec la campagne, mais ça aujourd’hui c’est fini. Je pense qu’il va falloir rééquilibrer les territoires. Il faut un retour des gens de la ville vers la campagne. On a concentré l’élevage dans certains territoires et on l’a fait disparaitre dans d’autres. On a fait pareil avec les humains, il n’y a plus personne dans les campagnes. Se pose donc la question du renouvellement du monde paysan. Il n’y a plus ce lien qui permet d’être dans la réalité.
Laura : Pour préserver cet environnement, il faut aussi favoriser le bien-être humain et social. Victoire, est-ce que vous avez des études qui montrent comment votre démarche améliore la santé humaine ?
Victoire : La démarche Bleu-Blanc-Cœur elle est basée sur des études scientifiques. 5 études ont démontré qu’une alimentation plus riche en omégas 3 a un intérêt nutritionnel et en prévention santé qui est intéressant. Les nutriments naturellement présents dans l’alimentation Bleu-Blanc-Cœur sont sources de bien-être. Les études ont aussi démontré l’importance de l’équilibre, équilibre des lipides, mais aussi le ratio oméga 6 / oméga 3 qui est bien plus intéressant dans une alimentation Bleu-Blanc-Cœur.
Laura : On se retrouve donc avec des aliments riches en omégas 3, Émilie quelles sont les techniques culinaires qui permettent de préserver cette richesse nutritionnelle ?
Émilie : C’est un peu le même principe pour tous les ingrédients. Il faut des ingrédients plein d’énergie, dans les plantes, chez l’animal heureux, etc. L’objectif c’est de conserver cette énergie. La fermentation augmente l’énergie. Sécher va concentrer l’énergie. On perd de l’énergie si on cuit trop longtemps, mais on rend l’aliment plus digeste. Plus on cuit vite, plus on garde l’énergie vitale. Inversement, les cuissons lentes ont une énergie plus calmante. Il y a aussi des règles de transformation. En observant le vivant, on a toutes les clefs. Par exemple, la façon dont un légume pousse nous donne des astuces pour savoir comme le découper et préserver son énergie vitale. On va découper les poireaux dans le sens de la fibre. La découpe a une incidence. L’association des ingrédients entre eux est aussi importante. Les plantes compagnes sont des plantes différentes qui poussent proches l’une de l’autre. Les associer en cuisine est bien souvent une excellente idée.
Laura : Alain, de ton côté, est-ce que tu penses que bien produire a eu un impact sur ta santé personnelle ?
Alain : C’est l’envie de créer et d’innover qui me permet d’être en bonne santé. En créant Dégustonfoin j’avais envie de faire quelque chose en vente directe. Aujourd’hui on commercialise aussi de la viande surgelée, à la fois dans les petites supérettes qui ont souvent moins d’offre en bio, ainsi qu’à la ferme. En voyant les chefs qui cuisinaient du foin, on a eu l’idée de Dégustofoin, on propose des recettes et aujourd’hui on vit à deux de ce projet. On vend du confit de foin, du sirop de foin, de la bière au foin, du vinaigre de cidre au foin, de la crème au foin, des biscuits, etc. Les gens sont agréablement surpris par les produits.
L’accessibilité au cœur des actions menées par Bleu-Blanc-Cœur
Laura : J’en profite pour bifurquer sur notre dernière partie, l’accessibilité. Pour que l’alimentation soit durable, il faut que ce soit économiquement viable pour les producteurs, mais aussi accessible pour les consommateurs. Victoire, au niveau du cahier des ressources, est-ce que cette notion de « fourchette de prix » est prise en compte ? Comment faites-vous pour essayer de réduire le coût de production ?
Victoire : L’accessibilité est un pilier fondamental de Bleu-Blanc-Cœur. Il y a un surcoût pour les éleveurs qui s’engagent chez Bleu-Blanc-Cœur, mais on veille à ce que ce surcoût de production ne dépasse pas 5% par rapport à l’ancien schéma de l’éleveur ou de l’agriculteur. Ce surcoût est vite rentabilisé puisque tous les éleveurs réduisent aussi leurs frais vétérinaires grâce à une meilleure santé des animaux. Les animaux se sentent mieux et produisent plus, ça équilibre la démarche et la rend plus accessible pour le consommateur. Nous avons intégré la grande distribution pour toucher un plus large public.
Laura : Alain, quelles ont été tes astuces pour améliorer l’accessibilité de tes produits ?
Alain : L’accessibilité c’est l’équité, c’est très complexe, c’est quoi un bon prix ? Est-ce que le monde de la production est raisonnable dans ses investissements ? Côté consommateur, il faut se dire que l’alimentation a une valeur et un coût et faisons tout pour que les gens aient assez de revenus pour pouvoir manger sainement. Il faut mettre en place une éducation pour que les gens sachent prioriser les choses. La part de l’alimentation a énormément diminué dans le budget des ménages. Il y a aujourd’hui un gaspillage énorme et il faut bien comprendre la valeur de la nourriture. Il faut aussi savoir valoriser les restes.

Émilie : Quand on travaille un produit et qu’on a mis de l’énergie et de la joie dedans, on donne de la valeur à ce qu’on fait et on gaspille moins. Pour faire des économies, on peut manger un peu moins de produits chers, on leur associe des produits moins chers, on cuisine, on fait les choses à la main. On n’est pas obligé de manger de la viande tous les jours, deux, trois fois par semaine c’est suffisant. Certains poissons sont excellents et peu onéreux. Il faut réapprendre à les travailler. En saison, les produits bios sont presque au même prix que les produits conventionnels. Le problème c’est aussi les distributeurs qui ont tendance à marger davantage sur le bio.
Alain : Aujourd’hui, grâce au e-commerce, on peut distribuer partout en France en limitant les intermédiaires. Il y des alternatives aujourd’hui à la grande distribution, mais il faut que le monde de la production soit formé à faire du commerce.
Laura : Pour clôturer cette interview, comment est-ce qu’on reconnaît les produits Bleu-Blanc-Cœur ?
Victoire : Le logo est reconnaissable par ses trois couleurs et la fleur de lin. Il certifie une alimentation de qualité et un soutien aux pratiques agricoles responsables. On trouve les produits Bleu-Blanc-Cœur en grande distribution, mais aussi auprès des éleveurs, en vente directe.
Laura : Merci à tous pour cet échange.
Victoire : Ce qui nous rassemble tous, c’est la notion de sens, une agriculture sensée, une alimentation de bon sens. Pour celles et ceux qui veulent se former et s’informer, vous êtes toutes et tous les bienvenus dans la communauté Bleu-Blanc-Cœur.
Alain : Engagez-vous.
Tous ensembles : Engagez-vous !
Emilie : Et faites le marché.
Laura : Je suis ambassadrice Bleu-Blanc-Cœur depuis peu de temps et je suis ravie de faire partie de cette communauté engagée avec vous.
Pour soutenir Bleu-Blanc-Cœur, adhérer à l’association ou simplement vous renseigner sur la démarche, rendez-vous directement sur le site de Bleu-Blanc-Cœur.
Retrouvez Emilie Félix : @emiliefelix_ ; les ateliers WAYO.
Retrouvez Alain Delangle : @degustonfoin ; les produits fermiers.
Merci pour votre écoute ou votre lecture. N’hésitez pas à me faire un retour sur cet épisode un peu particulier en commentaire.
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Merci pour cet échange passionnant, une table ronde avec des invités très intéressants ! Je ne connaissais pas cette association.
Bleu-Blanc-Cœur apporte une vraie réponse aux enjeux d’une alimentation plus saine et durable. Un bel engagement pour notre santé et celle de la planète ! 🌿🍽️
Contente que tu découvres l’association et la certification Bleu-Blanc-Cœur. Ouvre l’œil lorsque tu fais tes courses, tu devrais trouver des produits qui sont estampillés du logo Bleu-Blanc-Cœur. C’est l’assurance d’un produit de meilleure qualité et derrière lequel se cache l’engagement de centaines (voire plus) de passionnés, pour une alimentation durable et raisonnée.
Merci de mettre en lumière ce thème si interessant et montrer qu’on peut être acteur du changement dans son assiette. Merci pour le partage.
Merci pour ton retour. Effectivement, on peut tous être acteur du changement dans notre assiette et il suffit généralement de peu de choses pour amorcer un changement durable qui sera bénéfique pour la santé =) Le tout est de se lancer.
Bravo pour ce podcast qui apporte beaucoup de valeur pour le manger vrai sain et durable. Et dont chaque participant incarne tellement le « mange vit aime »
Super intéressant cet échange !
🌱 J’aime beaucoup cette approche qui lie alimentation durable, bien-être et production responsable. L’idée de manger en pleine conscience en prenant en compte l’impact de nos choix est essentiel.
Merci pour ce partage enrichissant !
Bonjour Stéphanie, contente que tu aies aimé cet échange. Comme tu le dis, avoir conscience de l’impact de nos choix est essentiel et l’alimentation est un levier sur lequel nous pouvons tous agir (à notre échelle bien-sûr), et si c’est en plus bon pour notre santé, nous avons tout gagné.
Ce genre d’approche prouve que l’on peut allier santé, respect de l’environnement et bien-être animal. C’est motivant de voir des solutions concrètes pour transformer nos habitudes alimentaires en un vrai geste pour la planète. Merci pour ton article.
Bonjour Jackie, l’approche Bleu-Blanc-Cœur est effectivement une belle preuve qu’il est possible de mettre notre santé, le bien-être animal et l’environnement au cœur de notre alimentation. Je vois davantage cette transformation de nos habitudes alimentaires comme un retour vers ce qui se faisait de bien avant qu’on se mette à faire les choses n’importe comment.