[21] Alimentation et stress : pourquoi tes habitudes t’empêchent d’aller mieux ?

Bienvenue dans le 21ème épisode du podcast Mange, VIE, Aime. Un épisode un peu particulier, car il est le premier d’une mini série de 3 épisodes, tous en lien avec le rapport que nous entretenons avec la nourriture et la cuisine. Dans cet épisode, je vous parle du lien très étroit qui existe entre alimentation et stress (et émotions en général). Car nos émotions ont une influence importante sur ce que nous mangeons. Le stress notamment, nous pousse vers des aliments gras et sucrés. Des aliments qui apaisent et réconfortent. On va voir ensemble que ce n’est pas un manque de volonté, mais un besoin physiologique du corps pour faire redescendre la pression. Pour éviter que ce scénario se répète trop souvent, il faut habituer notre corps à fonctionner différemment. L’alimentation doit être un soutien, une source d’apaisement au quotidien qui permet d’éviter de tomber dans l’alimentation émotionnelle, plutôt qu’un refuge.

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Transcription de l’épisode Alimentation et stress : des habitudes qui empêchent d’aller mieux

Est-ce que tu te sens souvent stressée, tendue, avec la sensation de devoir courir partout et d’être complètement sous l’eau ?

Est-ce que ton corps te le fait sentir, avec de la fatigue, une digestion difficile, des envies de sucre, des ballonnements, des douleurs, alors que tu as l’impression de plutôt bien manger ?

Est-ce que tu as parfois ce réflexe de manger pour te calmer, comme un refuge, même si ça ne dure pas vraiment ?

Si tu te reconnais là-dedans, cet épisode est pour toi.

Bienvenue dans le podcast Mange VIE Aime, le podcast pour les personnes qui se sentent freinées par leur corps, leur fatigue et leur stress et qui veulent se sentir mieux, alignées et apaisées.

Aujourd’hui, on va parler de ces journées où le stress prend de plus en plus de place, où il impacte tes émotions, ton rapport à l’alimentation, et où, sans t’en rendre compte, tu finis par nourrir ton stress au lieu de nourrir ton calme. Alors que, au départ, tu voulais juste bien faire.

Dans cet épisode, je vais t’expliquer pourquoi certaines de nos habitudes font que ça ne marche pas vraiment, et surtout te partager 3 pistes simples pour que ton alimentation devienne un soutien, au lieu d’être un poids en plus.

Le stress, l’ennemi n°1 d’un corps apaisé

Aujourd’hui c’est un épisode un peu particulier parce que c’est la reprise du podcast, après une période de pause. Ça fait plusieurs mois que je travaille en coulisses, en accompagnant des personnes, en affinant ma méthode C.A.L.M.E, du programme qui sortira tout bientôt : Nourrir le CALME™.

Dans cet épisode je vais te partager un peu mon quotidien des dernières semaines, et comment ça a pu impacter mon rapport à l’alimentation, car je pense que ça peut t’apporter des prises de conscience, comme j’ai pu en avoir ces derniers temps.

En ce moment je traverse une période à la fois enrichissante mais quand même stressante. Je reçois régulièrement vos emails, vous m’avez partagé vos retours, vos histoires, vos besoins ; vous avez répondu à mon sondage de co-création du programme, et je sens qu’il y a des attentes. Alors forcément je veux créer quelque chose qui vous aide et vous soutienne vraiment. Et je me mets un peu la pression.

En parallèle de tout ça, j’ai traversé une période sur le plan personnel assez challengeante également. Du stress, de la charge mentale, beaucoup de choses à gérer en même temps.

Alors avec cette pression que je peux me mettre à la fois côté perso et côté pro, à un moment j’ai senti que je glissais dans mes anciens réflexes, notamment celui de manger mes émotions.

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que par le passé mon quotidien était très impacté par mes troubles inflammatoires, avec l’endométriose et ma maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Depuis que j’ai fait ma transition alimentaire vers une alimentation équilibrée, alignée à mes besoins, mon corps s’est apaisé et je me sens aujourd’hui bien mieux au quotidien. Mais mon point de vigilance, l’épée de Damoclès qui plane au dessus de ma tête, ça reste mon stress. Car c’est quand le stress s’intensifie que beaucoup de choses se jouent ou se dérèglent.  Le stress, c’est un des ennemis d’un quotidien et d’un corps apaisé. On a beau avoir la meilleure hygiène de vie possible, bien manger, bien dormir, bouger, si le stress prend trop d’espace, ça peut réduire à néant tout ce que l’on met en place pour notre bien-être.

Je sais que tu vois très bien de quel genre de période je parle. Tu sais celles quand comme moi tu travailles ou penses un peu trop, quand le sommeil devient plus fragile, que tu bouges moins, parce que tout semble plus urgent que prendre soin de toi, et où tout devient plus compliqué, moins fluide.

Ces périodes où on court partout, où on commence à dire qu’on n’a pas le temps, où on réduit nos routines bien-être, où on s’éloigne petit à petit de nos repères, et où on se retrouve à manger pour se calmer, surtout en fin de journée. L’alimentation commence à partir en cacahuète, et on est pris la main dans le sachet (de cacahuète justement).

Et là, on tombe peu à peu dans ce cercle vicieux, où on stresse, puis on stresse de stresser, et enfin notre corps s’emballe et se dérègle.

Et c’est là que ça devient difficile, parce que le stress est un vrai facteur d’inflammation, et il peut venir impacter ton énergie, ton corps, tes ressentis.

Ces dernières semaines, j’ai vraiment pris le temps d’observer tout ça, d’analyser finement mes réactions, mes comportements alimentaires en période de stress. La bonne nouvelle, c’est  qu’avant en temps de stress intense, je rentrais généralement dans une période de crise ou de poussée inflammatoire. Mais pas cette fois, car j’ai fait différemment.

J’ai mis en pratique ce que j’ai appris dans ma formation de conseillère en nutrition auprès du CERDEN, et ce que j’ai expérimenté avec les personnes que j’accompagne. Et j’ai identifié des choses importantes.

Des choses qui peuvent t’aider à comprendre pourquoi, malgré tous les efforts que tu mets dans ton assiette, tu ne te sens toujours pas mieux.

Et si ton alimentation ne servait pas seulement à te faire plaisir, mais participait aussi, parfois, à nourrir ton stress ?

Surtout en fin de journée…tu sais, ces moments où tu te dis : “c’est bon, je l’ai bien mérité”
ou après une journée un peu difficile.

Alimentation et stress : quand manger devient un soutien

Pendant longtemps, moi aussi j’ai fonctionné comme ça.

Quand j’étais stressée, surchargée, fatiguée, mon premier réflexe, c’était de manger.

Pas forcément n’importe quoi, mais manger pour apaiser ce que je ressentais, ou juste pour penser à autre chose.

Et cette fois, je me suis observée et j’ai consciemment cherché à répondre à mon stress et à mes émotions, autrement qu’en me tournant vers l’alimentation réconfort même si j’en avais vraiment envie. J’ai rempli mon assiette avec conscience, et en choisissant les aliments qui, je savais, allaient m’aider à traverser cette période de stress, et même m’aider à me sentir mieux, et apaisée, à la fois dans mon corps et dans ma tête.

Et ça a tout changé. J’ai senti que mon alimentation n’était plus un refuge, mais un vrai soutien.

Et il faut bien comprendre quelque chose d’essentiel :

Ce n’est pas une question de volonté. Ce n’est pas que tu manques de discipline.

Ce que tu mets dans ton assiette peut soit nourrir ton stress, soit nourrir ton calme.

Parce qu’en réalité, quand tu es stressée, ton corps est en état d’alerte.
Ton système nerveux et ton corps se mettent en mode survie. La réaction, c’est soit de se figer, de combattre ou de fuir. Quand on parle d’alimentation émotionnelle, c’est une forme de fuite dans la nourriture. Une réaction assez banale, et courante, où au lieu de manger pour combler un besoin physiologique, on mange pour apaiser une émotion. Le problème, c’est quand ça devient récurrent, et que l’on commence à grignoter un peu n’importe quand dans la journée, et que ça finit par perturber notre métabolisme et fatiguer notre organisme. L’alimentation peut tout à fait contribuer à nous apaiser émotionnellement, et il y a même beaucoup de choses à faire pour activer notre sensation de sérénité interne grâce à l’alimentation du système nerveux, mais ça peut se faire en conscience, en faisant des choix justes, qui nous font à la fois plaisir, et du bien.

Quand le corps est dans cet état-là : en mode survie, la priorité de ton organisme n’est plus d’assurer toutes les fonctions de base comme la digestion. Il est focalisé sur l’urgence et comment réagir à cette urgence. Par exemple, lorsque tu prends tes jambes à ton cou pour échapper à un lion qui a décidé de te dévorer, digérer ton 4 heures n’est plus la priorité de ton organisme. La priorité, c’est ta mobilité, ton cœur, tes muscles, tes poumons, bref ta survie. C’est un peu comme ça que ça fonctionne en période de stress, ton corps se focalise sur l’essentiel, sur ce qui est immédiatement vital. C’est pour ça que ta digestion peut devenir plus difficile, que ton énergie chute, et que ces envies de sucre apparaissent en période de stress.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  [17] Comment se libérer des douleurs inflammatoires ? Mon voyage de la douleur à la douceur

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est une réponse de ton corps. C’est aussi un besoin de ton système nerveux, qui réclame certains nutriments et une certaine glycémie pour activer les neurotransmetteurs qui participent à ton apaisement et ta sérénité.

Et c’est pour ça que manger pour te calmer…ça peut fonctionner sur le moment.

Mais ça ne vient pas vraiment apaiser ce qui se passe en profondeur.

Par exemple, en période de stress, je sais que j’ai une mauvaise habitude : c’est de me tourner vers une alimentation assez grasse et sucrée. Typiquement, mon aliment doudou, c’est la brioche. Le beurre, le sucre, c’est ma gourmandise, et mon alternative à la brioche, c’est tout simplement la crêpe beurre sucre – rire. Si tu es aussi gourmande ou gourmand que moi, ça doit te parler. Le problème, ce n’est pas de se faire un petit plaisir, au contraire, j’encourage de savoir se faire plaisir aussi du côté de l’assiette, pour ne pas tomber dans un extrémisme du manger sainement, qui peut générer une forme de stress.

Non, le problème, c’est quand on rentre dans le cercle vicieux de l’alimentation émotionnelle, et qu’un écart en appelle un autre, et encore un autre, et que finalement la majorité de notre alimentation devient beaucoup trop riche, sature notre organisme et notre digestion. On a l’impression de se nourrir, alors qu’en réalité on se remplit. Oui sur le moment ça nous fait plaisir, mais c’est vide sur le plan micronutritionnel, et ça, ça ne va pas nous soutenir au quotidien, pour notre bien-être. Le sucre appelle le sucre, tout comme les pensées négatives appellent les émotions négatives. Et bien sache que pour sortir du cercle vicieux, il suffit de faire un pas de côté, et de rentrer dans le cercle vertueux. Tu penses que tu vas sortir du stress en mangeant réconfortant ; alors que c’est en mangeant sainement et adapté, que cela va t’aider à sortir du stress. Ce n’est plus l’assiette qui réconforte, c’est l’assiette qui soutient.

Alimentation et stress : 3 habitudes simples à mettre en place

Si tu veux commencer à apaiser ton corps, tu n’as pas besoin de tout changer.

Tu peux déjà faire trois choses simples.

La première, c’est ralentir, ne serait-ce qu’un moment dans ta journée.
Ce sont des moments où tu vas nourrir ta vie, où tu ne vas pas juste manger pour te faire plaisir, mais te faire plaisir autrement qu’en mangeant – ça va participer à réduire le stress –si tu penses ne pas avoir de temps pour toi, c’est que tu as besoin de temps pour toi, et il faut en faire une priorité. La cuisine peut être un de ces moments, ou la méditation, la lecture, des moments où tu fais des choses de tes mains, tu es pleinement connectée au moment présent, où tu fais les choses plus lentement, plutôt qu’en mode accéléré. Je te donne un exemple, j’avais l’habitude de toujours manger tout en faisant autre chose, en regardant la télé, en travaillant, car je pensais que manger était un temps mort, qui me faisait perdre du temps. Le jour où j’en ai fait un moment pour moi, de pause, où j’ai pris le temps de mastiquer, de prendre conscience de chaque bouchée, l’effet a été assez important, à la fois sur ma sensation de sérénité ET sur ma digestion. Je t’invite à tester ça.

La deuxième chose, c’est de revenir à des repas simples, rassurants et surtout faits MAISON.
Quand ton corps est stressé, il a besoin de choses faciles à digérer, de simple, de naturel, mais encore plus de repères. Et aujourd’hui, avec beaucoup de produits industriels ou ultra transformés, on perd complètement ces repères. On mange des choses qui ne ressemblent plus vraiment à ce qu’elles sont.
Des aliments transformés, mélangés, modifiés, parfois au point de ne même plus savoir exactement ce qu’on est en train de manger. C’est ce qu’on appelle le craking alimentaire. Le fait de passer d’un aliment brut, naturel, comme par exemple le crabe, à un produit transformé qui n’a plus rien à voir avec ce produit de base, comme par exemple le bâtonnet de surimi, enrichi en sucre, en colorants, et autres ingrédients qui sont plus utiles à l’industriel qu’à ton système digestif.

Et ça, ça peut paraître anodin, mais en réalité, ça crée une forme de flou.

Un flou dans le corps, mais aussi un flou plus global.

Parce que manger, ce n’est pas juste avaler des nutriments.

C’est aussi un lien. Un lien au vivant. Un lien à quelque chose de concret, de reconnaissable.

Et quand ce lien disparaît, il y a quelque chose qui se désorganise.

On perd en lisibilité. On perd en repères.

Les études scientifiques se multiplient et mettent en lumière le lien entre stress, anxiété, et l’alimentation ultra transformée. A l’inverse, une alimentation saine, méditerranéenne, naturelle, soutient le microbiote intestinal, et ça participe à notre équilibre en général.

Et il y a justement quelque chose d’intéressant du côté de la sociologie.

C’est l’approche du sociologue Claude Fischler, spécialiste de l’alimentation humaine, qui explique que manger, ce n’est pas juste nourrir son corps, c’est aussi construire son identité.
Et que plus on perd le lien avec ce qu’on mange, plus on peut aussi perdre en repères, en clarté, et même en stabilité intérieure. Si ça t’intéresse je te laisse chercher pour en savoir plus sur le principe d’incorporation, c’est très intéressant.

Alors bien sûr, ce n’est pas aussi radical que ça au quotidien. Mais ça donne une direction.

Plus ton alimentation est floue, transformée, éloignée du réel, plus ça peut nourrir une forme de confusion intérieure et donc nourrir ton stress.

A l’inverse, revenir à des aliments simples, reconnaissables, ça recrée du lien.

Tu vois ce que tu manges. Tu comprends ce que tu mets dans ton corps.
Tu te reconnectes à quelque chose de plus concret. Et ça, c’est apaisant.

Parce que dans un quotidien déjà chargé, déjà rapide, déjà flou, ton assiette peut devenir un endroit où tu simplifies. Pas un endroit où tu rajoutes de la complexité. Pas un endroit où tu te perds encore plus. Mais un endroit où tu te retrouves.

Donc si tu veux commencer à nourrir le calme, et ta sérénité, reprends la main sur ton alimentation, et cuisine tes plats maisons, même simplement, ça peut déjà faire une grosse différence.

Parce que si tu continues à surcharge ton corps, avec du grignotage, de la malbouffe en période de stress, tu ajoutes du stress au stress. Si c’est ultra transformé, c’est flou pour ton corps, ce n’est pas naturel, et ça, c’est stressant. On a des vies déjà stressantes, pas besoin d’en rajouter dans l’assiette.

Enfin la troisième et dernière chose c’est arrêter de vouloir contrôler ton alimentation. Arrête de te concentrer uniquement sur les aliments à retirer et commence à te renseigner sur quoi ajouter à tes assiettes.
Ajouter ce qui te fait du bien, ce qui soutient ton corps, plutôt que d’essayer de tout maîtriser. Pour ça, tu dois mettre du nutritif, du vivant dans tes assiettes, et ça, je t’en parle dans mon pack de 7 jours pour débuter la cuisine anti inflammatoire, qui n’est pas une cuisine « sans », comme beaucoup le pensent (sans gluten, sans produit laitiers ou autre), mais une cuisine « avec », avec des vitamines, des micronutriments, qui vont te soutenir au quotidien, et t’aider à soulager ton stress et tes inconforts.

Ce sont des petits changements, mais ils peuvent vraiment changer la façon dont ton corps réagit.

Dis moi en commentaire laquelle de ces choses tu as envie de tester. Prends le temps de bien observer ton rapport à ton alimentation, et essaye d’identifier si aujourd’hui tu as une alimentation qui te soutient, ou au contraire qui te surcharge.

Dans le prochain épisode, on ira voir pourquoi même quand tu sais quoi manger… tu n’y arrives pas.

En attendant, s’il y a une chose à retenir de cet épisode, c’est que ce que tu mets dans ton assiette influence ton bien-être, et j’espère t’avoir aidé à le comprendre et à prendre conscience.

A la prochaine ;).

*Les contenus, informations et accompagnements proposés sur ce site ont une finalité exclusivement informative, éducative et de bien-être. Ils ne constituent en aucun cas un acte médical, un diagnostic, un traitement ou une prescription médicale. Les informations communiquées ne sauraient se substituer à l’avis ou au suivi d’un professionnel de santé. Toute personne présentant une pathologie, suivant un traitement médical ou ayant des besoins spécifiques est invitée à consulter un professionnel de santé avant toute mise en œuvre des conseils proposés. Madame Shiitake n’est pas médecin.

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