C’est le 22ème épisode du podcast Mange, VIE, Aime. Il est le deuxième de la mini série de 3 épisodes qui s’intéressent au rapport que nous avons avec notre assiette, avec ce que nous mangeons. Et dans cet épisode, il sera question de charge mentale en cuisine. Il nous arrive à tous de ne pas trouver le temps pour cuisiner, de ne pas savoir quoi manger. Le simple fait de réfléchir à ses repas, de trouver une idée de menu, peut être fatigant. Et quand on est fatigué, on fait au plus simple, on commande, on grignote, bref on mange un peu n’importe comment. De temps en temps, ce n’est pas grave, mais si c’est régulier, ça devient problématique. Si tu te reconnais là-dedans, cet épisode est pour toi. Je vais t’expliquer ce qui coince vraiment, et si tu penses que tu n’as pas le temps de cuisiner, tu vas comprendre que le temps n’est pas le vrai problème et pourquoi ton quotidien t’empêche de mieux manger.
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Transcription de l’épisode Charge mentale en cuisine : pourquoi ton quotidien t’empêche de manger mieux
C’est 18h30, l’heure de préparer à manger, et tu as la flemme.
Dans ces moments, souvent, on pense que c’est un problème de motivation, ou qu’on manque d’inspiration en cuisine.
Mais en réalité, ce n’est pas ça.
Ce que j’ai observé, chez moi comme chez les personnes que j’accompagne, c’est que le vrai problème, ce n’est pas le manque de temps. C’est la charge mentale.
C’est le fait d’avoir déjà mille choses en tête, de devoir penser à tout en permanence, et de ne plus avoir d’espace disponible pour réfléchir à quelque chose d’aussi simple, en apparence, que “quoi manger ce soir”.
Et dans ces moments-là, ton cerveau cherche la solution la plus simple, pour économiser de l’énergie.
Donc il va naturellement vers ce qui demande le moins d’effort : quelque chose de rapide, de connu, d’automatique.
Et c’est là que tu te retrouves à grignoter, à commander, à prendre un plat tout prêt.
Pas parce que tu manques de temps, mais parce que tu es saturée.
Et quand on est dans cet état de saturation, il y a aussi quelque chose d’autre qui disparaît :
la créativité.
C’est quelque chose que j’ai beaucoup observé, et que je vois aussi chez les personnes que j’accompagne.
De nos jours on est exposé à énormément d’informations. Ce n’est pas que du manque d’idée, c’est qu’il y a trop de choix et de propositions.
Rien que sur la thématique de l’alimentation on voit des recettes partout, des conseils, des injonctions alimentaires et beaucoup de contradictions. Je ne parle même pas de toutes les autres informations que notre cerveau doit traiter chaque jour, avec les actualités en continu, le contenu que tu suis ou que tu consommes. Quelle que soit ta situation, tu n’y échappes pas, et tout ceci participe à te surcharger mentalement, d’autant plus si tu as des responsabilités, et des pensées en boucle qui s’ajoutent à ce bruit ambiant.
Et à force, toutes ces informations ne nous aident plus, elles nous embrouillent.
Du coté de l’assiette aussi on finit par ne plus savoir ce qui nous ferait vraiment envie.
Ça me fait penser à une image toute simple : quand un enfant est exposé en permanence aux écrans, on le voit, avec le temps il devient plus passif, moins imaginatif.
Et bien avec la cuisine, c’est un peu pareil. À force d’être nourrie en continu par l’extérieur, on perd le lien avec l’intérieur. Et la solution, elle est assez contre-intuitive. Ce n’est pas d’en faire plus. Ce n’est pas de chercher encore plus d’idées de recettes. C’est de recréer de l’espace. Du vide. Du silence. Parce que c’est dans cet espace-là que tes vraies envies peuvent revenir.
Et ça, je l’ai vécu très concrètement ces dernières semaines. Avec la période de stress que je t’ai partagée dans l’épisode précédent, j’ai senti que mon espace mental diminuait. J’avais moins de clarté, moins d’énergie pour décider, moins d’envie de réfléchir.
J’avais passé plusieurs mois à la création de plus de 200 recettes de mon programme Nourrir le CALME, qui va sortir tout bientôt, et j’étais moi-même saturée par ma propre production ^^ Mes élèves ont plusieurs options, des choix de parcours, entre le parcours recettes très faciles, ou plus élaborées, avec ou sans viande, pour leur simplifier la vie au maximum, mais de mon côté, c’était assez complexe à créer et j’ai pu expérimenter le fait d’être face à un trop plein d’informations.
Et quand je me suis retrouvée en situation de surmenage et de stress, à ce moment, j’ai eu ce réflexe de vouloir revenir à des solutions “faciles” pour mes propres repas : des conserves, un peu plus de plats commandés ou pris à l’extérieur…le cliché du cordonnier le plus mal chaussé haha
Mais très vite, j’ai remarqué quelque chose. Le temps que je pensais gagner, je le perdais ailleurs. Dans mon énergie, ma digestion, mon sommeil. Mon corps suivait moins. Et mon stress s’accentuait.
Et à l’inverse, quand je suis revenue à quelque chose de très simple, pas parfait, pas élaboré, juste simple, naturel et adapté, tout est redevenu plus fluide. C’est d’ailleurs quelque chose que j’enseigne dans mon programme, de suivre son énergie du moment aussi côté cuisine, et ne pas forcément toujours suivre des recettes, mais apprendre à assembler des aliments, pour faire du très très simple, tout en étant sain et bon.
Parce qu’en réalité, cuisiner ne demande pas forcément beaucoup de temps. Cela dépend beaucoup de quelle cuisine on parle. Oui, faire et appliquer une recette, ça peut prendre du temps, selon sa complexité. Mais on peut aussi cuisiner très simplement. Et c’est parfois frustrant quand on est du côté cuisine, de voir qu’un plat qui a pris 15 minutes à préparer est tout aussi apprécié qu’un plat qui a nécessité 2h de cuisine – ça finit toujours par être mangé dans le même laps de temps. Bonne cuisine n’est vraiment pas associé à temps passé en cuisine.
Pour beaucoup, cuisiner maison au quotidien rime avec devoir trouver tout un tas de recettes. Comme ils n’ont pas l’énergie ni l’envie de chercher ces recettes, la solution de rapidité c’est de réchauffer des plats cuisinés ou de commander. Mais il y a une 3e option, celle où l’on cuisine simplement les aliments, et qui au contraire, demande moins de décisions, moins de complexité.
La cuisine du quotidien, ça ne doit pas demander de charge mentale. Ça doit être facile, être des habitudes. Et c’est ça le vrai sujet. Ce n’est pas “est-ce que tu as le temps de cuisiner”. C’est, est-ce que tu as assez d’espace mental pour pouvoir le faire ?
Cuisiner sain et maison quotidiennement, ce n’est pas si compliqué. Cela demande du temps sur le moment, si les choses n’ont pas été pensées et expérimentées en amont. Mais si ce travail de réflexion et d’organisation a déjà été fait, ce que l’on fait d’ailleurs dans mon accompagnement nourrir le CALME, alors dans le quotidien, les choses sont fluides, presque automatiques. Quand il n’y a plus de charge mentale en cuisine, on retrouve finalement plaisir à cuisiner et la créativité revient peu à peu.
Trois façons simple de réduire ta charge mentale en cuisine
Alors si tu veux commencer à changer ça, tu n’as pas besoin de tout révolutionner. Tu peux déjà commencer par trois choses simples. La première, c’est réduire le nombre de décisions que tu as à prendre. Avoir quelques repas “refuges”, des bases que tu connais, que tu aimes, et que tu peux refaire sans réfléchir. Des choses simples, qui te rassurent.
Pour ça, commence par arrêter de surconsommer le contenu, ou de tester toujours 1000 recettes, et constitue ton carnet de recettes, ou suit celles d’une personne de confiance, qui a conçu des recettes saines et qui font plaisir à manger – c’est d’ailleurs ma spécialité, car je suis formée en nutrition ET en pâtisserie, et je créé des recettes qui sont à la fois digestes, anti inflammatoires, équilibrée, et qui sont adaptables à tous les palets, les gouts, les régimes végétarien ou non, tout en étant trop bonnes et gourmandes, ce que mes élèves adorent d’ailleurs.
Je vois par exemple mon père chercher toujours ses recettes sur internet, et ne jamais suivre la même recette pour un même plat, et finalement, être parfois content, parfois déçu de la recette alors que s’il avait noté ou conservé la recette quand elle est validée, réussie, et qu’elle convient, il n’aurait plus à la chercher à chaque fois, et ça, ça rassure, ça soutien ! ça prend du temps sur le moment, mais ça en fait gagner beaucoup après ! C’est avoir sa base de données de plats refuges, de plats connus, de plats sans charge mentale, on suit la recette point.
La deuxième chose à faire, c’est simplifier.
Sortir de l’idée qu’il faut faire compliqué, varié, parfait. Revenir à quelque chose de plus brut, plus naturel, plus accessible. Pour ça, apprend à construire une assiette équilibrée, à comprendre les aliments et ce qu’ils apportent. Arrête de toujours suivre des recettes, mais cuisine simplement les aliments, dans les bonnes quantités. Prépare les aliments et assaisonne-les, au lieu de toujours chercher à manger tel ou tel plat, en suivant la recette à la lettre. Si c’est quelque chose qui t’intéresse, c’est ce que je transmets dans Nourrir le CALME, le programme qui t’aide à calmer ton quotidien, ton stress, tes inconforts, grâce à une alimentation apaisante, alignée à ta vie, ton niveau en cuisine, tes goûts, sans charge mentale, et sans régime alimentaire rigide. Si tu veux recevoir les informations pour l’ouverture prochaine de l’accompagnement, inscrits toi sur la liste d’attente en description.
Et la troisième chose à faire, c’est créer de l’espace dans ton quotidien. Un quotidien avec moins de bruit, moins d’informations, moins de pression, permet de laisser de la place à ce qui est vraiment juste pour toi.
Pour ça tu peux commencer à réduire ton temps d’écran, ton temps de réseaux sociaux, et remplacer par des activités simples, où tu fais des choses avec tes mains, où tu es connectée au moment présent. La cuisine peut-être une de ces activités. Parce que prendre le temps de cuisiner, ce n’est pas perdre du temps. C’est envoyer un signal de sécurité à ton corps.
Et si tu veux aller plus loin là-dedans, je t’ai préparé un pack de démarrage pour une cuisine simple, apaisante et anti-inflammatoire. Je te laisse le lien en description.
Voilà, si toi aussi ça t’arrive de traverser des périodes où tu te sens sous pression, où tu penses ne plus avoir le temps pour les choses qui comptent vraiment pour ton bien-être, comme cuisiner maison, tu as maintenant des clés pour comprendre les mécanismes qui se jouent dans cette situation. Rappelle toi que beaucoup de choses de notre environnement et de notre mode de vie participent à nous surcharger mentalement, et que c’est surtout ça le problème. Alors simplifie au maximum tes assiettes, prend le temps de t’organiser en amont, et allège les prises de décisions à devoir prendre le soir, quand il est temps de passer en cuisine. Si tu sais en avance quoi cuisiner, en ayant à disposition les ingrédients, ou la bonne recette, les choses seront beaucoup plus fluides pour toi, et tu retrouveras le goût de cuisiner, sans avoir la sensation de courir.
Et dans le prochain épisode, on va aller un cran plus loin.
Parce que même quand tu simplifies, même quand tu fais “bien”, il y a encore quelque chose qui peut bloquer.
Et ça, ça a beaucoup à voir avec ton rapport à toi-même.
*Les contenus, informations et accompagnements proposés sur ce site ont une finalité exclusivement informative, éducative et de bien-être. Ils ne constituent en aucun cas un acte médical, un diagnostic, un traitement ou une prescription médicale. Les informations communiquées ne sauraient se substituer à l’avis ou au suivi d’un professionnel de santé. Toute personne présentant une pathologie, suivant un traitement médical ou ayant des besoins spécifiques est invitée à consulter un professionnel de santé avant toute mise en œuvre des conseils proposés. Madame Shiitake n’est pas médecin.


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