Dans ce 19e épisode du podcast Mange VIE Aime, j’ai le plaisir d’échanger avec Cloé Blaise, une pâtissière/traiteur belge installée en France. J’ai épaulé Cloé au court d’un accompagnement holistique de plusieurs mois suite à son burn-out. Ensemble, nous évoquons cette période difficile de sa vie et son choix de quitter le salariat pour l’entreprenariat. Un changement de vie radical qui n’est pas évident à manœuvrer surtout dans un état d’épuisement important, causé par le burn-out. Dans ce contexte, Cloé rencontre d’importants problèmes au niveau de son alimentation et de sa digestion. Plus rien ne passe, Cloé ne mange plus par plaisir et se sent complètement saturée.
🙋🏼 Bienvenue sur mon site Madame Shiitaké ! Avez-vous déjà téléchargé votre pack de 7 jours vers le mieux vivre et le mieux manger ? Grâce à ce guide vous pourrez mettre en place facilement les principes de la cuisine anti-inflammatoire au quotidien !
👉🏼 Cliquez ici pour télécharger votre pack gratuitement 🙂
Dans cet épisode nous retraçons le travail mené ensemble, pour remettre son alimentation sur les bons rails. Des mois de suivi, de méthode et d’apprentissage pour retrouver goût à la nourriture, mais pas que. L’accompagnement holistique permet de comprendre le lien étroit qui existe entre alimentation et émotions, ainsi que la complexité de notre sphère digestive. L’accompagnement holistique met aussi l’accent sur une chose : chaque personne est unique et ne réagit pas de la même façon face aux différentes catégories d’aliments. Il faut simplement apprendre à se connaître. Je vous laisse avec le témoignage de Cloé qui vous explique comment elle est aujourd’hui redevenue bien dans sa tête et bien dans son assiette. Bonne écoute à toutes et tous.
Transcription de l’épisode : Retrouvez la forme après un burn-out grâce à mon accompagnement holistique
Le parcours de Cloé avant l’accompagnement holistique
Laura : Salut Cloé, je suis très content de t’accueillir sur le podcast Mange VIE Aime. Comment vas-tu ?
Cloé : Salut Laura, je vais super bien. Merci de m’avoir proposé cette interview.
Laura : Merci beaucoup d’être avec nous, on va parler de ton parcours professionnel et on va passer cet épisode ensemble pour comprendre en quoi l’alimentation et l’accompagnement nutritionnel que j’ai fait avec toi pendant 6 mois ont permis de te soutenir dans un contexte post burn-out. Tu as vécu un burn-out et tu es aujourd’hui reconvertie, à ton compte, entrepreneure pâtissière. Est-ce que tu peux s’il te plaît te présenter, présenter ton parcours et ton histoire avant que nos chemins se croisent ?
Cloé : Je m’appelle Cloé, j’ai 30 ans, je suis diplômée en tant que graphiste et j’ai fait une formation dans la restauration et déjà à l’époque, j’avais de gros soucis avec l’alimentation. J’ai travaillé dans des restaurants, en hôtellerie et en traiteur. En parallèle de mon dernier stage, j’ai ouvert un blog où je partageais des recettes. Avec le Covid, j’ai axé ma passion au niveau du blog et de la photographie culinaire, une façon d’allier tout ce que j’avais appris. Dès mes premiers pas dans le statut de salarié j’ai tout de suite su qu’avoir un patron n’était pas fait pour moi. Mais je me suis forcée à rester où je travaillais. Je savais que je n’allais pas aimer ce travail, mais j’y suis quand même restée 4 ans. Au bout d’un moment mon corps et mes émotions ont pris le dessus et j’ai traversé un burn-out. C’est ce qui a fait qu’aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer pleinement dans mon statut d’indépendante.
Laura : On a commencé à se suivre sur les réseaux sociaux, sur Instagram via cette casquette de la photographie culinaire. On a toutes le deux vécu ce fameux burn-out, mais aussi cette envie de changement, de trouver une nouvelle voie. On se retrouve donc sur le terrain de la photographie culinaire, on échange, le feeling passe bien. J’ai l’impression que la photographie culinaire a été notre transition d’un métier passion à un autre métier qu’on exerce comme indépendantes. Toi en pâtisserie, moi comme coach en nutrition. Selon toi, qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur qui a fait que tu as compris que le salariat ce n’était plus du tout pour toi ?
Cloé : J’ai très longtemps pris sur moi, mais mon mental ne voulait plus l’entendre. Je rentrais du travail d’humeur exécrable et souvent c’est mon conjoint qui en subissait les conséquences. Il ne se passait pas une semaine sans que je pleure. C’était mon moyen à moi de m’exprimer. Que ce soit par colère ou par tristesse, les larmes étaient mon moyen d’expression. Le fait que cette situation se répercute sur ma vie privée, sur ma relation amoureuse a été l’élément déclencheur. Je refusais catégoriquement que mon travail vienne empiéter sur ma vie privée et mon couple. Physiquement, ça n’allait plus, c’était un travail très physique et très prenant mentalement. J’ai fait des séances de kiné, pensant que les problèmes allaient se régler comme ça. Mais très vite ma kiné m’a dit qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose. Elle voyait que le problème allait bien au-delà du physique et qu’il fallait carrément que je change de travail. Je savais que le salariat ne m’allait pas, que l’herbe n’était pas plus verte ailleurs et que changer de travail n’allait pas me correspondre. Il fallait que je saute enfin le pas.
Quand le corps et la digestion ont des messages à faire passer
Laura : Il te fallait un vrai changement, pas seulement un changement de patron, mais plutôt de mode de vie en te mettant à ton compte. Donc ton corps te lance des messages, tu te sens physiquement impactée, mais comment tu te sens au niveau de ta digestion dans cette période de crise ? Le burn-out c’est une crise à la fois émotionnelle, professionnelle et une crise de vie. Comment ça t’impacte au niveau de ta digestion ?
Cloé : En consultant mon médecin traitant, je n’imaginais pas une seule seconde qu’il allait m’arrêter pour mon burn-out. J’avais déjà des soucis digestifs qui remontaient à longtemps, mais je n’en comprenais pas les raisons. J’ai donc consulté mon médecin pour ces problèmes et il a rapidement compris, malgré ces sensations de ballonnements, d’intestin torsadé, de ne rien vouloir manger, d’être saturée à chaque repas, que le mental pouvait jouer. Je savais qu’il n’y avait pas que ça et que j’avais d’autres choses à régler au-delà de mon apaisement mental. C’est pour ça que je me suis tournée vers toi. Je sentais que j’avais une grosse réparation à faire sur ma situation professionnelle, sur ma surcharge mentale, mais qu’il y avait aussi un souci au niveau physique, intérieur et alimentaire.
Laura : On voit que c’est quelque chose d’assez symétrique et de très complexe. Est-ce qu’avec le recul, tu penses que ton toi intérieur essaie de te faire passer des messages en utilisant ton corps pour te dire que tu n’es pas forcément sur ton chemin et qu’il ne faut peut-être pas seulement changer de patron, mais changer de destination, de façon de faire et de mener ta vie. Est-ce que tu le vois comme ça aujourd’hui ?
Cloé : Oui complètement. Je me rends compte que plus j’avance, plus mon corps s’exprime avant même que mon esprit et mes pensées aient pu comprendre que quelques chose n’allait pas. Quand je suis tressée, mon corps me le fait ressentir, que ce soit au niveau des intestins, mais aussi du sommeil. Je me rends compte que tout est lié et que bien souvent le corps s’exprime avant qu’on ait soi-même pris conscience des choses.
Laura : C’est hyper intéressant de voir que tu as fait un chemin sur cette prise en compte des messages que t’envoie ton corps. Pendant cette période de flou, à la fois professionnel et personnel, quel est ton rapport à l’alimentation ? Comment se passent tes repas ? Est-ce que tu prends plaisir à manger ? Est-ce que tu prends le temps de manger ? Bref, comment ça se passe au niveau de l’assiette au moment du burn-out et avant qu’on travaille ensemble ?
Cloé : Au moment du burn-out et pendant les deux années précédentes, je ne m’alimentais plus du tout le midi. Une banane faisait largement l’affaire. On n’avait que 30 minutes de pause. Vu que je travaillais dans un système de chaîne de production alimentaire il fallait suivre des règles d’hygiène. Il fallait qu’on se déshabille, qu’on se lave les mains avant et après le repas, du coup les 30 minutes se réduisaient souvent à 10 minutes. Donc je ne prenais pas le temps de manger. Je ne voulais pas de ballonnements qui allaient m’alourdir et impacter ma productivité. C’était très important pour l’entreprise, c’était vraiment rendement, rendement. Les repas n’étaient pas très intéressants et je ne prenais pas vraiment de plaisir à manger, parce que j’avais perdu cette habitude, même pour les repas du soir. Quand on cuisine toute la journée, on n’a plus cette envie à la maison. Grâce à toi, j’ai appris quels produits mon corps ne tolère pas ou en petites quantités. Aujourd’hui, je peux prendre plus de plaisir à manger parce que je sais qu’après un repas je ne vais plus ressentir ces sensations de ballonnement ou d’irritation intestinale.
Laura : Du coup, il y a une grosse différence entre aujourd’hui et la Cloé à table avant le burn-out. Je me souviens qu’un jour je reçois un MP sur Instagram, un message de détresse. Je le prends vraiment comme ça avec le recul. Je n’avais pas encore proposé mon accompagnement, mais je partageais les coulisses de ma formation en nutrition que je fais auprès du CERDEN en Belgique. Je sais que tu traverses une période difficile de burn-out. J’ai partagé à ce moment là mon guide gratuit pour débuter la cuisine anti inflammatoire et tu es la première à le télécharger. Merci pour ta confiance et c’est à la suite de ça que tu me contactes parce que tu vois que je mets en place des choses pour aider celles et ceux qui sont en crise digestive. Qu’est-ce qui te pousse à prendre soin de toi du côté de l’alimentation ? Et qu’est-ce qui te pousse à te tourner vers moi pour sortir de ce moment de crise ?
Cloé : En fait à ce moment là je consulte mon médecin, je pense que c’est ce que tout le monde fait.
Laura : C’est ce qu’il faut faire oui.
Cloé : C’était ingérable et insupportable pour moi au quotidien. La fatigue mentale semble être selon lui ce qu’il faut prendre en main pour guérir tout ça. Mais moi, je sentais que ça ne suffirait pas. Je pense que malheureusement, les soucis digestifs ne sont pas pris très au sérieux par la médecine conventionnelle. C’est tout naturellement que je suis venue vers toi parce que dans nos échanges je sentais qu’il y avait quelque chose qui matchait. On a eu un parcours à peu près similaire et on a une vision assez semblable des choses et donc j’ai tout de suite eu confiance en toi et je ne le regrette absolument pas.
Retour d’expérience du coaching nutrition holistique
Laura : Merci pour cette confiance et donc, ce moment là, je construis mon accompagnement sur-mesure avec toi puisque je n’ai pas encore lancé mon accompagnement et je te propose d’être ma première coachée. Je te propose de t’accompagner d’un point de vue nutrition holistique puisqu’il y a un lien, une communication ente le corps et l’esprit. On part explorer à la fois ta digestion, les éléments que tu digères ou non et de faire une enquête au niveau nutritionnel pour faire en sorte d’apaiser la crise du côté émotionnel. Les messages qu’envoie le corps sont à prendre en compte et pour ça, il faut réussir à les décoder et à comprendre ce que ton toi intérieur essaie de te faire passer comme message. On part donc en exploration et je te dis que ça va être long, que ça va durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Je ne savais pas combien de temps ça allait durer dans la pratique et finalement ça a duré 6 mois. On a beaucoup enquêté l’une et l’autre, ensemble. On a avancé pas à pas, on a essayé de répondre au maximum à tes besoins. Est-ce que tu pourrais nous faire un retour sur cet accompagnement de plusieurs mois qu’on a fait toutes les deux ? Qu’est-ce que tu en retiens et comment est-ce que tu as vécu cet accompagnement ?
Cloé : Quand je t’ai contactée, je savais que mon système digestif, c’était un vrai chantier, on ne va pas se le cacher. J’ai toujours eu beaucoup de mal à prendre soin de moi, mais là, clairement, il était temps que je pense un peu à moi. Oui, tu m’as prévenue que ça allait être long, mais avec le recul, je trouve que c’est passé très très vite parce que tu as su m’accompagner parfaitement et de toute façon, j’étais totalement OK avec ça. Et surtout, j’étais déterminée à faire en sorte que les choses changent enfin pour réapprendre à mieux manger, à apprécier un repas, que ce soit seule au quotidien ou en famille. Au début, ce n’était pas évident parce qu’il faut apprendre à se connaître, trouver de nouvelles habitudes, connaître son corps, savoir ce qu’il tolère ou non et ça n’a pas été vraiment facile. Surtout, ça a engagé pas mal de frustrations parce qu’on arrête de manger avec ses habitudes à soi. Mais malgré ça, malgré la frustration, tu as su être présente au travers d’appels et de messages. On a beaucoup échangé et l’accompagnement a été vraiment à 100% efficace. Je trouve que ton suivi a été une véritable plus-value, ta disponibilité aussi. Je ne me suis sentie lâchée dans la nature à aucun moment. J’ai senti qu’il y avait un vrai accompagnement derrière ta démarche. Aujourd’hui, je retiens que pour moi l’alimentation a un véritable impact sur mon énergie au quotidien, mon mental, ma motivation et mes envies, parce que forcément s’il n’y a pas d’énergie, le mental ne suit pas. Je suis beaucoup plus dynamique et motivée par mes projets, avant ça pouvait ne pas être le cas. En mangeant mieux et adapté à mes tolérances, je me sens mieux dans ma tête et les projets que je mène au quotidien ont une répercussion plus positive. C’est vraiment un tout et en étant mieux dans mon assiette, je suis mieux dans ma tête. C’est un plus à tous les niveaux.
L’accompagnement holistique pour être bien dans son assiette et bien dans sa tête
Laura : Est-ce que tu dirais aujourd’hui que ton rapport à l’alimentation a changé ? Et si oui, qu’est-ce qui a changé ? Est-ce que tu te sens toujours frustrée ou est-ce que ces nouvelles habitudes ont changé ton rapport à ton alimentation ?
Cloé : Oui totalement, mon alimentation a changé, parce qu’aujourd’hui je sais ce que je peux manger, ce que mon corps va tolérer ou non, va digérer ou pas. De la frustration, non parce que si j’ai envie de manger un truc que je sais que mon corps ne va pas normalement assimiler, je sais qu’il y aura des répercussions, mais comme je suis prévenue et que je sais, je l’accepte beaucoup mieux et du coup, ça passe tout seul.
Laura : Pendant ces semaines, ces mois, on a échangé quasiment chaque semaine en visio. Il nous est arrivé de nous écrire des messages quand tu avais des inquiétudes, des questions. Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens plus confiante et à l’aise à l’idée de poursuivre ton chemin toute seule une fois l’accompagnement terminé ?
Cloé : Je suis confiante parce que ce que j’ai beaucoup apprécié pendant nos échanges, ce sont toutes les explications qu’il y avait derrière. Tu ne m’as pas simplement dit tu ne manges plus de ça, de ça et de ça sans m’expliquer pourquoi. C’est ce qui fait que je comprends aujourd’hui pourquoi mon corps ne tolère pas ou tolère moins certains aliments. Le suivi s’est déroulé sur plusieurs mois avec différents cas de figure auxquels j’ai été confrontée au quotidien et à chaque fois tu avais une solution quand ça n’allait pas. Tu arrivais, malgré qu’on ne vive pas ensemble, à comprendre pourquoi mon corps réagissait de cette façon, que ce soit parce que je mangeais tel ou tel ingrédient ou en fonction des périodes cycliques de la femme. Il faut dire que ça a quand même aussi des répercussions. Le suivi était très très approfondi et je sais que même si, dans plusieurs mois, j’ai un souci et qu’il y a un truc que je ne comprends pas, je sais que je pourrais compter sur toi et c’est un véritable atout.
L’accompagnement holistique en une phrase ?
Laura : Tu parles de restrictions, je tiens à préciser que ces restrictions ne sont que temporaires, pendant le travail d’enquête. Les frustrations sont là au départ, mais on sait que ça va être temporaire parce que c’est vraiment par paliers. Il y a plusieurs phases dans le programme et on va retirer tout ce qui est aliments inflammatoires pour ensuite les réintégrer par petites doses pour voir jusqu’où se place la tolérance. C’est grâce à cette technique qu’on a pu identifier et faire sur-mesure tout ton tableau de tolérances et d’intolérances. C’est pour ça que dans l’idée, il n’y a pas vraiment de restrictions, mais il faut plutôt apprendre à reconnaître son fonctionnement, à comprendre son corps, à apprendre aussi ses zones de tolérance et savoir si on est prêt ou non à franchir la limite, le seuil qu’on connaît soi-même, jusqu’à avoir sa boîte à outil en période de crise. Je pense que c’est ça la clé pour se sentir à l’aise et en confiance. On a construit ensemble ta boîte à outils pour que tu aies un mode d’action, une réponse à la crise inflammatoire ou digestive dans ton cas. Si tu devais résumer le programme qu’on a fait ensemble en une phrase, ça serait quoi ?
Cloé : Du point de vue alimentation, je ne me connaissais pas du tout, je ne maîtrisais rien. J’en subissais les conséquences et tu m’as permis de faire connaissance avec moi-même, tout simplement.
Laura : J’ai adoré cette phrase et c’est tellement puissant de se dire qu’en faisant une enquête alimentaire on apprend à comprendre son corps, sa digestion et les messages qu’il y a derrière. C’est vraiment tout l’enjeu de ce coaching nutrition holistique : apprendre à nourrir son corps et son âme. On a aussi beaucoup travaillé sur l’alimentation émotionnelle. On a vu qu’avec toi, il y avait un gros morceau d’alimentation émotionnelle et réconfort, notamment pendant la période du cycle menstruel. Avec le recul, selon toi, est-ce que c’est important de prendre soin de soi à la fois dans l’assiette et dans la tête ? Est-ce qu’aujourd’hui tu dirais que tu connais mieux ton corps et ton toi profond ? Et est-ce que tu te connais mieux d’un point de vue émotionnel ?
Cloé : Complètement. J’ai vraiment pris conscience qu’on ne mange pas que par plaisir, mais aussi en fonction de ce que son corps tolère et ça a un véritable impact sur le mental et sur plusieurs jours. Je sais que pendant le cycle féminin, mon corps va être plus sensible et que si je veux que tout se passe confortablement je dois faire attention à ce que je mange. Pendant cette période, j’ai besoin de réconfort et à ce moment-là je ne me prive pas, mais si je veux que ça se passe bien, je limite et je fais en sorte que ça se passe au mieux.
Laura : Merci beaucoup pour ton retour d’expérience, ça a été un réel plaisir de t’accompagner sur ce chemin d’enquête. J’ai beaucoup appris, moi aussi, pour ma pratique professionnelle. On a enquêté et on a vu quels étaient les changements, les habitudes dans ton quotidien et tu as aujourd’hui retrouvé plaisir à manger sereinement. Quel est ton bilan au niveau de ta digestion, au niveau de tes douleurs et au niveau de ton corps ? Est-ce que tu as réussi à répondre à l’appel de ton corps qui t’a envoyé ces douleurs et ces ballonnements ? Comment ça se passe après cet accompagnement d’un point de vue corporel ?
Cloé : Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux, plus à l’aise et beaucoup plus confiante aussi. Je ne dis pas que mon alimentation est devenue stricte, j’ai encore du mal à passer outre certains ingrédients que j’ai toujours mangé, des aliments qui me font plaisir. Par moment, je coupe complètement et je refais le processus qu’on a vu ensemble pour remettre un peu mon système à zéro, quand je sens que ça ne va pas et que mon corps me le fait comprendre. J’ai pris conscience de plein de choses et c’est un vrai plaisir au quotidien de ne plus avoir de sensations désagréables au niveau de la digestion parce que je me rends compte que ça avait beaucoup d’impact et aujourd’hui, je revis.
Laura : Aujourd’hui, tu es sortie du burn-out, tu as ton projet de reconversion qui est bien avancé, tu es à ton compte et tu as tes premiers clients et tes premières commandes en tant que traiteur. On sait toutes les deux que nous sommes les capitaines de notre navire et que si ça ne va pas du côté perso et de la santé, notre entreprise va en pâtir. Prendre soin de soi et de son alimentation c’est mettre toutes les chances de son côté pour que nos entreprises avancent et se développent. Je pense à toutes les personnes qui se sentent perdues, en crise, en burn-out et qui sentent le besoin, l’envie de se reconvertir. Est-ce que tu penses que notre coaching en nutrition holistique a été un soutien pour toi dans le lancement de ton entreprise puisque ces 6 mois de coaching ont été le début du lancement de ton entreprise ?
Cloé : En apprenant à me connaître, grâce à ton coaching, ça m’a permis de me recentrer sur moi et comme tu l’as dit on est le pilier de nos entreprises. Que ce soit pour l’alimentation, mais d’un point de vue personnel et professionnel, ce fut un travail complet qui aura permis de savoir où je vais dans ma vie. J’ai aussi appris ce que je veux et ne veux plus au niveau professionnel. En fait, j’ai appris à m’écouter, à me lancer et à oser.
Quel changement pour Cloé sur sa vision de la pâtisserie ?
Laura : On a fait un volet sur la gestion du stress, sur la fatigue, le sommeil, on fait un travail de respiration pour prendre soin de toi dans ton assiette, mais aussi dans ta tête. Je suis curieuse de savoir si le travail qu’on a fait ensemble à changé ta façon de voir la pâtisserie puisque tu es traiteur pâtissière ? J’ai le CAP pâtisserie et on sait toutes les deux que la pâtisserie, c’est très sucré, très gras et plein de gluten. La pâtisserie française c’est un peu une somme d’aliments inflammatoires, est-ce que ton regard là-dessus à changé ? Est-ce que tu as adapté ton offre ?
Cloé : Avant même notre suivi, je savais que j’étais intolérante au lactose, mais avec notre suivi, j’ai appris que je devenais tolérante à l’amande, un ingrédient omniprésent en pâtisserie, que j’utilise quotidiennement. Je propose essentiellement de la pâtisserie traditionnelle, mais à terme, j’aimerai proposer de plus en plu de produits sans lactose. L’idéal serait de m’orienter carrément vers le végan. Ce n’est vraiment pas une pâtisserie facile à mettre en place parce que ça demande une technique toute autre, d’autres connaissances et de nouveaux ingrédients. Difficile à mettre en place en même temps que le lancement de la société. Un jour j’aimerai vraiment pouvoir le proposer, mais pour le moment ce n’est pas encore le cas.
Laura : Je te comprends, c’est beaucoup de travail. C’est ce que je fais au quotidien, je développe des recettes sans gluten, sans produits laitiers, avec des aliments anti inflammatoires et tout ça c’est un travail à temps complet. C’est vraiment un objectif pour moi à terme, former à la fois les particuliers et pourquoi pas les professionnels. Je suis sûre que beaucoup de professionnels voudront développer ce savoir-faire de la pâtisserie saine et anti inflammatoire et sans gluten parce qu’il y a des besoins puisqu’il y a beaucoup d’intolérances et d’allergies qui se développent. Sensibiliser les professionnels et les particuliers est un enjeu de santé et je pense qu’on y viendra de plus en plus.
Merci beaucoup Cloé pour cet échange, pour ce partage auprès des personnes qui nous écoutent. Avec toi j’ai beaucoup appris, est-ce que j’aurai oublié quelque chose que tu aurais envie de partager ?
Cloé, bien dans ses baskets ?
Cloé : Je voulais te dire un grand merci parce que je pense que si je n’avais pas croisé ta route, je serais encore aujourd’hui en quête d’un manger mieux pour aller mieux. Nos échanges ont été très riches et je te remercie grandement pour ça. Riches d’apprentissage et d’évolution. J’ai beaucoup appris à tes côtés et je te remercie très sincèrement. Grâce à toi j’arrive à me sentir mieux dans mes baskets.
Laura : Objectif atteint et je suis vraiment fière de ça. Merci infiniment pour ce partage sincère qui peut inspirer pas mal de personnes à garder espoir. Apprendre sur soi, c’est un investissement en soi et on le voit par les résultats, tu as fait le bon choix. Comment les personnes qui nous écoutent, qui sont dans le nord de la France (puisque tu es à la frontière belge) peuvent te contacter pour passer une commande gourmande ?
Cloé : On peut découvrir mes produits sur mes réseaux sociaux, facebook, Instagram ou même Linkedin sous le nom de Cloé Blaise Pâtisserie. Pour passer commande c’est très simple, les échanges se font par email ou téléphone et on discute ensemble de l’évènement gourmand à réaliser.
Laura : Merci encore à toi Cloé et je te dis à bientôt et au plaisir de suivre tes aventures.
Cloé : Merci à toi Laura.
👉🏼 Ce que vous allez trouver dans cet épisode :
– (3’50) Présentation de Cloé Blaise, du burn-out à pâtissière traiteur indépendante
– (8’20) Quand le corps et la digestion ont des messages à faire passer
– (11’) Le rapport à l’alimentation de Cloé Blaise avant et après mon accompagnement holistique
– (16’) Retour d’expérience du coaching nutrition holistique
– (19’) Un suivi pour apprendre sur soi, enquêter sur ses intolérances et comprendre son fonctionnement
– (21’45) En une phrase, comment résumer cet accompagnement holistique ?
– (22’45) Un coaching pour se sentir bien à la fois dans son assiette et dans sa tête
-(24’) Et finalement, pour se sentir bien dans ses baskets ?
-(25’45) Investir en soi pour aller mieux et mener à bien ses projets
-(27’) On discute pâtisserie française et alimentation anti inflammatoire
***********
Si vous voulez soutenir le podcast, rien de plus facile : commentez-le, partagez-le et mettez-lui plein d’étoiles.
Pour retrouver Cloé, rendez-vous sur son compte Instagram @cloe_blaise_patisserie ou contactez-là à contact@cloe-blaise.fr
Un sincère merci,
Laura
***********
Musique : Ilya Marfin


0 commentaires