Douleurs de règles, douleurs articulaires, maux de ventre, fatigue chronique, maux de tête, douleurs digestives, ballonnements, êtes-vous concernés par un ou plusieurs de ces problèmes ? Et si toutes ces douleurs avaient une racine commune ? Et si on arrêtait de traiter les symptômes, pour aller voir à la source ? Aujourd’hui je vous raconte comment j’ai appris à calmer mes douleurs inflammatoires, chroniques ou passagères, grâce à une approche naturelle et profondément respectueuse de mon corps. On va parler, vous vous en doutez, d’alimentation anti inflammatoire, de repos et de santé digestive, de gestion du stress, mais aussi de mes galères, mes prises de conscience et de ce qui a vraiment tout changé.
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Transcription épisode : Comment se libérer des douleurs inflammatoires ?
Pendant longtemps, j’ai vécu avec la douleur comme on vit avec un bruit de fond.
Présente, constante, mais banalisée. Il y a des jours où la douleur est si discrète qu’on l’oublierait presque. Et puis il y a tous les autres jours.
On m’a toujours dit que les crampes pendant les règles c’était « normal ». Le premier jour du cycle était très souvent un enfer pendant mon adolescence, mais j’avais appris à croire que c’était comme ça, qu’il fallait faire avec. Allers-retours à l’infirmerie du collège, vomissements, mais surtout des douleurs vives et violentes. Ce n’étaient pas de simples crampes. C’était un feu dans mon ventre, une tension constante. Je n’ai à l’époque pas cherché à comprendre, j’ai pris la pilule, ce médicament dont on oublie rapidement qu’il en est un, et finalement, les douleurs ont disparu. Je suis passée de douleurs invisibles pour les autres, à indolores pour moi-même. Victoire ! J’ai cru que le problème était derrière moi. Spoiler alerte, je n’ai fait que mettre sous le tapis un problème qui allait revenir au galop quelques années plus tard.
Pour beaucoup d’entre nous, les douleurs ont une source inflammatoire, les douleurs inflammatoires. C’est invisible, c’est persistant ou cyclique. Le problème, c’est qu’il faut voir la douleur comme une amie. Elle est là pour vous alerter qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est comme une alarme incendie, c’est dérangeant, le bruit est sourd et strident, mais est-ce que votre réflexe serait de débrancher l’alarme quand elle se déclenche ? Non, vous allez d’abord chercher s’il y a de la fumée, ou un début d’incendie quelque part dans votre intérieur. Et bien les douleurs inflammatoires c’est la même chose, un médicament ou un calmant permet souvent d’éteindre le symptôme, mais ne va pas chercher à résoudre le problème à sa source = éteindre ce qui provoque l’incendie.
Attention, grande précision, je ne suis pas du tout contre l’usage des médicaments, quand ils sont nécessaires, en cas de maladie chronique, de traitement pour un problème de santé. Je parle ici d’un usage raisonné des antidouleurs, dans le sens où oui, il faut parfois calmer la douleur quand elle est handicapante, mais ça ne doit pas être votre seule action pour reprendre en main votre santé. Il faut aller plus loin, marcher main dans la main avec la médecine, jusqu’à trouver la solution durable à vos soucis, et je l’espère pour vous, la plus naturelle possible.
Arrêt de la pilule : premières douleurs inflammatoires
Le problème c’est que cette pilule, un jour j’ai décidé de l’arrêter, ça faisait plus de 12 ans que je la prenais, je voulais faire une pause avec les hormones. Rien à signaler au début, un retour naturel du cycle, jusqu’au retour de ces fameuses douleurs. Mais encore une fois, je ne réalise pas que ces douleurs sont anormales, je me fais à l’idée, je les accepte, et je subis ma vie le premier jour de chaque cycle. Et puis un jour, il y a eu plus que ça.
Des douleurs digestives violentes. Des épisodes de diarrhées fulgurantes. Des hémorragies digestives inexpliquées. J’étais souvent au bord du malaise. Un ventre qui ne me laissait aucun répit. Un corps qui criait. Et une fatigue profonde, collante, comme si mon énergie me glissait entre les doigts.
Le pire, c’était cette impression de vivre en mode survie. Mon quotidien était organisé autour de ce que je pouvais ou ne pouvais pas digérer. Autour de mes douleurs, de mes règles, de mes crises intestinales. Chaque décision devait composer avec l’inconfort, la peur et surtout les douleurs. Et ça, peu de gens le voyaient. On me voyait surtout comme une personne fatiguée qui ne pouvait plus rien manger. En plus de souffrir terriblement, j’avais la honte de déranger, avec mon régime alimentaire très limité.
L’errance médicale
J’étais dans une errance médicale depuis plusieurs mois. IRM, coloscopies, examens en série, traitements de plus en plus lourds…mais rien ne marchait, mes hémorragies digestives étaient toujours là, les crampes et maux de ventre tout autant. La sensation qu’on me griffait de l’intérieur. Je pense que chaque personne a un rapport particulier à ses douleurs ; parfois on a l’impression qu’elles nous résument et ça peut vite virer à l’obsession. C’était en tout cas mon quotidien pendant près de 9 mois. Un seul objectif, trouver la fameuse fumée de cet incendie intérieur. D’où venait le problème ?

Au fur et à mesure de l’enquête, des mots nouveaux apparaissent dans mon vocabulaire = endométriose, MICI (maladie inflammatoire chronique de l’intestin), suspicion de rectocolite hémorragique, mais non confirmées par les biopsies et analyses, syndrome de l’intestin irritable, etc. À chaque rendez-vous, je sortais avec plus de questions que de réponses. Jamais on ne me donnait une vision claire de ce que je pouvais faire, mis à part avaler des pilules. Celles qui masquent le problème, et surtout pour un problème global que personne ne comprenait.
Je ne peux que comprendre celles et ceux qui se sentent complètement perdus face à leur corps qui ne fait qu’hurler. Je n’ai pas d’enfant, mais de nombreuses amies mamans se sentent vite désemparées face aux pleurs de leur bébé qu’elles n’arrivent pas à décoder. Puis un jour, elles savent, elles répondent finalement au mieux à la demande de leur enfant en suivant leur instinct, et en apprenant à décoder les petits signes que leur bébé leur envoi. Un corps qui souffre, c’est la même chose, il faut aller décoder le message, le prendre en compte, et surtout répondre à ses besoins. Comme une maman fait avec son enfant, qui ne peut se résoudre à le laisser s’épuiser à pleurer.
Apprendre à écouter les messages du corps.
Tout a donc changé le jour où j’ai décidé d’écouter les messages envoyés par mon corps. Des douleurs inflammatoires (ou non) comprises et écoutées, ce sont des douleurs plus faciles à gérer et à calmer. On va agir en fonction de celles-ci, sans pour autant les accepter. On arrête de vivre en mode pilote automatique et résigné, on prend le taureau par les cornes. J’ai arrêté de chercher la solution à l’extérieur, car je savais que se trouvait en moi à la fois la source du problème et sa solution. J’ai donc arrêté de me battre contre mon corps, de lui en vouloir et j’ai commencé à le remercier et m’envoyer ce message qui voulait dire : « prend soin de toi, de nous ».
Je me suis beaucoup documentée, j’ai assisté à des séminaires en ligne, visionné des sommets de naturopathie, j’ai lu de nombreux livres, puis surtout j’ai fait des changements dans ma vie. Pas de résultats sans action. Il ne fallait pas rester dans la théorie, il fallait appliquer. C’est comme ça que j’ai compris que le point commun à tous mes problèmes, c’était l’inflammation. Et j’ai découvert que malheureusement mon mode de vie alimentait cette inflammation.
Je ne vous apprends rien en vous disant qu’on n’éteint pas un incendie avec de l’essence, mais avec de l’eau. Et bien ce qui rentrait dans mon corps était très proche de l’huile qu’on met sur le feu. Mon incendie intérieur je l’alimentais à base de pâtisserie. J’ai passé mon CAP Pâtissier l’année qui a précédé le déclenchement de mon alerte rouge : beaucoup de gluten, de crème, de produits laitiers, de sucre, mais aussi de plats riches et très carnés. Avec mon travail, je courais partout, j’avais souvent très faim, et on terminait généralement la semaine avec un apéro dinatoire à base de fromage, de charcuterie et de vin rouge. Le bon terroir, la bonne gastronomie française mais qui ne fait pas bon ménage avec notre inflammation ;).
Un changement de vie et d’alimentation s’imposait pour en finir avec les douleurs inflammatoires
Le jour où tous ces plats gourmands ne passaient plus, que je ne digérais plus rien, c’est tout un monde qui s’effondrait. Car avant les douleurs, c’est surtout autour de la nourriture que ma vie tournait. J’étais une passionnée de cuisine (et je le suis toujours), on invitait souvent la famille et les amis à partager les repas que je concoctais. Le dimanche c’était pain au chocolat et croissants maisons, du gourmand, toujours du gourmand. Avec le recul, je me dis que sans l’intensité de mes douleurs, je n’aurai peut-être pas été aussi engagée dans mon changement d’alimentation. C’est malheureusement quand la maladie est là que l’on se retrouve au pied du mur que l’on entame les changements dont notre corps a vraiment besoin. Le souci de l’inflammation comme je vous le disais, c’est qu’elle est silencieuse, jusqu’à ce que les premiers symptômes et douleurs inflammatoires fassent leur apparition.
J’ai commencé par une période de repos digestif, car j’ai compris que tout partait de l’intestin. L’inflammation commence ici, et malheureusement notre alimentation et notre stress ont un gros impact sur notre inflammation intestinale. Notre intestin, c’est notre deuxième cerveau, et toutes nos émotions non digérées peuvent aussi avoir un impact sur notre transit et son bon fonctionnement. J’ai mangé beaucoup plus léger, beaucoup moins diversifié, plus simple. J’ai redécouvert le goût du naturel, des produits bruts, sans forcer sur les sauces riches en graisses saturées. Je notais quand ça allait mieux. Quand c’était plus calme. Et ça a justement commencé à s’apaiser.
C’est dans ce contexte que j’ai fait mes premiers pas vers une vie anti inflammatoire. J’ai remis les légumes au centre de l’assiette plutôt que la grosse pièce de viande. Car oui, je suis un petit bout de femme d’1m50, mais j’étais une vraie viandarde ^^ par contre j’adore les légumes, et ça n’a pas du tout été un souci que de les cuisiner et de leur faire une place de choix dans mes assiettes. J’ai réajusté mes listes de courses, fait le tri dans mes placards, acheté plus de produits bruts et beaucoup moins de transformés, ajouté des épices anti inflammatoires à mes plats, et des herbes aromatiques. Mes assiettes sont devenues de plus en plus colorées, ma créativité revenait, je reprenais enfin le goût à la cuisine et à manger. Je ne craignais plus de provoquer une crise, et je me sentais enfin bien dans mon assiette et dans ma tête. J’avais appris à répondre aux besoins de mon corps, à comprendre mes intolérances, et je passais du mode survie au mode présence. Je pouvais faire des scans quotidiens de mon corps en méditation de pleine conscience, pratique que j’avais intégrée à ma vie pour réduire mon stress, et je constatais peu à peu que les douleurs étaient de moins en moins présentes.
Apaiser ses douleurs inflammatoires naturellement et durablement
Si toi aussi tu veux enfin calmer tes douleurs naturellement, sans forcément dépendre des calmants, et bien je t’invite à télécharger ton pack de démarrage à la cuisine anti inflammatoire. C’est le cadeau que je te fais pour te faire gagner du temps et t’éviter toute cette errance que j’ai vécue, alors que j’étais en prise avec mes douleurs vives et inexpliquées. Le jour où j’ai compris que le problème venait de mon inflammation chronique et silencieuse, tout a changé. J’avais enfin un objectif, et une solution à ce problème.
Pour moi, ça passe par avoir un mode de vie anti inflammatoire, l’alimentation anti inflammatoire étant le premier pas que tu peux faire pour tendre vers ça. Rappelle toi que tes douleurs sont un message et non un ennemi. Ne cherche pas à les combattre, mais à les écouter. On peut reprendre le pouvoir sur son corps, sans violence, naturellement, avec douceur. Aujourd’hui on m’a diagnostiqué une endométriose profonde, un syndrome de l’intestin irritable et une possible MICI, maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Mais tous ces mots ne me définissent pas. Je ne suis pas malade, je suis un corps plein de vie qui sait faire passer les messages quand je m’éloigne un peu trop de mon chemin, et quand je ne prends pas assez soin de lui. Quand on prend le temps d’écouter son corps, on découvre que le symptôme n’est jamais le problème, mais le signal. Et vous, que vous dit votre corps ? Est-ce qu’il murmure, est-ce qu’il crie, est-ce qu’il vous supplie que vous l’écoutiez enfin ?
Prenez soin de vous, de votre assiette, de votre corps.
👉 Ce que vous allez trouver dans cet épisode :
- (00’00) Introduction
- (1’40) La douleur en tâche de fond
- (2’10) Règles douloureuses : la pilule pour étouffer les symptômes
- (3’43) Retour des douleurs et crises digestives
- (4’55) L’errance médicale
- (6’35) Le déclic : ne pas combattre les douleurs, les écouter
- (7’25) Changement d’alimentation et de mode de vie
- (9’45) La cuisine anti inflammatoire : le changement vers la créativité
- (10’45) Apaiser les douleurs de façon naturelle et sur le temps long
- (11’28) Conclusion : n’étouffez pas le symptôme, il a beaucoup à nous apprendre
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Musique : Ilya Marfin
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Merci de votre écoute, à très vite.
Laura
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Merci pour cet article si éclairant et plein de bon sens.
J’ai beaucoup aimé ton image de l’incendie : un médicament éteint le feu en surface, mais pas ce qui l’a allumé. C’est exactement ça.
Et aussi cette phrase sur l’intestin comme deuxième cerveau — j’en fais de plus en plus l’expérience. J’ai moi-même commencé à écouter mon corps depuis quelques années, notamment en lien avec des inflammations cutanées (acné).
J’avoue qu’au début, j’aurais rêvé d’une crème miracle… Et puis j’ai compris que le vrai chemin, c’est celui du prendre soin, au quotidien.
Chez moi, arrêter le gluten, les sucres rapides, aller marcher, respirer, adopter une hygiène de vie plus douce : ça a tout changé. Ce sont des petits pas, mais ils font une grande différence.
Je te rejoins totalement sur cette approche globale et holistique : alimentation, corps, émotions… tout est lié. Et j’ai trouvé ton article à la fois inspirant, simple et motivant. Merci pour ton partage 🌿
Merci Lison pour ton message et heureuse que l’article soit inspirant =)
J’utilise beaucoup les images, notamment en coaching, ça aide beaucoup à faire comprendre des choses qui sont parfois complexes, voire rébarbatives. Concernant ton problème de peau, j’ai l’impression que tu as adopté la bonne démarche et l’approche holistique n’est de toute façon jamais une mauvaise idée !
Définitivement pour une approche holistique de l’inflammation et ne pas étouffer le symptôme, du moins avant de l’avoir vraiment vu et cherché à le comprendre. Cela fait aussi des années que mon corps m’a demandé de mettre plus de conscience sur ce que je mange, ce que j’utilise comme produits mais aussi mes relations et bien d’autres choses plus subtiles. Et souvent maintenant quand je ressens de l’inflammation je sais que ce n’est pas dû à mon assiette mais à un autre message que mon corps doit libérer à ce moment 😉 en tous cas vive les beaux légumes qui poussent en ce mois de juin au jardin 🥒🥰
Merci beaucoup pour ton retour, comme tu le dis très bien, la conscience des choses est très importante et ça s’applique à toutes les sphères de notre vie.
Merci pour cet article. En ce qui me concerne, je suis un peu désespérée par un rhumatisme à tendance inflammatoire qui me réveille toutes les nuits (mal de dos très violent) et m’empêche de faire une nuit complète. Vie saine, alimentation végétarienne, sport, méditation, etc… rien n’y fait !
Bonjour Alexandra, ton témoignage est intéressant et oui comme tu le dis les rhumatismes peuvent nous mener la vie dure. Concernant l’alimentation, manger végétarien est une bonne chose pour manger plus sainement, mais je t’invite à creuser du côté de l’alimentation anti inflammatoire. Pour les rhumatismes, l’alimentation anti inflammatoire peut t’aider à apaiser tes douleurs. J’accompagne en ce moment une personne qui souffre de rhumatismes avec un traitement médical quotidien à vie et son état de santé s’est largement amélioré depuis qu’on travaille ensemble. Et elle prend toujours autant de plaisir à manger et même à cuisiner =)